vendredi 14 août 2026

GRANDE EST TA FOI

 GRANDE EST TA FOI


XX e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 15, 21-28) 
Partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !Ma fille est tourmentée par un démon. »    Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander :« Renvoie-la ,car elle nous poursuit de ses cris ! »    Jésus répondit :« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »    Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :« Seigneur, viens à mon secours ! »    Il répondit :« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »Elle reprit :« Oui, Seigneur ;mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »    Jésus répondit :« Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.


A la fin du chapitre 14, des habitants de Génésareth suppliaient Jésus de leur laisser seulement toucher la houppe de son vêtement pour obtenir les grâces espérées tellement ils ont confiance en son action ? Jésus se heurte ensuite aux Pharisiens qui ne cessent de les mettre en question, Lui, et Ses disciples, pour leur liberté face aux lois mosaïques . Jésus , en effet, donne priorité à l'homme, si une personne est en difficulté, Jésus n'hésite pas à la secourir même si la loi demande autre chose en l'instant.. Jésus ne méprise pas la loi, mais la personne humaine passe avant .Face aux controverses Jésus va jusqu'à dire à la foule , en présence des Pharisiens qui discutaillent sur le pur et l'impur :" Écoutez et comprenez! 11 Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme.et à Ses disciples qui demandent des précisions Il répond : "ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. Voilà ce qui souille l'homme; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme. C'est après cet échange que Jésus décide de se rendre en terre païenne là où , pour Ses opposants, tout est impur puisqu'ils ne connaissent pas et ne respectent pas la Loi Mosaïque !

La Cananéenne, qui retient notre attention, vit, justement, en terre païenne, cette femme, tout entière impure par méconnaissance des Lois, ne voit que son souci et peu lui importe ce qui la sépare du Maître dont la réputation a franchi la frontière avant Lui-même ! C'est un homme bon, qui fait le bien là où Il passe, elle ne veut pas manquer Son passage ! Partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !Ma fille est tourmentée par un démon. »Et ce n'est pas rien, cette soi-disant ignorante, sans religion, méprisée, n'hésite pas à identifier Jésus comme Fils de David, ce qui signifie qu'elle Le reconnaît comme le Messie attendu et annoncé par les prophètes . Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes. Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » 2 S 7, 12 Jésus, en tant qu'homme, est bien de la lignée de David à travers son Père Joseph (Mt 1) et à travers Sa Mère Marie (cf la généalogie selon St Luc) Et la Cananéenne n'est pas la seule à L'identifier ainsi

Deux aveugles : Et voici que deux aveugles, assis sur le bord du chemin, entendant dire que Jésus passait, se mirent à crier: " Seigneur, ayez pitié de nous, fils de David! " La foule les gourmanda Mt 20

La foule acclame Le Fils de David Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David Mt 21, 8

l'aveugle de Jéricho : Comme il approchait de Jéricho, il se trouva qu'un aveugle était assis sur le bord du chemin, qui mendiait. Entendant passer la foule, il demanda ce que c'était. On l'informa que c'était Jésus de Nazareth qui passait. Et il s'écria: " Jésus, fils de David, ayez pitié de moi! " Lc

Bartimée :Ils arrivèrent à Jéricho. Comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, aveugle mendiant, était assis sur le bord du chemin. Ayant entendu dire que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, ayez pitié de moi ! " Mc 10, 48 

. Cette femme, en terre païenne ,reconnaît donc Jésus comme le Messie et ose, publiquement demander Son intervention en tant que tel ! ! Dans l'immédiat, Jésus ne tient pas compte de son appel ( en apparence!) il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : Les silences de Jésus ne sont pas des refus ou des fin de non-recevoir, ils peuvent avoir beaucoup de sens, y compris dans nos vies personnelles !

