vendredi 16 octobre 2026

DE QUI EST CETTE EFFIGIE

 

XXIX e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 22, 15-21)


 Les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode :« Maître, lui dussent-ils, nous le savons :tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donnez-vous ton avis :Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? »Connaissant leur perversité, Jésus dit « Hypocrites !pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?    Montrez moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit :« Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent :« De César. »Alors il leur dit « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Les Pharisiens, disons, plus justement, des Pharisiens ne s'avouent pas vaincus, Jésus les exaspère de plus en plus , ils tiennent sérieusement à s'en débarrasser , ils se réunissent, pour envisager une stratégie qui Le mettra enfin en grande difficulté :Les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler.

On frôle la perversion. Ils n'ont pas compris, ou ne veulent pas, ou ne peuvent pas comprendre qu'ils ont, vraiment, devant eux , le Messie de Dieu, le Fils de Dieu, la Sagesse incarnée qui « connaît le cœur de l'homme » «  « Celui qui sonde les reins et les cœurs »

« Toi seul tu connais le cœur de tous les enfants des hommes. » 1 Rois,8

« L'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais le Seigneur regarde au cœur. »1 S 16

« Moi, le Seigneur, je sonde les cœurs, je scrute le tréfonds de l'être. » Jr 17,10

« Jésus dit aux pharisiens : « Dieu connaît vos cœurs. » Lc 16

 Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode Les premiers sont les scribes et les Docteurs de la Loi qui partageaient les idées des Pharisiens , quant aux partisans d'Hérode, acquis à sa cause, connus sous le nom de Hérodiens, c'était un parti politique et religieux juif actif au 1er siècle en Palestine, principalement sous le règne d' Hérode Antipas

Ils abordent Jésus et se croient rusés en Le complimentant « Maître, lui disent-ils, nous le savons :tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. J'ai l'impression de voir la scène : visages enjôleurs, regards fourbes, gestuelle maniérée, emprunt, le discours en découle . Avec emphase et sans doute une révérence, ils L'appellent Maître, sans doute en forçant l'accent circonflexe car Maître au temps de Jésus appelle de la considération et exprime le respect dû à celui que l'on reconnaît comme un guide spirituel, un sage que l'on écoute et dont on reconnaît la densité de la parole, or, c'est loin d'être le cas, puis qu'ils veulent Le prendre en défaut pour Le livrer, Jésus n'est pas dupe ! Ils précisent : tu es toujours vrai , ils cherchent, à l'amadouer, le manipuler pour, dirons-nous en langage familier, « l'avoir dans leur poche » Ils espèrent naïvement L'endormir ! Tu ne te laisses influencer par personne car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. ils cherchent – là, en le caressant de termes flatteurs, à déclencher un flot de paroles irréfléchies qui iraient dans leur sens et leur permettrait de refermer le piège., Il connaissent très mal Celui qu'ils appellent Maître et qui l'est en vérité !

Alors, donne nous ton avis Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Jésus ne se laisse pas endormir, Il a très bien cerné leur perversité, Ses opposants lui demandent s'il est permis ou non de payer l'impôt à l'empereur romain S'il répond oui, il perd sa crédibilité auprès du peuple juif qui déteste l'occupant romain. S'il répond non, il est accusé de rébellion et dénoncé aux autorités romaines. Sans éclat aucun, Il ne cache pas sa perception de la situation et utilise pour répondre ,des termes cinglants Jésus ne leur cache pas Sa lucidité Connaissant leur perversité,
Jésus dit « 
Hypocrites !pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? « 

L' hypocrite en effet est une personne qui flatte dit le dictionnaire, de manière excessive intéressée ou servile. On peut le définir par les termes suivants : flagorneur, flatteur et courtisan. » C'est exactement ce que nous constatons dans cette péricope. Le Pape François les dépeignait ainsi :

