samedi 16 juin 2018

SOYONS DANS LA CONFIANCE !

 
ONZIÈME DIMANCHE DU 

TEMPS ORDINAIRE // ANNÉE B
(Mc 4, 26-34)
En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait :« Il en est du règne de Dieu... 
Règne, Royaume de Dieu, ces expressions sont reprises cinquante cinq fois dans les quatre Évangiles, Luc, à lui seul en parle trente trois fois, Marc quinze fois, Matthieu cinq fois, Jean deux fois ! De quoi s'agit-il ?
 La venue du Règne de Dieu est le contenu même de l’Évangile. C’est ce qu’annonce Jésus lors de ses pérégrinations galiléennes Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. " Lc 4, 43) ; c’est encore l’essentiel de la mission qu’il confie à ses premiers disciples : « Et en toute ville où vous entrez et où l'on vous accueille, mangez ce qu'on vous sert ; guérissez les malades et dites aux gens : "Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. " » Lc 10, 8-9).
 
Comme moi vous faites la distinction entre royaume et règne. Le royaume c’est l’espace où le roi règne, où le roi exerce son pouvoir. Le règne, c’est l’ensemble des activités du roi au sein de son royaume.

Ainsi, lorsque Jésus annonce la venue du Royaume de Dieu, il annonce que Dieu étend son activité sur tous ceux que le Christ rejoint. Mais ce n’est pas très facile d’expliciter en quoi consiste le règne de Dieu. Car à vrai dire, il a une dimension présente mais aussi une dimension à venir.

En effet, pour expliciter sa mission,Jésus envoie dire à Jean Baptiste : "Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu:les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » Mc 7,22

Voilà ce qui se passe lorsque le Règne de Dieu s'exerce. Seulement, nous le savons, il existe encore des aveugles, des lépreux et des sourds. Autrement dit, la domination totale de Dieu sur notre monde est encore à venir , même si elle a déjà commencé par la prédication de Jésus qui nous a promis que le Royaume de Dieu venait en Sa personne. E fait le Royaume de Dieu sera total à la fin des temps . Mais ne nous trompons pas, ce n'est pas parce que tout n'est pas réalisé aujourd'hui, que rien ne s'est fait, bien au contraire. »La deuxième demande du Notre Père ne vise pas que l'accomplissement eschatologique futur du Règne. Elle concerne la réalisation progressive du Règne déjà présent dans notre histoire. »

Trois questions principales se posent lorsque l'on demande à Dieu que Son Règne arrive.

La première concerne ma liberté.

Si Dieu règne sur moi, est - ce que je serai encore libre ? Ne serai-je pas oppressé de Son omniprésence? Souvent la peur prend le dessus, car nous nous trompons de « liberté ». Devenir libre est le travail de tout une vie, devenir libre, c'est apprendre à choisir le bien, c'est se débarrasser de tout ce qui nous entrave pour aimer .Saint Augustin ne disait-il pas : "Aime, et fais ce que tu veux » mais encore faut-t-il ne pas se tromper d'amour !
Les deux autres questions portent d'une part sur le Règne à venir de Dieu :

Est-ce que je le souhaite vraiment ? Est-ce que je le souhaite pour de bonnes raisons?Est-ce que je m'engage pour répandre la  Bonne Nouvelle  de l'Évangile qui, seule peut transformer les cœurs ?

Et, d'autre part , sur le Règne pas encore présent :

Quand on voit les drames de notre époque on peut se demander si Dieu règne vraiment, ne fut-ce qu'un peu ? Ne nous a-t-Il pas abandonnés ? Et lorsque l'on voit l'état de l'Église en France , il y en a qui se sont peut-être demandé s'il y avait, là-haut, quelqu'un à la barre ?
Pourtant, soyons en certains , Dieu est présent, mais c'est l'homme qui déserte le bon
combat, qui se trompe de combat, s'il combat vraiment ! C'est sa liberté qui est malade, enchaînée ...Dieu ne nous abandonne pas, c'est l'homme qui se détourne ! Que nous dit Saint Paul ? « Le Royaume de Dieu n'est pas manger et boire, mais Justice et paix, et joie dans l'Esprit Saint. Romains 14,17. »