Soit, Jésus attend que la personne soit prête pour accueillir Ses dons , capable d'en reconnaître l'Auteur,

Soit, Jésus pense que ce n'est pas le moment, il y a plus urgent pour cette personne

Soit, Jésus pense qu'il y a une meilleure solution et Il conduit tout pour que la personne découvre par elle-même , ce meilleur qu'Il lui réserve,

Soit...Le Seigneur répond toujours, mais pas nécessairement là où nos caprices, notre subjectivité L'attendent. ...

Face au silence de Jésus, les apôtres sont confortés dans leur agacement, ils se permettent de l'exprimer. « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »Comme lors d'une foule à nourrir, ils préfèrent éloigner la source du trouble, car c'est ce qu'ils pensent, toutefois ils ne se substituent pas à Jésus, ils n'agissent pas en Son nom et c'est heureux, c'est Jésus qui est concerné, non eux, nous avons là un excellent éclairage pour nos manières d'agir quand nous répondons pour autrui au lieu d'essayer de comprendre et de permettre à autrui de prendre ses responsabilités. Ce qui fera dire, un jour, à Jésus : «  qui m'a établi juge entre vous pour gérer votre héritage ?

Jésus ne renvoie pas la femme selon l’Écriture, Il se contente d'une remarque qui pourrait être interprétée soit comme un rejet, voire comme manière de se dédouaner, soit enfin comme un aiguillon pour sonder la personne :

Jésus répondit :« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

La Cananéenne aurait pu se révolter, insulter le Maître, rebrousser chemin et se dire,

comme nous l'aurions peut-être fait, haut et fort ,:  « ils sont tous pareils !
C'est dans le besoin qu'on voit la qualité de ceux qui sont portés au pinacle etc » Rien de cela chez cette femme, elle croit fermement que Jésus peut faire quelque chose, elle s'humilie et mieux encore que l'ami importun, elle vint se prosterner devant lui en disant :« Seigneur, viens à mon secours ! »  Cette   femme est sincère, elle croit vraiment ce qu'elle a entendu dire, Se prosterner, c'est s'incliner visage vers le bas devant quelqu'un en signe de profond respect, de dévotion, d'adoration, d'humilité, de soumission ou d'obéissance. Se prosterner devant quelqu'un c'est reconnaître sa supériorité, son autorité, éprouver un amour intense et lui offrir avec une très grande humilité un signe d'hommage et d'adoration. C'est une attitude que nous adoptons en général quand nous prions avec sincérité.(notes) pourtant , Jésus va la pousser jusque dans ses derniers retranchements, Il va même tenter de la piquer à vif , tout en sachant ce qu'il veut lui permettre d'exprimer., Jésus est en train de sonder la pureté de sa foi Il répondit :« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » A cette époque, certains qualifiaient les Païens de « chiens », ils les déconsidéraient , ils les considéraient comme si peu spirituels que le simple fait de se trouver en leur présence pouvait rendre une personne impure d'un point de vue religieux.

La suite nous fait sourire et nous rend admiratifs, elle nous décontenance ! La Cananéenne ne désarme pas, elle nous désarme! Nous restons pantois devant une telle opiniâtreté ! Elle reprit :« Oui, Seigneur ;mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Qu'importe pour elle, le rejet, le regard hautain, la qualité des mots ! Que le ruban ficelant le cadeau soit doré ou délavé , l'important, c'est le résultat. Cette femme sait, croit qu'il y a un avenir pour ce qui lui est le plus cher au monde, on pourrait lui marcher dessus, la rouer de coups : une seule chose compte et, femme, petit chien si on veut, elle traverserait le feu pour cela : que sa fille vive , qu'elle soit libérée ! la réputation, le « qu'en-dira-t-on, rien ne compte en dehors de la guérison de l'enfant chérie. Jésus peut donc trouver d'autres arguments, elle n'entend plus ,petit ou grand chien , elle ne Le lâchera pas lâchement ! Tout cela Jésus l'entend, Il est touché comme auprès de la veuve de Naïm, des sœurs de Lazare et Il répond sans plus attendre, à cette vraie maman :

Jésus répondit :« Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Il ne pouvait en être autrement, Jésus ne laisse pas nos demandes sans réponse, Jésus entend le cri du malheureux Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte Quand un malheureux crie, le Seigneur entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. Ps 34,5.