« Avant tout, «l’hypocrite est toujours un adulateur, à un degré plus ou moins élevé, mais c’est un adulateur». Les «hypocrites commencent toujours par l’adulation. Puis ils posent une question». Dans les techniques d’adulation, il y a aussi le fait de «ne pas dire une vérité», d’«exagérer», de «faire croître la vanité». A cet égard, le Pape a rappelé un prêtre qui, «le pauvre, croyait à toutes les adulations qu’on lui adressait, c’était sa faiblesse. Et ses amis disaient de lui qu’il n’avait pas bien appris la liturgie», parce qu’il n’avait pas bien compris le véritable sens de l’«encensement». Donc, «l’adulation commence ainsi, mais avec une mauvaise intention». On le comprend bien également en relisant le passage évangélique: les pharisiens, pour mettre Jésus à l’épreuve, «l’adulent pour qu’il y croie et qu’il tombe dans le piège». C’est la technique de l’hypocrite: «Il te fait voir qu’il t’aime, il t’encense toujours pour parvenir à son but». Il y a ensuite «un deuxième aspect» à souligner qui se retrouve dans «ce que fait Jésus». Face au geste de l’hypocrite qui, avec son «double jeu», pose une question juste mais «avec une intention injuste», — ils demandent: «Est-il juste de payer à César, est-ce juste?» — Jésus, «connaissant leur hypocrisie, dit clairement: «Puisque vous voulez me mettre à l’épreuve, apportez moi de l’argent, je veux le voir». Voilà la méthode de Jésus: toujours «il répond aux hypocrites et aux idéologiques avec la réalité. La réalité est ainsi, l’hypocrisie ou l’idéologie est tout autre chose». Jésus veut répondre «avec sagesse»: «Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu». Enfin, il faut souligner un «troisième aspect» relatif au «langage de l’hypocrisie», c’est-à-dire que celui-ci «est le langage de la tromperie, c’est le même langage que celui du serpent à Eve, c’est le même. Il commence par l’adulation: “Non... si vous mangez de ce fruit, vous serez grands, vous connaîtrez tout...”, pour la détruire». En effet, l’hypocrisie «détruit, l’hypocrisie tue, tue les personnes, va jusqu’à déchirer la personnalité et l’âme d’une personne. elle tue la communauté». «Le Seigneur Jésus nous a dit: “Dites: oui, oui ou non, non. Le superflu procède du malin”. Il a été clair». Et à cet égard, «Jacques, dans sa lettre, est encore plus fort: “Que votre oui soit oui et votre non soit non”». Des paroles claires qui nous font comprendre aujourd’hui combien l’hypocrisie fait mal à l’Église. Combien de mal provoquent «ces chrétiens qui tombent dans ce comportement immoral qui tue». Car «l’hypocrite est capable de tuer une communauté». Il parle doucement, juge brutalement une personne. L’hypocrite est un meurtrier». «Demandons au Seigneur qu’il nous protège pour ne pas tomber dans ce vice de l’hypocrisie, de déguiser son comportement avec de mauvaises intentions. Que le Seigneur nous donne cette grâce: “Seigneur, que je ne sois jamais hypocrite, que je sache dire la vérité et si je ne peux pas la dire, que je me taise mais que je ne sois jamais, jamais, jamais un hypo- ...crite”».

Avec sagesse et finesse Jésus demande à voir «  montrez moi » une pièce de monnaie et répond, comme Il le fait très souvent par une autre question : Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit :« Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent :« De César. »Alors il leur dit « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » celui qui voulait prendre est pris « Tel est pris qui croyait prendre ». écrivait Jean de La Fontaine dans le Rat et l’Huître

La stratégie fomentée par les Pharisiens échoue lamentablement. Quant à la péricope elle se termine sur un verset non retenu par la Liturgie :En entendant, ils furent dans l'admiration et, le quittant, ils s'en allèrent. N'oublions pas que la démarche est conduite par « les sous-fifres » des Pharisiens qui ne sont peut-être pas entièrement d'accord avec les commanditaires … ainsi va le monde... Chers amis, dans cet évangile, nous avons sous les yeux des comportements pitoyables qui devraient susciter bien des questions dans nos consciences, accepterons nous de nous poser, pour relire nos propres postures ?

Supplions le Christ vivant et vrai, « Lui le Chemin, la Vérité et la Vie » de nous guérir de toutes les maladies de l'âme et plus particulièrement de l'esprit de mensonge : que notre oui soit oui et notre non soit non « Ce qui est en plus de cela vient du Malin ».Mt 5


Puissance et gloire à notre Dieu

Auteur : Claude Bernard

Compositeur : Rémi Chambelois


Refrain
PUISSANCE ET GLOIRE À NOTRE DIEU,
MAÎTRE DE L’HISTOIRE ET SEIGNEUR DE LA VIE !
PUISSANCE ET GLOIRE À NOTRE DIEU,
ALLÉLUIA, ALLÉLUIA ! (bis)

1
Rendons à César ce qui est à César,
Il tient le pouvoir de bâtir la cité.
Mais César n’est pas seul, nous avons notre part,
L’avenir de la terre à tout homme est confié.
2
Rendons au Seigneur ce qui est au Seigneur :
À lui notre monde et la marche des temps.
Mais la graine est jetée par la main du semeur,
Dieu demande à chacun de nourrir les vivants.

3
César est choisi pour servir le pays,
Qu’il offre à son peuple le pain de l’espoir !
Qu’il écoute le pauvre et réponde à son cri ;
Au plus dur des combats, qu’il nous montre la voie !
4
Rendons au Seigneur ce qui est au Seigneur :
La vie qu’il nous donne est pour lui un trésor.
Au soleil de la Pâque elle prend des couleurs,
Jésus Christ la libère des nuits de la mort.

5
Sur terre où parfois des César se croient Dieu
Portons la nouvelle d’un Christ aux mains nues.
Que rayonne sa gloire au profond de nos yeux !
L’effigie du Sauveur, qu’elle soit reconnue !

6
Il marche avec nous, le Seigneur des seigneurs !
Comment ne pas voir tout le bien qu’il nous fait ?
Le merci qu’il attend, c’est l’amour de nos cœurs
Et la soif de bâtir la justice et la paix.



L'Ermite

TOUS INVITES !

 

TOUS INVITES !