Posons-nous les bonnes questions et répondons loyalement: Est-ce que je me bats pour faire advenir plus de justice ? Est-ce que je travaille pour la paix, dans ma famille, mon environnement, le monde ? La vraie paix, celle qui habite le cœur, se communique aux proches, et, peu à peu, lentement, mais sûrement, s'étend au monde ?
Est-ce que je cultive la joie? La vraie joie, pas la dissipation , l'extravagance, le rire bruyant , mais cette joie profonde qui déborde d'un cœur en paix avec soi et avec les autres !
Que nous dit Jésus à propos de ce Règne , de ce Royaume ?

Il en est du Règne de Dieu comme d'un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le blé est mur, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé .

En écho à cette parole s’impose à mon esprit, la conclusion d'une autre parabole que nous trouvons chez Saint Luc : 

"De même vous, quand vous aurez fait ce qui vous a été ordonné,dites : « nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous, devions faire. »
Au sens où Dieu , dans l'absolu, pourrait étendre Son Règne sans nous, Il nous fait cependant l'honneur de participer . A nous de donner le meilleur de nous- mêmes, d'aller au bout de nos possibilités, sachant que nos limites atteintes, Lui prendra le relais.
Dans la Parabole, le cultivateur a préparé la terre, réparti la semence, mais la suite ne lui appartient pas du tout.Ce n'est pas lui qui fera germer la graine et assurera sa croissance . Si les conditions climatiques sont favorables la graine va germer, et, même, donner « cent pour un ». Il me semble que Jésus veut nous faire comprendre que si l'évangélisateur est nécessaire, à l'extension du Règne de Dieu, il n’est absolument pas indispensable, dans le sens où la parole semée fructifiera indépendamment de sa volonté, de son action. ! L'Esprit souffle où Il veut tu ne sais , ni d'où Il vient, ni où Il va .
« Qu'est-ce donc qu' Apollos ? Et qu'est-ce que Paul ? Des ministres par le moyen desquels vous avez cru, selon ce que le Seigneur a donné à chacun. Moi , j'ai planté , Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître. Ainsi, ni celui qui plante n'est quelque chose, ni celui qui arrose ; mais Dieu qui fait croître. »1Cor.3


Très souvent, l'évangélisateur est surpris par les remontées de sa parole (elle n'est pas sienne d'ailleurs, c'est l'Esprit qui parle en lui et par lui). Il a donné le meilleur de lui- même, il croit du moins avoir été à l'écoute de l'Esprit, et il ne s'est pas fait comprendre, son investissement a fait « flop ». Une autre fois, il se sentait moins investi, moins à l'aise, moins inspiré, et, des années plus tard, une personne lui dit : "je n'ai jamais oublié ce que vous avez dit à tel moment dans cette circonstance précise, cette parole m'accompagne encore aujourd’hui et me porte. »

Jésus, me semble-il, nous invite à donner le meilleur de nous-même, dans une absolue gratuité, la croissance ne nous appartient pas. Notre participation est nécessaire, le don de soi à la mission, à l'ensemencement, est utile, la suite ne dépend pas de nous. C'est l'Esprit qui travaille et dispose les cœurs, ce que nous semons aura une répercussion différente, selon les auditeurs , selon leur disponibilité intérieure, leur ouverture, leur désir. Souvent mème , nous ne saurons pas la portée de notre action, de notre parole, de notre témoignage de vie, et c'est bien ainsi , nous courrons moins le risque de nous prendre pour un super man ou une super woman. L'essentiel, c'est la germination, c'est la contagion, c'est que s'étende à l'infini ce règne de l'amour voulu par Jésus. L'Évangile, en effet, c'est l'amour en actes. Le Règne de Dieu, c'est l'Évangile semé tous vents, les graines d'Évangile ce sont les paroles, les actes d'amour, les témoignages de vies données, tout cela à l'heure de Dieu fructifiera ; nous, nous sommes invités à semer et c'est Dieu qui donne la croissance . C'est ainsi que s'étend Son Règne de justice, d'amour, de paix et de joie !