Ne dit-il pas je suis venu pour les malades les pécheurs :Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu Mt 9,13 ailleurs, je suis venu chercher ce qui était perdu Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Jn 3,17

Le voleur ne vient que pour dérober , égorger et détruire moi je suis venu, pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. Jn 10,10

et encore, j'ai été envoyé aux brebis perdues d'Israël : allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Mt 10,6

Jésus n'abandonne personne, Jésus vient sauver chaque personne « petit ou grand chien » , Jésus ne fait pas de différence, pour Lui, il y a l'humain et pour un seul Il donne sa vie!. Notre salut est entre nos mains, à nous d'accepter ou pas, à nous de choisir: je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie. (Dt 30, 19-20)

L'important, c'est la foi, la foi explose tout, à Cana , les serviteurs ont fait confiance et ils ont vu l'inimaginable, au chef de la Synagogue, Jésus dira , devant l'impossible : »Ne crains pas, crois seulement. Mc 5 et l'impossible est devenu possible. Chers amis, cette Cananéenne tenace, pugnace, n'a rien lâché comme nous dirions aujourd'hui et sa fille « a vu, elle aussi » le salut de Dieu ! Crois seulement , comme cette autre femme, touche le manteau de Jésus, et tu seras dans l'allégresse .




Je te dis que si tu crois

Je te dis que si tu crois

tu verras la gloire de Dieu

Je te dis que si tu crois,

Tu verras la gloire de Dieu.

Tu verras la gloire de Dieu,

Tu verras la gloire de Dieu,

Je te dis que si tu crois,

Tu verras la gloire de Dieu.

Auteur : anonyme

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4)

L'Ermite


vendredi 7 août 2026

AUSSITÔT, JÉSUS ÉTENDIT SA MAIN

 

XIX e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A




(Mt 14, 22-33)



Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent « C’est un fantôme. »
Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla :« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »Pierre prit alors la parole :« Seigneur, si c’est bien toi ,ordonne - moi de venir vers toi sur les eaux. »Jésus lui dit :« Viens ! »Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria :« Seigneur, sauve -moi ! »Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit :« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba .Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »



Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Jésus ne se sépare de Ses disciples que pour mieux se recueillir et se retrouver un moment avec Son Père dans un cœur à cœur qui ne peut que Le remplir de joie.

Le soir venu, il était là, seul. Jésus, on s'en doute, apprécie ce moment de solitude, loin du bourdonnement de la foule et, peut-être des questions des disciples .Le fait d’avoir multiplié les pains, cela venait de Dieu ; le fait qu’il ait prié, cela était humain, non pas qu’il en eût besoin, mais pour donner l’exemple. En effet, toute action du Christ est un enseignement pour nous. Jn 13, 15 : Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme j’ai fait. Et il nous donne l’exemple comment prier : pour prier, le repos de l’esprit, l’élévation et la solitude sont nécessaires. Le repos est indiqué : QUAND IL EUT RENVOYÉ LA FOULE, qui représente les pensées troublantes avec lesquelles un homme ne peut pas prier. C’est pourquoi [le Seigneur] enseigne à fermer les portes de notre cœur, plus haut, 6, 6 : Lorsque tu pries, entre dans ta chambre, etc. Aussi, l’élévation. Lm 3, 28 : Il siégera seul et s’élèvera au-dessus de lui-même. Aussi, la solitude. Os 2, 14 : Je la mènerai au désert et je parlerai à son cœur. Par la montagne, on entend le ciel. En effet, il n’y a rien de plus élevé que le ciel. Après avoir renvoyé les foules, c’est-à-dire après avoir renvoyé ce qui est mortel, il alla vers le ciel, et lui seul y monta, et par sa propre puissance. Mi 2, 13 : Il est monté devant pour ouvrir le chemin. De même, il est monté pour prier. He 7, 25 : Montant de lui-même. Mais ici semble se poser une question, car Jean semble dire qu’il mena les foules sur la montagne, comme on lit en Jn 6, 3 ; mais ici, on dit qu’après avoir nourri les foules, il gravit la montagne. La réponse est qu’il mena [les foules] vers la montagne, mais qu’après, il monta vers un endroit plus élevé. Se pose aussi une autre question, car on trouve en Jn 6, 15 qu’il s’enfuit, parce qu’on voulait le faire roi. Mais ici, on dit qu’il monta pour prier. Augustin dit que ce peut être la même cause qui le fit fuir et [le conduisit] à prier. Ensuite, le danger est décrit par le moment, car c’était la nuit, et, la nuit, la mer est plus dangereuse. [Matthieu] dit donc : LE SOIR VENU. Et cela signifie sa passion, car il monta seul vers sa passion. Ac 1, 9 : Sous leurs yeux, il s’éleva et la nuée le déroba à leurs Yeux. (St Thomas d'Aquin)