XXVIII e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 21, 33-43)

Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;tout est prêt : venez à la noce.’    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;  les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.    Allez donc aux croisées des chemins :tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’   Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.    Il lui dit :‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’L’autre garda le silence.    Alors le roi dit aux serviteurs :‘Jetez le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »


Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles :Jésus est de nouveau en conversation avec les grands prêtres et les Pharisiens et c'est avec une nouvelle Parabole qu'Il tente d'ouvrir leurs esprits à l'intelligence, sinon des Écritures, ( le Nouveau Testament est en cours d'élaboration par le vécu de Jésus ) du moins, de ce qu'Il est en train de vivre avec eux, pour eux, pour nous !

Nous avons eu la Parabole de l'ivraie, du grain de sénevé, du levain ... ,des vignerons homicides...aujourd'hui, il s'agit de noces et par n'importe lesquelles : Le Roi : Dieu le Père, célèbre les Noces de Son FILS, Dieu le Fils ! « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils  I

C'est exactement la Prophétie d'Isaïe dans la première lecture de ce même jour. La Prophétie est claire : Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.    Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé.    Et ce jour-là, on dira :« Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ;exultons, réjouissons nous :il nous a sauvés ! »    Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne

Dans la Parabole de ce jour ( en ces jours-là disait le Prophète Isaïe), l'heure de l'accomplissement en Jésus et par Jésus, est venue : " Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir " Mt 5, 17 Il s'agit des Noces – de l'Alliance - que Jésus vient contracter avec l'humanité , en prenant chair de notre chair.

 Il ( Dieu le Père) envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;tout est prêt : venez à la noce.’    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;    les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Nous avons évoqué les serviteurs Dimanche dernier .

Qui sont les invités de ce repas de Noces ? Les premiers invités sont le Peuple Élu lui-même et ses descendants Nous savons et constatons en fréquentant le Saint Évangile qu'un grand nombre d'entre eux conteste les Paroles et les actes de Jésus. Mais Dieu le Père ne se laisse pas vaincre par ce refus, qu'a cela ne tienne, Il se tourne vers d'autres invités élargissant ainsi le cercle de Ses amis, le Roi invite l'humanité tout entière ! Cet élargissement, annoncé d'ailleurs à Abraham :« en toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12,3).est décrit dans la seconde partie de la Parabole :

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs :‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.    Allez donc aux croisées des chemins :tous ceux que vous trouverez, invitez les à la noce.’   Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. N'est-ce pas le « faire «  de Jésus ? Fait-il des différences entre les personnes ? Ne le voyons-nous pas ouvrir le salut aux Samaritains ? N'appelle-t-il pas des Publicains pour la mission ! Jésus ne fait pas acception de quiconque est de bonne volonté : Jésus soigne, guérit, appelle ceux qui Le reconnaissent et acceptent d'entrer dans l'esprit des Béatitudes. Ce que Saint Paul exprime ainsi dans sa Lettre aux Galates ch 3 :Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. Jésus donne Sa confiance à quiconque Lui fait confiance et entre dans l'Esprit des Béatitudes disais-je plus haut. C'est justement là où le bât blesse ! Dans la dernière partie. Le Roi-Père a invité à tout va, mais, disions-nous plus haut, avec un minimum d'exigence. Il entre dans la salle des Noces, et ne tarde pas à remarquer un homme qui détonne :Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.

Le vêtement de noce , pourquoi est-ce important ? Pourquoi le Roi-Dieu, le remarque-il ? Chez les orientaux, la coutume voulait, que les invités soient vêtus de longues robes blanches à l'occasion des fêtes .Celui qui apparaissait avec un vêtement commun en semblable occasion était passible de châtiments. La personne qui invitait préparait des vêtements qui étaient remis à tous les convives. Il n'est donc pas difficile au Roi-Dieu de repérer, sans effort, celui qui s'est mis à la marge . Se revêtir de cette robe, c'est se montrer digne de l'invitation et honorer celui qui invite ,ceci explique la réaction du Roi Dieu :

Mon ami, comment es-tu entré ici, ans avoir le vêtement de noce ? Mon ami ! Cette adresse ,manifeste la proximité de la personne, le Roi-Dieu ne peut qu'être douloureusement offensé. C'est de cette même façon que Jésus s'adressera à Judas lors de sa trahison « s'approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa. Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus,  Mt 26 Ne pas porter l'habit signifie accepter l'invitation de Dieu tout en refusant de changer de vie, de mentalité ou de comportement Cet homme est bien un proche, mais il se montre rebelle et lorsqu'il est interrogé , il est confondu et ne peut fournir aucune explication, L’autre garda le silence. sa rébellion nuit à l'harmonie de la fête et introduit un mal – être général qu'il convient de réprimer pour éviter qu'il ne s'étende, c'est la réaction immédiate du Roi-Dieu qui le livre aux serviteurs chargés de l'organisation et de maintenir l'ordre