N'est-ce pas le sens de la Parole d'Ézéchiel en ce jour ?

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
« À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige
; au sommet de sa ramure,
j’en cueillerai une toute jeune,
et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d’Israël je la planterai.
Elle portera des rameaux, et produira du fruit,
elle deviendra un cèdre magnifique.
En dessous d’elle habiteront tous les passereaux
et toutes sortes d’oiseaux,
à l’ombre de ses branches ils habiteront.
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur :
je renverse l’arbre élevé
et relève l’arbre renversé,
je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec.
Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai.

Et surtout, n'allons pas imaginer que Dieu Notre Père nous prend pour des marionnettes, qu'Il n'a aucune considération pour Ses enfants, non! Dieu, Père plein de tendresse et d'amour nous pense à Son image et ressemblance, Il nous veut totalement désintéressés, livrés à l'amour, abandonnés comme l'enfant «  je tiens mon âme dans le calme et le silence comme un enfant sur le sein de sa mère, comme l'enfant mon âme est en moi »Psaume 131

Jésus fait de chacun de nous, quel que soit notre statut, des coopérateurs pour l’avènement du Royaume.
Nous sommes les collaborateurs de Dieu, nous sommes le champ de Dieu, nous sommes la maison que Dieu construit .

« Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai, comme un sage architecte, posé le fondement, et, un autre construit dessus. Seulement que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà:ces fondations, c'est JÉSUS CHRIST 1Cor.3

« Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Si la plus minuscule des graines est capable de donner un arbre immense où les oiseaux trouveront un espace protecteur nous pouvons comprendre que nos actes d'amour, même
insignifiants, peuvent avoir une portée incommensurable. N'est ce pas la Petite Sainte Thérèse de Lisieux qui, épuisée par la maladie , faisait l'effort de marcher pour soutenir et aider, à l'autre bout du monde un missionnaire à bout de force ?

En Dieu, rien n'est perdu, bien au contraire, tous nos moindres actes, nos moindres efforts sont pris en compte et valorisés. Dieu n'attend que notre bonne volonté, aimante bien sur ! Car aimer, c'est tout donner et se donner soi même, dans la confiance et une totale remise de soi !
N'est ce pas sur la croix, dans une totale remise de soi, ayant consenti à une apparente impuissance, que Jésus nous sauve ?

Marthe Robin, clouée sur son lit, sans quitter sa chambre, n'a - t - elle pas guidé  des centaines de milliers de sœurs et de frères en humanité ? Elle a rencontré le Père en 1981 je crois , et sa chambre est non seulement visitée mais de nombreuses personnes viennent s'y recueillir et implorer son intercession !

Je pense qu'il nous est demandé ici d'avancer et de vivre dans la confiance quelles que soient les apparences, le Règne de Dieu est déjà là !
Car le royaume de Dieu ce n'est pas le manger et le boire; mais la justice et la paix et la joie dans l'Esprit-Saint . Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. Recherchons donc ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. (Romains 14)


Nous gardons toujours confiance,
tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur,
tant que nous demeurons dans ce corps ;
en effet, nous cheminons dans la foi,
non dans la claire vision.
Oui, nous avons confiance,
et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps
pour demeurer près du Seigneur.
Mais de toute manière,
que nous demeurions dans ce corps ou en dehors,
notre ambition, c’est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert
devant le tribunal du Christ,
pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait,
soit en bien soit en mal,
pendant qu’il était dans son corps.
2Cor.5

« Voici que je pose en Sion, une Pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui met en elle sa confiance ne sera pas confondu » 1Pierre, 2

C'est pourquoi aussi, j'endure ces souffrances , mais je n'en ai point honte, car je sais en qui j'ai mis ma confiance, et j'ai la conviction qu'Il a le pouvoir de garder mon dépôt jusqu'à ce jour là. 2 Timothée 1

« Je vous ai dit ces chose afin que vous ayez la paix en Moi, vous avez des tribulations dans le monde , mais prenez confiance, J'ai vaincu le monde! Jean 16 »

L'Ermite.

vendredi 8 juin 2018

REVETONS LES ARMES DE LA LUMIERE

DIXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
 
ANNÉE B
(Mc 3, 20-35)
En ce temps-là,Jésus revint à la maison, où de nouveau, la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.