Pendant que Jésus prie, et alors que vient la nuit, les apôtres voguent , ils n'avancent guère apparemment, parce que des vents contraires freinent la progression et chahutent la fragile embarcation. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Et voilà que vers la fin de la nuit Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Là encore nous comprenons leur émoi et leur réaction :Ils dirent « C’est un fantôme. »L'inattendu de la situation explique les remarques et les cris qui s'ensuivent :Pris de peur, ils se mirent à crier là encore, nous n'aurions pas agi différemment. Qui de nous marcherait sur les eaux pour rejoindre des amis en balade ? Il y a de quoi se laisser surprendre et s'affoler! Qu'un doute s'installe c'est plutôt bon signe! Ce comportement révèle que les apôtres réfléchissent, ils n'agissent pas à la légère, ne se laissent pas raconter n'importe quoi , et ne sont pas prêts à suivre le premier venu capable de les détourner de leur mission, de leurs choix, de les entraîner pour une aventure qu'ils regretteraient ensuite ! ! Lucide sur les possibles méprises, Jésus ne tarde pas à se manifester :.Mais aussitôt Jésus leur parla :« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur! Ce n'est pas le doute qui aurait été répréhensible mais l'absence de discernement. Il en est de même dans notre vie de foi, douter nous conduit à approfondir les raisons de nos engagements, leurs fondements. Le doute nous fait grandir, resserre nos liens avec Jésus, le Véridique. Le doute révèle aussi nos failles, Thomas doute parce qu'il n'a pas vu comme ses frères le Christ ressuscité, il le dit simplement et quand Jésus se manifeste, il est guéri et tombe en adoration devant l'Homme - Dieu «  Mon Seigneur et MON DIEU ! » Jésus, d'ailleurs, n'émet aucun reproche, Il parle et Sa Parole est rassurante, elle invite à la confiance, Il précise « c'est moi »!Ah le poids de ces deux petits mots ! Ne révèlent - ils pas une douce familiarité , une intense fraternité , ? C'est moi, Celui dont vous partagez le quotidien depuis plusieurs mois, c'est moi, votre ami, votre frère! Ces deux petits mots sont magiques, ils apaisent toutes nos tempêtes ! Bien des saints ,Ste Catherine de Sienne, St Jean de la Croix, Ste Thérèse d'Avila, au cœur des tempêtes de leur vie spirituelle ont été rassurés par cette voix reprenant ces deux petits mots rassurants : « C'était moi »