 Alors le roi dit aux serviteurs :‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; Dans l'Écriture Sainte, revêtir le vêtement de noce dépasse la simple bienséance vestimentaire. C'est un symbole théologique profond qui représente la transformation intérieure, la conversion et la disposition du cœur requises pour entrer dans le Royaume de Dieu. Pensons au baptême et à ce chant
bien connu qui est souvent retenu 
:Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous

avez revêtu le Christ, Alléluia !Ga 3, 27 C'est quitter l'homme ancien pour revêtir l'homme Nouveau C'est être un proche du Seigneur c'est être REVÊTU de la divinité, cela nous engage très fort , nous devenons d'autres christs, donc des serviteurs de l'amour, des serviteurs des petits, des frères du Seigneur Lui-Même ! Délaisser ce vêtement, c'est se « vautrer » dans le péché, c'est se détourner, de l'amour, du service, des frères! c'est voir se fermer la porte du Royaume et s'ouvrir celle de la Géhenne là , il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »L’élection correspond à cette communion demandée par le roi, avec l’Époux et ses invités, tous en habits nuptiaux. Ainsi la Parabole ne peut se réduire à une accusation contre les responsables juifs, elle est aussi une mise en garde, pour tous, y compris au sein des communautés chrétiennes. Elle est un appel à vivre en Fils « habillés du Christ », comme Il s'est habillé de notre nature humaine pour nous sauver, un appel à tous les Peuples à devenir membres du Royaume : le Salut est offert à tous !


Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ

R. Vous tous qui avez été baptisés en Christ,
vous avez revêtu le Christ, Alléluia!

1. Le Seigneur a aimé l’Église et s’est livré pour Elle.
Il l’a sanctifiée par le bain d’eau,
qu’une parole accompagne.

2. Nous avons été ensevelis avec le Christ,
par le baptême dans sa mort,
et Dieu nous a fait revivre en nous ressuscitant avec Lui.

3. Nous avons été baptisés dans un même Esprit,
et tous nous avons été désaltérés
par cet unique Esprit.


L'Ermite

vendredi 9 octobre 2026

QUEL SERA NOTRE VIN ??

 

XXVII e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A




(Mt 21, 33-43)

Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant :‘Ils respecteront mon fils. ’Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :Voici l’héritier :venez ! Tuons le, nous aurons son héritage !’    Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »On lui répond :« Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »Jésus leur dit :« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :c’est là l’œuvre du Seigneur, là merveille devant nos yeux !Aussi, je vous le dis :Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »



La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris. La conclusion de la première lecture peut nous éclairer sur la Parabole racontée par Jésus aux Grands prêtres et aux Anciens du Peuple .

Tout d'abord, qui sont ces Grands Prêtres et ces Anciens ?

La fonction de grand prêtre était une position élevée parmi les Israélites. Dans l'Ancien Testament, les termes "chef des prêtres" et "grand prêtre" sont parfois des traductions alternatives de la même expression hébraïque. À l'époque de Jésus, la fonction de chef des prêtres semble avoir été distincte de celle de grand prêtre. Marc 14 ;53 énumère plusieurs groupes de personnes impliquées dans l'arrestation de Jésus : "Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, où se rassemblèrent tous les chefs des prêtres, les anciens et les spécialistes de la loi". Les grands prêtres mentionnés par Marc étaient des membres de haut rang de la prêtrise qui siégeaient au Sanhédrin. Le sacerdoce a été institué par Dieu après que les enfants d'Israël ont quitté l'Égypte pendant l'Exode. Dans Nombres 3:12-13, le Seigneur a mis à part toute la tribu de Lévi pour un service spécial. Des Lévites sont nés les prêtres, et parmi les prêtres se trouvaient le grand prêtre

Les chefs des prêtres appartenaient à la tribu de Lévi. Moïse, Aaron et Miriam étaient tous des Lévites, comme des milliers d'autres hommes et femmes. Dieu a indiqué que le grand prêtre devait être un descendant direct d'Aaron. Tous les prêtres étaient des lévites, mais tous les lévites n'étaient pas des prêtres. Seuls certains lévites appartenaient au sacerdoce aaronique. Exode 29:7-9 déclare : "Tu prendras l'huile d'onction, tu en verseras sur sa tête et tu le consacreras par onction. Tu feras approcher ses fils et tu les habilleras des tuniques. Tu mettras une ceinture à Aaron et à ses fils et tu attacheras des coiffes aux fils d'Aaron. La fonction de prêtre leur appartiendra par une prescription perpétuelle." Seul le grand prêtre pouvait entrer dans le lieu très saint une fois par an, le jour des expiations (Yom Kippour). Les autres prêtres d'Aaron servaient à tour de rôle, de manière à pouvoir exercer leur ministère dans le lieu saint et offrir des sacrifices (voir Luc1)

Les Anciens : Dans les sociétés anciennes, les anciens étaient les hommes adultes, généralement plus âgés, qui étaient chargés de prendre les décisions dans un village ou une communauté locale. Bien que le terme "ancien" puisse simplement désigner une personne plus âgée (comme dans Genèse 10:21), le plus souvent, une référence aux "anciens" était une allusion aux hommes qui orchestraient la prise de décision au niveau local. ( Notes tirées de questions sur la Bible)

 Voilà pourquoi je leur parle à l’aide de paraboles : parce que tout en ayant des yeux, ils ne voient pas, tout en ayant des oreilles, ils n’entendent ni ne comprennent rien. En eux s’accomplit cette prophétie d’Isaïe : « Vous aurez beau entendre de toutes vos oreilles, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau voir de vos propres yeux, vous ne saisirez pas. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible, ils ont fait la sourde oreille et ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, et que leurs oreilles n’entendent, de peur que leur cœur ne comprenne et qu’ils aient à se convertir, en sorte que j’aurais pu les guérir, (dit Dieu) ». Mat 13 , 13-15. NOTES

Dès lors, essayons d'écouter et de comprendre en appelant l'Esprit Saint à notre secours.