Sans le chercher , Jésus galvanise les foules. Où qu'Il aille, les foules se rassemblent ! Les uns ont faim de Sa Parole de Vérité, ils ne se lassent pas de L'écouter. D'autres, même parmi Ses proches, sont plus dubitatifs : Les gens de chez lui, l’apprenant,vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient :« Il a perdu la tête. » 
 
Les propos tenus par Jésus, s'ils en attirent plus d'un , dérangent les autres au point de Le croire perturbé et de vouloir se saisir de Lui pour le ramener à la raison !
 
Un comportement, une parole, qui bousculent notre fonctionnement ordinaire nous mettent mal à l'aise , nous préférons accuser l'auteur plutôt que de nous remettre en question , nous préférons dire qu'il ou elle en fait trop, plutôt que de nous demander sérieusement, si nous en faisons assez . Il est toujours plus facile de montrer l'autre du doigt, de le dénigrer, plutôt que de rentrer en soi , de faire silence, d'ouvrir notre évangile, et de regarder ce que dit et fait Jésus ! 
 
Les scribes n'échappent pas au piège, ils vont même très loin, ils préfèrent retourner la situation à leur avantage espérant éloigner les foules , ou du moins, les troubler et en monter quelques uns contre Jésus !

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient :« Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les scribes, nous-mêmes, pouvons aller très loin en fourberie, nous devenons alors des alliés, des suppôts de Satan . Je ne crains pas de le dire, de l'écrire ! Quand le témoignage d'une sœur, d'un frère, nous remet en question, sans qu'il, elle, le veuille d'ailleurs, nous préférons l'accuser au lieu de nous poser les bonnes questions et d'emboîter le pas pour devenir, nous-mêmes, serviteurs de l'Amour ! Jésus, en fin connaisseur des cœurs, a vite perçu la faille, Il s'y engouffre pour tenter de leur permettre de réfléchir tant soit peu :

Les appelant près de lui,Jésus leur dit en parabole :« Comment Satan peut-il expulser Satan ? 

Jésus n'entre pas en polémique, Il pose le problème « sur la table » et développe Sa réflexion :

Si un royaume est divisé contre lui-même,ce royaume ne peut pas tenir.  Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.  Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.  Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens,s’il ne l’a d’abord ligoté.Alors seulement il pillera sa maison. Sous- entendu, si c'est par Béelzéboul que je chasse les démons, c'est que tous les Béelzéboul sont en guerre les uns contre les autres ! C'est absurde ! Le Mal ne peut être en opposition avec le Mal, au contraire, ils (les maléfiques) font corps pour être forts et détruire le Bien. Donc, Moi, Jésus, je ne peux agir par Béelzéboul, je ne peux être en complicité avec lui, si je ne suis pas neutralisé, bien malin serait celui qui y parviendrait, cela lui est impossible : Dieu, (que les scribes ne reconnaissent pas en Jésus) est vainqueur de tout Mal ! Cet homme fort, n'est autre que Jésus qui par la grâce des sacrements, aujourd'hui, rentre dans l'humain, pour ligoter le Mal qui l'embourbe et l'empêche de vivre dans la liberté et la Lumière de l'Esprit de Vérité. C'est cela le combat spirituel ! Combattre le Mal avec les armes que nous donne l'Esprit Saint pour vivre en Enfant de Dieu, en Enfant de la Lumière !

« Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans
coucheries ni débauches, sans querelles ni jalousies. Mais revêtez le Seigneur Jésus Christ et ne vous abandonnez pas aux préoccupations de la chair pour en satisfaire les convoitises. (Romains 13) »

« En effet les armes de notre combat ne sont pas purement humaines, elles ont, de par Dieu, la puissance qui détruit les forteresses. Nous détruisons les raisonnements fallacieux et tout ce qui s'élève de manière hautaine contre la connaissance de Dieu, et nous capturons toute pensée pour la conduire à l'obéissance selon le Christ. (2Corinthiens 10) »

« Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien, mais au contraire nous nous présentons comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière : toute notre persévérance, les détresses, les difficultés et les angoisses, les coups de bâton, la prison et les émeutes, les fatigues, les nuits sans dormir et les journées sans manger, la chasteté, la connaissance de Dieu, la patience, la bonté, la sainteté de l'esprit, la sincérité de l'amour, la loyauté de la parole, la puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes des justes pour attaquer et pour nous défendre, dans la gloire et le mépris, dans la bonne et la mauvaise réputation. On nous traite de menteurs, et nous disons la vérité ; de gens obscurs, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, mais sans nous faire mourir ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout. (2Corinthiens 6) »

Le chrétien, au plus fort de l'épreuve, à cause du Nom de Jésus, possède TOUT en effet, car Il a Dieu en lui, et Dieu est « Tout - Puissant » en Amour.

Amen, je vous le dis :Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.  Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » 

Nous y sommes ! Le péché contre l'Esprit Saint, c'est donc cette propension que nous rencontrons, hélas assez souvent dans notre humanité, à nier l'évidence, la railler, la détourner pour tenter d'acculer notre frère et nous dédouaner nous-mêmes !Lui faire appeler Mal le Bien, et Bien le Mal ! La perversion de l'esprit humain peut aller jusque là . Persécutés de la sortes, des sœurs, des frères, arrivent à être troublés et à se demander où ils en sont, s'ils sont vraiment en Dieu, d'où cette évidente nécessité de se faire accompagner spirituellement pour ne pas tomber dans le piège.

Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit :« Il est possédé par un esprit impur. Jésus possédé par le Mal, voilà le comble du Mal justement ! Jésus, le Saint de Dieu, Jésus, l'égal du Père, la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité, venu pour libérer l'humanité de ses chaînes, Jésus accusé d'être sous l'emprise d'un esprit impur cela devrait nous scandaliser ! Or nous lisons et relisons ce passage de l’Évangile sans broncher, comme n'importe quelle autre péricope, , nous voyons bien un abus mais rentrons-nous en nous-mêmes, pour discerner les situations de vie, dans notre propre vie, où nous accusons l'autre sans honte, pour détourner l'attention de nos propres agissements ! Il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui obstrue le nôtre, dit Jésus, il est plus facile de faire d'un bien un mal pour démolir notre sœur, notre frère quand la sainteté de celle-ci, celui-ci, nous dérange et nous remet en question sans que l'intéressé le veuille d'ailleurs ! Nous pouvons être très « tordus parfois » dans nos pensées, dans nos comportements...

Ici, la sainteté de Jésus perturbe tellement que le bruit parcourt la région au point que
Marie, accompagnée de ses proches se laisse entraînée pour Le ramener à la raison : »Alors arrivent sa mère et ses frères.Restant au-dehors, ils le font appeler.  Une foule était assise autour de lui ;et on lui dit :« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :ils te cherchent. »  Mais il leur répond :« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »  Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,il dit :« Voici ma mère et mes frères.  Celui qui fait la volonté de Dieu,celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère !

Jésus, ne se laisse pas démonter , comme dans l'épisode de ses échanges avec les Docteurs de la loi à l'âge de 12 ans, Jésus, par son comportement et par Sa Parole, reprend la même attitude :" Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être dans les choses de mon Père? (Luc 2)ce qui est traduit ici par :« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »  Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,il dit :« Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu,celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ! C'est le même esprit qu'à l'époque de Ses 12 ans . Le bonheur de Jésus est d'être dans la volonté du Père. Et, détrompons-nous, n'allons pas détourner Sa pensée, Jésus ne remet pas Marie en question, Il sait que Sa Mère , dès l'instant de Sa conception est dans la volonté du Père :" Voici la servante du Seigneur: qu'il me soit fait selon votre parole! " (Luc 1) Jésus tient à affirmer d'une part qu'Il accomplit encore et toujours la volonté de Son Père:
 
« Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. (Jean 4)

« je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. (Jean 5)

« je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. (Jean 6)

« que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne. » (Luc 22)

et, sans nier ce qui Le relie à Marie Sa Mère, Il veut faire comprendre que tous ceux qui,
comme Lui-même, comme Marie font la volonté du Père, tous ceux-là Lui sont aussi proches que sa propre Mère , ils deviennent Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ! Jésus nous montre ici que les liens familiaux, si importants soient-ils, doivent s'effacer parfois si nous voulons, accomplir la volonté de ce Père qui nous aime et qui sait, Lui, ce qui est le meilleur pour nous !

Pour devenir un vrai disciples, il nous faut regarder Marie et entendre ce qu'elle nous dit dès le début de la vie publique de Jésus : « faites tout ce qu'Il vous dira »
Marie qui, avec les autres disciples, est disponible, assidue à la prière, dans l’attente du don de l’Esprit Saint.

Marie est première dans la famille spirituelle. elle est à la première place dans l’immense cortège des amis de Dieu. Elle est appelée Reine des Apôtres, des Martyrs et des Saints de Dieu.

Suis-je, sommes-nous sœur, frère , mère de Jésus dans notre quotidien ? Suis-je, sommes-nous de ceux qui cherchent vraiment à accomplir la volonté de Dieu dans tous les détails de la vie ? N'hésitons pas à nous poser ces questions et à tenter d'y répondre , en vérité, sous le regard de Marie ! Elle nous montrera le chemin !



La première en chemin, Marie tu nous entraînes
A risquer notre "oui" aux imprévus de Dieu.
Et voici qu'est semée en l'argile incertaine
De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).


La première en chemin, en hâte tu t'élances,
Prophète de Celui qui a pris corps en toi.
La parole a surgi, tu es sa résonance
Et tu franchis des monts pour en porter la voix.

Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de l'annonce,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).


La première en chemin avec l’Église en marche
Dès les commencements, tu appelles l'Esprit!
En ce monde aujourd'hui, assure notre marche;
Que grandisse le corps de ton fils Jésus-Christ

Marche avec nous, Marie,
Aux chemins de ce monde,
Ils sont chemin vers Dieu (bis).


L'Ermite

vendredi 1 juin 2018

IL EST LA ! IL EST LA !

FÊTE DU TRÈS SAINT SACREMENT


(Mc 14, 12-16.22-26)
Le premier jour de la fête des pains sans levain,où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent :« Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »

« la fête des pains sans levain », « le repas de la Pâque ». Qu’est-ce à dire ?

La réponse est dans la première partie de la Bible, au livre de l’Exode chapitre 12. Il y est raconté comment les Hébreux, descendants d’Abraham, ont pu, conduits par Moïse, sortir d’Égypte où ils étaient devenus esclaves. C’était la nuit du 14 Nisan : « le dix de ce mois, que l’on prenne une bête par famille…, parmi les agneaux ou les chevreaux… Le quatorzième jour on l’égorgera au crépuscule… On mangera la chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu avec des pains sans levain et des herbes amères… Vous le mangerez à la hâte, c’est la Pâque du Seigneur », en hébreu Pessah..

Puis, plus loin, une prescription :
« Ce jour-là vous servira de mémorial. Vous fêterez ce pèlerinage pour fêter le Seigneur. D’âge en âge -loi immuable- vous le fêterez.


Quinze siècles plus tard, les disciples de Jésus disent les mêmes mots, font les mêmes gestes, sont fidèles au mémorial de la Pâque. Et aujourd'hui encore, les communautés juives célèbrent Pessah, selon les mêmes rites codifiés : lecture de l’histoire (la Haggadah), repas autour du plateau de Pessah, joie de la libération. La fête de Pessah est devenue passage de la nuit à la lumière, de l’esclavage à la liberté, signe de la présence du Seigneur près de « ceux qui le craignent ».