Cependant, Pierre le fougueux, mais aussi le responsable de l'embarcation, celui à qui Jésus dira prochainement «Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église» veut s'assurer de façon indubitable qu'il ne s'agit pas d'une entourloupe du Malin, Pierre tient à vérifier. Il a compris et vu, que le Maléfique est susceptible de roueries exceptionnelles, de singeries aussi , Pierre tente une ultime identification : Pierre prit alors la parole :« Seigneur, si c’est bien toi, ordonne - moi de venir vers toi sur les eaux. » Pierre sait que les eaux grouillent d'esprits maléfiques, il sait que le Satan n'a d'autre pouvoir que celui auquel le Père consent, Il croit fermement que sa requête confirmera ou infirmera le dire de l'interlocuteur qui ne se fait pas prier , un seul mot

suffit :Jésus lui dit :« Viens ! » Un seul mot, un ordre : « Viens » , il n'en faut pas plus , mais il faut entendre la voix de l'Ami, et Son soutien pour permettre à Pierre de retrouver son audace naturelle Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Jésus rend Pierre capable de l'impossible, Jésus nous rend capable de l'impossible, Il nous donne force, confiance, abandon, parce que nous savons ,que le véritable « acteur » c'est Lui, Jésus , mais il suffit d'un grain de sable, d'un minuscule événement, pour nous faire reprendre les commandes et tout capote. C'est encore ce qui arrive à Pierre, d'abord établi dans la confiance, un coup de vent plus violent et, patatras, Pierre cède à la peur, il oublie la Présence forte et aimante de Jésus , Pierre regarde le danger, au lieu de regarder Jésus et il perd son bel abandon :Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria :« Seigneur, sauve - moi ! » Pierre a, heureusement, le bon réflexe , il crie vers Son Seigneur et Maître ! Quand un pauvre appelle, le Seigneur entend dit le psaume : « Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. Ps 33,7 Est-ce notre manière d'agir ? Quand plus rien ne va, quand nous avons le sentiment de couler dans notre vie, vers qui nous tournons - nous ? Vers une voyante ? Un coach ? Un médicament, un psychiatre, psychologue, l'alcool ?ou tout autre expédient ? Ou bien prenons - nous le temps de nous poser, de prier et de crier vers le Seigneur ? Les psaumes sont un excellent médicament :Psaume 118 : Enseigne - moi, Seigneur, la voie de tes volontés. Psaume 120 : D'où le secours me viendra-t-il? Psaume 137 : N'arrête pas l'œuvre de tes mains. Psaume 148 : 129 :Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Psaume 70 :“Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Etc

Apprenons, dans ces moments , à nous laisser saisir par la main tendue d'un ami, d'un frère, d'une sœur, Jésus nous parle, Jésus nous rejoint par nos frères aujourd'hui ! Et pas nécessairement par quelqu'un d'expérimenter, de catholique, de tout proche ! Ce peut même être un enfant qui soufflera les mots de la tendresse et redonnera du courage !

C'est la réaction de Pierre :Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit Jésus, ne nous abandonne JAMAIS, ouvrons les yeux de notre cœur, pour reconnaître Sa PRÉSENCE agissante dans notre vie ! Jésus mettra sans doute le doigt où le bât blesse, comme Il le fit pour Pierre , pour apaiser notre affolement, Il nous fera comprendre comme Il dit : à Pierre« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » pour nous permettre de prendre conscience, de nos limites, de notre fragilité, de notre besoin de nous tenir en Sa Présence, de garder notre regard fixé sur Lui, ancré en Lui :

ayant les regards sur Jésus, He 12,2

Quand Jésus est présent, tout s'apaise, les vents violents se taisent, le trouble disparaît, les montagnes d'obstacles deviennent des broutilles, la paix s'installe et demeure ,Thérèse d' Avila disait : "Que rien ne te trouble, que rien ne t'épouvante, tout passe. Dieu ne change pas, la patience obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit."

Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

Jésus et Pierre montent dans la barque, la tempête s'apaise, les disciples retrouvent la paix, la confiance, ils tombent en adoration, comme Thomas le fera après la Résurrection ::« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » «  Mon Seigneur et mon Dieu ! » c'est le même cri ! C'est le même abandon ! C'est la remise de soi ! Le silence de l'émerveillement est la seule réponse qui parle !