:Écoutez cette parabole :

Un homme était propriétaire d’un domaine il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruit, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Nous avons un homme propriétaire qui confie sa vigne à des vignerons et des serviteurs, que nous dirions : chargés de Mission ».

Le Propriétaire semble être Le Père éternel qui confie Sa Création ( la vigne) à l'Humanité tout entière , laquelle pourrait être composée de vignerons dont certains, donnent libre cours à leur nature pervertie par le Mal. La vigne serait le monde , la Création, dans sa globalité et sa complexité où s'entremêlent, le Bien et le Mal.

Quant aux serviteurs, ce sont , sans doute, tous les envoyés du Père, depuis l'origine, les Patriarches, les Prophètes, les apôtres, leurs successeurs, tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui veulent voir s'étendre le Royaume de Dieu..

Il me plaît de voir, dans la tour de Garde, l’Église notre Mère.

A un moment, Le Père, et c'est normal, demande à recueillir le produit de Son bien , Il confie cette mission à ses serviteurs les Patriarches, les Rois, les Juges, Prophètes , le dernier fut Jean Baptiste qui eut la tête tranchée, ils reçoivent au fil du temps, un

accueil glaçant : les uns sont battus, d'autres tués  ils se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.

De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon.

Finalement, il leur envoya son fils, en se disant :‘Ils respecteront mon fils.’ Le Fils unique, le Bien-aimé du Père envoyé pour sauver cette humanité dévoyée, l'éclairer, lui faire connaître le dessein éternel du Père éternel, c'est évidemment Jésus Le Serviteur Souffrant décrit par Isaïe 53 :Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.

voyant le fils, les vignerons ( étouffés par leurs péchés de toutes sortes : jalousie, orgueil, aveuglement absolu, surdité spirituelle) se dirent entre eux :Voici l’héritier : venez ! Tuons le, nous aurons son héritage ! Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. L'Héritier, c'est Jésus qui sera broyé par la souffrance infligée par notre péché, celui d'hier et celui d'aujourd'hui, et qui sera crucifié en dehors de la ville de Jérusalem Nous l'avons compris, il s'agit ici de la Passion du Fils unique du Père , le Verbe fait chair, le Sauveur de cette humanité ( les vignerons) pervertie ! «comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n’ouvrait pas à la bouche» (Is 53, 7).

C'est ainsi en effet qu'agissent encore aujourd'hui, après plus de 2000 ans de christianisme , certains vignerons de notre humanité Tandis que des serviteurs donnent leur vie pour le service de l’Évangile, d'autres les combattent et continuent de les assassiner . Ce sont les Martyres de tous les temps qui vont jusqu'au don de leur sang par fidélité à leur Maître et Seigneur : Jésus-Christ.

Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »On lui répond :« Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Cette réponse n'est pas le choix de Jésus, ni de ceux qui ont choisi, en réponse à Son appel, de marcher dans Son sillage. De mettre leurs pas, dans Ses pas. C'est pourquoi Jésus leur dit :« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle :c’est là l’œuvre du Seigneur, là merveille devant nos yeux !Aussi, je vous le dis :Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » Arrêtons-nous quelques instants sur cette expression : « pierre d'angle ».Cette pierre, située à l'angle d'un bâtiment, permet aux deux murs de se joindre et donne ainsi la stabilité nécessaire à la solidité de tout l'édifice. Si la pierre d’angle s’effondre, tout devient fragile, s’effondre, et tout s’écroule. Jésus décrit ici ce qui advient. Le Fils, Lui-même , est cette pierre d'Angle qui soutient l'édifice spirituel qu'est l’Église et contre laquelle, grâce à Lui, les portes du séjour des morts ne prévaudront pas.. C'est ce qu'Il affirme à Pierre après sa confession de foi : Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Mt 16,18

Jésus est cette pierre d'angle qui rassemble et unit.. avec Lui, comme le dit le Psaume 23 Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde.… Ps 23

Il est cette Pierre choisie et précieuse dont parle St Pierre Approchez vous de lui, pierre vivante, rejetée des hommes, il est vrai, mais choisie et précieuse devant Dieu; 1 P 2,4 cette pierre fiable sur laquelle nous pouvons nous appuyer « et celui qui met en elle sa confiance ne sera pas confondu. 1 P 2,6

Malheureusement, certains vignerons, ceux dominés par leurs passions et notamment leur esprit de domination ont rejeté cette « PIERRE ANGULAIRE-JÉSUS » parce qu'Elle les dérangeait et ne correspondait pas à l'idée qu'ils se faisaient du Messie Sauveur . Quand l'heure fut venue, celle de la Trinité Sainte, ils L'ont crucifié La pierre rejetée par ceux qui bâtissaient est devenue la pierre angulaire. C'est l’œuvre du Seigneur, c'est une chose merveilleuse à nos yeux Ps 118. la PIERRE-JÉSUS » en effet est ressuscitée et c'est Elle qui tient le monde dans Sa main, Elle est cette

PIERRE D'ANGLE rejetée par les bâtisseurs, qui rassemble et qui soutient la structure tout entière, cette vigne du Père, dont la "Mère - Église" est la Tour de Garde qui veille sur l'ensemble, jusqu'au jour où le Père fera le tri entre les boucs et les chèvres, entre les bons et les moins bons ! Lors de ce tri, quand les serviteurs envoyés par le Père viendront chercher le produit ,qu'aurons-nous à Lui offrir ? Aurons-nous quelque chose à Lui remettre ? QUEL VIN ?