Pour les chrétiens, Jésus est cette présence, en croix, agneau immolé. Pâques est le passage de la mort à la vie .Par sa mort et sa résurrection le Christ , au matin de Pâques, devient la Lumière pour ceux qui le suivent. Le 14 Nisan, date de la fête de Pessah, correspond à la pleine lune de printemps ; la fête chrétienne de Pâques se célèbre le dimanche qui suit cette pleine lune. De là, chaque année, la date variable de ces fêtes qui sont au cœur des deux cycles liturgiques.


La fête du Saint Sacrement appelée également la « fête Dieu » que nous célébrons en ce dimanche, est née au XIII e siècle. A cette époque, on communiait très peu. Certains pensaient même que la présence de Jésus s’arrêtait à la fin de la messe. L’Église a réagi très fermement contre cette affirmation. Pour cela, elle ne s’est pas contentée de simples déclarations : elle a posé des actes forts. On s’est mis à montrer l’hostie ; on a organisé des processions. Les chrétiens ont également été invités à des temps d’adoration à l’église. Tout cela était destiné à raviver la foi des baptisés. Certains diront que cela fait partie de la foi populaire qui parle beaucoup à l’affectivité. Toutefois, il est hors de question que nous méprisions ces pratiques.


La présence de Jésus dans l'Eucharistie, appelée aussi Présence réelle fait partie de la foi des chrétiens. C'est au cours d'un repas que Jésus institue la Sainte Eucharistie et Il demande instamment à Ses apôtres : : « J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle soit pleinement réalisée dans le royaume de Dieu. » Il prit alors une coupe, il rendit grâce et dit : « Prenez, partagez entre vous. Car je vous le déclare : jamais plus désormais je ne boirai du fruit de la vigne jusqu'à ce que vienne le règne de Dieu. » Puis il prit du pain ; après avoir rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, il fit de même à la fin du repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. (Luc 22)


Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » (1Corinthiens 11)


Nous retrouvons les éléments de la Pâque juive avec cette remarque spécifique à Jésus, de la NOUVELLE ALLIANCE. Dans l'Ancienne Alliance c'est un agneau qui était offert, dans la Nouvelle Alliance c'est Jésus qui s'offre pour le salut du monde entier.Jésus se fait
Pain pour nous accompagner sur le chemin de la vie, pour rester avec nous , comme Il nous l'a promis.
« le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir.Par la tente plus grande et plus parfaite,celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire,en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux,mais son propre sang.De cette manière, il a obtenu une libération définitive.S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse,sanctifie ceux qui sont souillés,leur rendant la pureté de la chair,le sang du Christ fait bien davantage,car le Christ, poussé par l’Esprit éternel,s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ;son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort,pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. Héb 9 »

Jésus, Pain Eucharistique est au cœur de notre vie de foi, Il est pain pour la route, soleil qui nous réconforte, Présence effective au milieu des hommes. Se recueillir devant le Saint sacrement exposé ou « caché » dans le Tabernacle est source de grâces , et permet de se recentrer sur l'essentiel . Personnellement je remercie le Seigneur de m'avoir permis de goûter ce don très jeune, de m'avoir attirée, saisie . Dès la communion solennelle ( Profession de foi d'aujourd'hui) j'ai éprouvé la nécessité de communier chaque jour, c'était et cela demeure, vital pour ma vie intérieure.


Il envoie deux de ses disciples en leur disant :« Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre.Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire :“Le Maître te fait dire :Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”Il vous indiquera, à l’étage,une grande pièce aménagée et prête pour un repas.Faites-y pour nous les préparatifs. » 
 
Jésus envoie deux de Ses disciples pour faire les préparatifs, Jésus nous envoie également pour participer à la préparation de la « Pâque  hebdomadaire » célébrée chaque dimanche

dans nos églises. Quel est notre degré d'implication ? Acceptons-nous de mettre nos dons au service de la Communauté paroissiale pour la préparation du repas dominical ? Il n'y a pas de service plus noble qu'un autre, tous les services qui permettent de bien préparer la « salle-église » ont leur place, c'est un peu ce que décrit l’apôtre Paul dans sa Première Lettre aux Corinthiens au chapitre 12 :
« Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul. Le pied aura beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait toujours partie du corps. L'oreille aura beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait toujours partie du corps. Si, dans le corps, il n'y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S'il n'y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l'a voulu. S'il n'y en avait qu'un seul, comment cela ferait-il un corps ? Il y a donc à la fois plusieurs membres, et un seul corps. (1Corinthiens 12) » 
 
Chaque membre a une valeur, chaque membre a une mission spécifique. Pour que la salle-église soit fonctionnelle et digne du mystère que nous y célébrons, il convient que chacun participe selon le ou les dons reçus : balayage, entretien du linge, décoration, confection des bouquets, symbolique, musique, chants, lectures , animation, accompagnement des servants d'autel.... Les disciples ne se font pas prier ils se prêtent volontiers à l'ordre du Seigneur : « allez » et Les disciples partirent, allèrent à la ville ;ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit,et ils préparèrent la Pâque. Nous aussi, soyons de ceux qui participent à la préparation de la Pâque hebdomadaire.

Vint alors l'heure du repas et au cours de ce repas Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction,le rompit, le leur donna,et dit :« Prenez, ceci est mon corps. »Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce,il la leur donna,et ils en burent tous.Et il leur dit :« Ceci est mon sang,le sang de l’Alliance,versé pour la multitude.

Immédiatement après la Consécration , ce moment unique de la célébration eucharistique où le prêtre, s'identifiant à Jésus, reprend les Paroles sublimes de l'Institution, Il ajoute : proclamons le Mystère de la foi et nous répondons par l’anamnèse . Oui il est grand, il est immense, il est insondable ce Mystère de la foi, où Jésus , sous les apparences du Pain et du vin vient dresser sa Table chez les hommes ! Jésus est là, et nous ? Y sommes-nous ?
Le Saint Curé d'Ars, agenouillé devant le Tabernacle aimait à dire et redire : «  Il est là, Il est là ! » Qu'éprouvons-nous quand nous entendons « ceci est mon corps, ceci est mon sang ! » Avons-nous présente à l'esprit, la folie d'amour d'un Dieu livré, oui DIEU en Jésus, qui nous aime jusque là ! C'est-à-dire, jusqu'à l'extrême ! Jésus, Dieu, qui accepte de venir habiter chez des pécheurs, des personnes tordues, malveillantes, sales, respirant la vengeance et bien d'autres passions du genre, Jésus, le Saint de Dieu, s'humilie, mais n'est pas humilié, Il se donne totalement pour nous transformer, nous relever, nous élever ! C'est cela l'Eucharistie ! Quel dommage de nous en priver ! Dieu se donne allons-nous refuser ce cadeau royal ? Ce cadeau inestimable ? Dieu se fait don, Dieu se fait cadeau ! Dieu ne regarde pas nos limites, Il aime, Il aime sans mesure, et cela jusqu'à la fin des temps ! Dieu est grand ! Oserons-nous tourner le dos à une telle magnanimité ? Aurions-nous oublié que nous sommes au soir du Jeudi Saint ? Cette soirée unique où Jésus, Dieu , lave les pieds des apôtres, où Il institue l'Eucharistie avant de s'enfoncer dans la nuit du Jardin des Oliviers, la nuit de la trahison, la nuit de l'extrême solitude : 
 
" Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici et veillez. " 35 S'étant un peu avancé, il tomba sur la terre; et il priait que cette heure, s'il était possible, s'éloignât de lui, et il disait : " Abba, Père, tout vous est possible, détournez de moi ce calice; cependant, non ce que je veux, mais ce que vous (voulez) ! " ... L'heure est venue; voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche. (Marc 14)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur. Ps 115

Amen, je vous le dis :je ne boirai plus du fruit de la vigne,jusqu’au jour où je le boirai, nouveau,dans le royaume de Dieu. »Après avoir chanté les psaumes,ils partirent pour le mont des Oliviers.


PANGE LINGUA
Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde

Fils d’une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :

La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.


Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;

Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
pour affermir les cœurs sincères.


Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s’effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !


Au Père et au Fils qu’il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
A l’Esprit qui des deux procède
soit rendue même louange. Amen


L'Ermite