Psaume


(Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)

R/ La vigne du Seigneur de l’univers,
c’est la maison d’Israël.
 

La vigne que tu as prise à l’Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer,
et ses rejets, jusqu’au Fleuve.

Pourquoi as-tu percé sa clôture ?
Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège là,
celle qu’a plantée ta main puissante.




Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais nous vivre et invoquer ton nom !
Seigneur, Dieu de l’univers, fais nous revenir ;
que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.


L'Ermite

samedi 26 septembre 2026

Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus.


XXVI e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 21, 28-32)

Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :    « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit :‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. Celui-ci répondit  ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.    Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »Ils lui répondent :« Le premier. »

Jésus leur dit :« Amen, je vous le déclare :les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.    Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ;mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Jésus marche vers Jérusalem son arrivée déclenche un mouvement de foule qui suscite bien des questions .Chemin faisant, Jésus entre dans le Temple où Il est choqué de le voir utilisé à d'autres fins que celle pour laquelle il a été érigé , Jésus ne résiste pas au désir de lui rendre sa véritable finalité. Comme Il se mit à enseigner les grands prêtres et les anciens du peuple s'approchèrent de lui et dirent:( ils évoquent notamment les vendeurs chassés du Temple ) " Par quel pouvoir faites-vous cela, et qui vous a donné ce pouvoir? "Mt 21,23 Jésus, dans Sa finesse innée, leur répond par une autre question qui les cloue sur place . Ils préfèrent se taire ce qui laisse la voie libre à Jésus qui poursuit la conversation à l'aide de la Parabole des deux fils .

Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ?Un homme avait deux fils .Il vint trouver le premier et lui dit :‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. Celui-ci répondit  ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »Ils lui répondent :« Le premier »

La question est claire , la réponse évidente, la Parabole très courte au point que j'ai eu le désir d'abandonner . Mais ces deux fils m'ont poursuivie toute la nuit et ils étaient là au réveil ! Si Jésus raconte cette parabole aux grands prêtres et aux anciens du peuple  c'est pour leur dire et nous dire quelque chose ! Mais alors quoi ? Jésus ne parle jamais dans le vide  et encore moins pour jacasser !

Comme la plupart du temps, Jésus ne veut-Il pas nous rejoindre dans nos situations de vie, là où nous en sommes aujourd 'hui ? Ne veut-il pas attirer notre attention ? L'enfant, l'adolescent, au sein du cocon familial ! L’époux avec son épouse, et inversement, l'employé avec son employeur et inversement, le religieux, la religieuse, avec son supérieur et inversement Jésus ne parle jamais pour rien dire, essayons de L'écouter du fond de notre être , je donne quelques pistes mais chacun dans le concret de sa vie personnelle saura se laisser interpeller, bousculer pour améliorer le quotidien de sa relation à Dieu, à l'autre, sachant que l'autre c'est Jésus qui me visite !

Deux fils : nous, toi et moi ! Lequel des deux suis-je ? Sans doute l'un et l'autre , au gré de mes dispositions intérieures !

Le Seigneur , par le biais d'une personne, par celui d'un événement, me demande de participer au soin de Sa Vigne . »La vigne du Seigneur Sabaoth Is 5 », c'est Son Peuple, le Peuple de Dieu en marche et voilà que le Seigneur me fait signe. Comme le premier fils de la Parabole je refuse et vais me vautrer sur mon lit ou, je m'assieds devant mon ordinateur à la recherche de jeux passionnants, je n'y arrive pas car mon esprit est préoccupé,, je n'arrive pas à me concentrer une fine voix , lancinante murmure au fond de mon esprit , elle ne me lâche pas , parce que j'aime ce Père à qui je dois tout, j'ai conscience qu'Il a mal, mais qu'il ne veut pas empiéter sur ma liberté. Après quelques tergiversations intérieures, je bondis et, en me cachant à la fois, pour lui faire une surprise, mais aussi par fierté , j'ai un peu honte de moi, je rejoins la vigne où je prends ma place de Fils, de Fille digne de ce nom.

Mon frère de destin, reçoit le même appel, il veut plaire à ce Père aimant, il veut lui donner satisfaction, se faire bien voir , être reconnu , il n'hésite pas une seconde : « oui Père chéri je cours laisse moi seulement le temps de quelques préparatifs » ...Filou, malin, il simule de s'affairer à des choses nécessaires pour bien assumer la mission confiée puis «  file à l'anglaise » pour se dérober au regard du Père et rejoindre ses amis pour faire la fête sans se soucier des fatigues et des attentes de ce Père débordant d’amour !

La différence entre ces deux frères c'est que le premier est réfléchi, à l'écoute de son être profond ,il a une vraie conscience, une relation juste et ajustée au vouloir du Père, il consent à se remettre en question, et réagit sainement, d'une manière aimante, il ne veut pas faire souffrir son Père.

Le second, je l'ai dit plus haut, est un filou, c'est l'apparence qui compte pour lui, il cherche à être bien vu, bien considéré, il tient à donner une bonne image de lui-même mais il n'a aucune considération pour son Père, il préfère jouir, festoyer avec les amis, voire paresser loin du regard paternel .

N'oublions pas que Jésus adresse cette Parabole, aux grands prêtres et aux anciens du peuple donc aux Pharisiens .

Mais qui sont ces pharisiens que nous rencontrons souvent dans les Évangiles, la plupart du temps en controverse avec Jésus en raison de leur légalisme mais aussi de la haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes et de leur souci de l'apparence à l'image du second fils ?

Le nom “pharisien” tire ses origines du grec pharisaioi, provenant lui-même de la racine du verbe hébreu prš (“parash”), qui signifie “distinguer”, “séparer” mais aussi “éclaircir”, “expliquer”. L’origine de cette dénomination donne lieu à deux interprétations. Étant donné l’importance qu’ils attachaient à la Loi, il se pourrait que leur nom marque le fait que ce groupe se soit “séparé”, pour des raisons de pureté rituelle, du reste du peuple, moins soucieux des prescriptions de la Loi. Mais il peut aussi être compris comme “ceux qui séparent la loi” (en d’autres termes, la décortiquent) pour chercher à mieux l’interpréter et l’expliquer. Quoi qu’il en soit, l’attachement à la Loi était donc prépondérant dans cette secte juive.

Ainsi, au temps de Jésus, ils cherchaient à suivre la Loi de façon très scrupuleuse. Selon eux, la personne croyante se devait d’observer à la fois la Loi écrite ou Torah, et les traditions orales auxquelles ils accordaient une grande importance. En tout, ils avaient donc compilé 613 préceptes à respecter, comprenant pas moins de 365 interdictions. Ils insistaient principalement sur l’observation du sabbat et les différentes purifications rituelles. En érigeant tous ces préceptes, ils souhaitaient faire en sorte que nul ne puisse enfreindre un principe majeur de la Loi, notamment l’un des Dix commandements.

Parfois on parle des Pharisiens comme s’ils n’étaient qu’un exemple historique de ce qu’il ne faut pas faire. Pourtant, Jésus passait beaucoup de temps avec eux, leur rendait visite, répondait à leurs questions. Il les aimait. Même si nous allons à l’église, connaissons notre foi et plaçons Dieu au dessus de tout, nous risquons de nous comporter comme des Pharisiens. En fait, il est presque sûr que nous agissons comme eux à un moment ou à un autre.

Connaissant les lois mieux que quiconque, ils jouissaient donc d’une grande influence sur la population qui les amenait parfois à abuser de leur pouvoir, à mépriser ceux qui ne connaissaient pas les préceptes aussi bien qu’eux. Jésus leur reprocha alors de “verrouiller” le Royaume des cieux, de le rendre inaccessible alors que lui-même étaient venu dire que tous sans exception y avaient accès. D’autre part, les pharisiens n’étaient pas toujours aussi scrupuleux qu’il y paraissait, enfreignant eux-mêmes les préceptes qu’ils dictaient si durement, ce qui leur valut de se faire traiter par Jésus “d’hypocrites”, de “sépulcres blanchis à la chaux qui à l’extérieur ont une belle apparence, mais dont l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.” Mt 2,23- 27 Alors qu’ils empêchaient le peuple de fréquenter ceux qui avaient commis une faute, Jésus leur reprochait de ne pas voir à quel point leurs excès de zèle, leurs abus de pouvoir, leur observance stricte ne laissaient aucune place à la miséricorde et faisaient d’eux-mêmes des pécheurs.

Dans les Évangiles, les pharisiens apparaissent donc comme des personnages fort peu recommandables. Cependant, il faut prendre en compte une donnée contextuelle : Au début de la rédaction du Nouveau Testament, vers l’an 70, les antagonismes entre judaïsme et christianisme étaient de plus en plus marqués, et cela a pu influencer négativement la façon dont les pharisiens furent dépeints à cette époque-là. Comme dans tout groupe, ils comptaient dans leurs rangs des hommes vertueux. Dans l’Évangile de Jean, l’un d’entre eux est rendu célèbre : il s’agit du personnage de Nicodème, un pharisien qui, après avoir décidé de suivre les enseignements de Jésus, prendra sa défense devant d’autres pharisiens Jn 7, 41 et aidera Joseph d’Arimathie à descendre le corps de Jésus de la croix. Car lui, parmi les chefs du peuple et les pharisiens, avait cru Jn 7,48

Voici cinq caractéristiques d’un Pharisien des temps modernes selon les Saintes Écritures :

1 Le levain du désordre

Jésus nous dit "gardez-vous du levain des Pharisiens" (Mc 8,15). Le rôle du levain est intéressant : il se répand petit à petit à l’ensemble du pain.

Quand nous agissons comme les Pharisiens, nous semons la zizanie chez les fidèles. Nos intentions sont souvent bonnes, mais nos actions suscitent le trouble et une mauvaise "fermentation". Si le fruit de nos actions est la peur, la colère et l’inquiétude, au lieu de la paix, l’amour et la joie, nous savons que le Seigneur n’est pas à l’œuvre.

2 Experts en surveillance

Dans l'évangile de saint Marc, nous voyons Jésus traverser un champ avec ses disciples un jour de sabbat. Les disciples cueillent du blé car ils ont faim. Les pharisiens (cachés dans les champs !) surgissent et accusent Jésus car ses disciples ont violé le sabbat Mc 2 Les efforts incessants que déploient les Pharisiens pour trouver de possibles erreurs dans le comportement de Jésus ou de ses partisans sont absurdes.

Nous devenons des Pharisiens lorsque nous regardons le monde extérieur en cherchant ce qui ne va pas. Rien n’est jamais assez bien pour un Pharisien et rien ne mérite qu’on se réjouisse, si ce n’est les malheurs des autres.

3 Dieu merci, je ne suis pas comme…

"Mon Dieu, je te remercie parce que je ne suis pas comme les autres" Lc 18 Ce Pharisien croyait véritablement que prier signifiait se vanter de toutes ses bonnes actions.

Le problème en raisonnant ainsi est que la vraie sainteté se concentre sur ce que l’on peut améliorer en chacun d’entre nous. Si les saints trouvaient beaucoup de points à améliorer, nous devrions certainement adopter la même attitude !

4 Une relation malsaine à l’autorité

Il est intéressant de voir que Jésus a dit au peuple de se soumettre à l’autorité des Pharisiens mais qu’ils étaient furieux en voyant l’autorité divine de Jésus.

Nous avons une relation ambiguë à l’autorité. Il nous est difficile de reconnaître celle de Dieu, encore plus de ses médiateurs sur terre. Une rébellion et une remise en question saines peuvent être positives, mais nous pervertissons cette vérité quand nous désobéissons en pensant mieux savoir que Dieu ou quand critiquer les autres devient une obsession.

5 Une rigueur impitoyable

Dans la parabole du Pharisien et du collecteur d’impôts, alors que le Pharisien est imbu de sa propre bonté, le publicain connaît la gravité de ses péchés et implore la pitié de Dieu.

Quand nous sentons que nous avons besoin de pitié, nous nous tournons vers Dieu et Il nous prend dans Ses bras. Une fois que nous avons ressenti cet amour absolu et inconditionnel, nous hésitons moins à donner ce même amour aux autres.( ALETEIA)

Dès lors, la seconde partie de cette péricope s'adresse autant aux grands prêtres et aux anciens du peuple  qu'à chacun de nous dans ce que nous manifestons de Pharisaïque dans nos paroles et nos actes !

Jésus leur dit nous dit  :« Amen, je vous le déclare :les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ;mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »Oui, chers amis, nous sommes avertis, à nous d'ouvrir largement les oreilles de notre cœur, pour entendre et accueillir le message que Jésus nous délivre pour combattre en nous toute forme de pharisaïsme. Ne chargeons pas nos frères de fardeaux que nous ne porterions pas nous-mêmes, et si nous craignons d'être trop bons, ( on ne l'est jamais assez, disait quelqu'un),trop indulgents, compensons par la prière, la pénitence, pour nos frères, afin qu'éclairés par l'Esprit de sainteté, ils redressent eux-mêmes ce qui manque à la droiture de leur vie.

(J'ai prié pendant de nombreuses années une prière que j'ai égarée et jamais retrouvée, pas même sur Internet ! Si quelqu'un la connaît je serais vraiment heureuse de la retrouver, elle m'avait été offerte par ma Maîtresse des Novices et nourrissait ma vie spirituelle . ):

Mon Dieu faites moi bonne comme vous-même êtes bon

R/ Rappelle toi, Seigneur, ta tendresse.

 (Ps 24, 6a)

Seigneur, enseigne moi tes voies,
fais moi connaître ta route.

Dirige moi par ta vérité, enseigne moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;
dans ton amour, ne m’oublie pas.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.


s’il est vrai que, dans le Christ,

on se réconforte les uns les autres,
si l’on s’encourage avec amour,
si l’on est en communion dans l’Esprit,
si l’on a de la tendresse et de la compassion,
    alors, pour que ma joie soit complète,
ayez les mêmes dispositions,
le même amour,
les mêmes sentiments ;
recherchez l’unité.
    Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux,
mais ayez assez d’humilité
pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
    Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ;
pensez aussi à ceux des autres.

    Ayez en vous les dispositions
qui sont dans le Christ Jésus :

    ayant la condition de Dieu,
il ne retint pas jalousement
le rang qui l’égalait à Dieu.

    Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur,
devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme à son aspect,
    il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort,
et la mort de la croix.

    C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom,

    afin qu’au nom de Jésus
tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,

    et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur »
à la gloire de Dieu le Père.

Ph 2

L'Ermite