Il suffit d’être et vous vous entendrez
Rendre la grâce d’être et de bénir ;
Vous serez pris dans l’hymne d’univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.

Jésus marchant sur les eaux

1.

Il faisait nuit et, battu par l’orage,

Le frêle esquif luttait contre les flots.

Le vent toujours l’éloignait de la plage

Et rendait vain l’effort des matelots.

Quand, tout à coup, au fort de la tourmente,

Tous ont cru voir de leurs yeux effrayés,

Dans les embruns, telle une ombre inquiétante,

Quelqu’un marche sur les flots irrités.

2.

Mais, oh ! bonheur ! une voix bien connue

Des passagers a dissipé l’effroi ;

L’ombre s’efface et Jésus à leur vue

S’offre et leur dit : « Rassurez-vous, c’est moi ».

« Maître, permets que jusqu’à toi sur l’onde

Je marche aussi », dit Céphas plein d’ardeur.

« Viens ! » dit Jésus, et sur la mer profonde,

L’heureux disciple approche du Seigneur.

3.

Mais au fracas du vent, de la tempête,

Au bruit du flot qui roule et rebondit,

L’effroi le gagne, il hésite et s’arrête ;

Il a douté, sa foi s’évanouit.

Jésus entend ses accents de détresse,

Lui tend les bras et calme son émoi.

Que son reproche est mêlé de tendresse,

Quand il lui dit : « Pourquoi manquer de foi ? »

4.

Bientôt Jésus entre dans la nacelle,

Et le vent cesse, et les flots sont calmés ;

Le Maître est là ; plus de foi qui chancelle,

La paix descend dans les cœurs alarmés.

Qu’ainsi, Seigneur, pendant les jours d’orage

Je me confie en ton puissant secours,

Et que ta paix, jusqu’au bout du voyage,

Ô mon Sauveur, m’accompagne toujours !



L'Ermite

vendredi 31 juillet 2026

ILS MANGÈRENT ET ILS FURENT RASSASIES


XVIII e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A




(Mt 14, 13-21)


Quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste,il se retira et partit en barquepour un endroit désert, à l’écart.Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.    En débarquant, il vit une grande foule de gens ;il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.    Le soir venu,les disciples s’approchèrent et lui dirent :« L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée.Renvoie donc la foule :qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »    Mais Jésus leur dit :« Ils n’ont pas besoin de s’en aller.Donnez-leur vous-mêmes à manger. »    Alors ils lui disent :« Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »    Jésus dit :« Apportez-les moi. »    Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe,il prit les cinq pains et les deux poissons,et, levant les yeux au ciel,il prononça la bénédiction ;il rompit les pains,il les donna aux disciples,et les disciples les donnèrent à la foule.    Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.On ramassa les morceaux qui restaient :cela faisait douze paniers pleins.Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille,sans compter les femmes et les enfants.

Au verset précédent, les disciples de Jean font part à Jésus du décès de Jean-Baptiste, c'est sans doute la raison pour laquelle Jésus, par prudence, préfères'éloigner de cet endroit : »Quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste,il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. » C'est sans compter avec les attentes de la foule qui ne cesse de Le solliciter. La nouvelle circule vite, la foule ne reste pas inactive, elle ne craint pas la marche et se met vite en route pour Le chercher et Le trouver !Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. Les foules précèdent même le Maître. En effet : En débarquant, il vit une grande foule de gens ! Plus d'un parmi nous auraient maugréé criant à l’indiscrétion au manque de savoir vivre, de respect etc !

Que fait Jésus ? il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.Devant de telles attentes, devant tant de souffrances, Jésus ne résiste pas, IL EST SAISI DE COMPASSION Il se laisse toucher par tant de détresses et , en même temps, de confiance. Si ces personnes ont effectué semblable déplacement, avec ,en plus, de nombreux malades et infirmes, c'est qu'elles ont perçu quelque chose de l'humanité de Jésus. Lui qui, d'habitude, commence par enseigner, aujourd'hui, va à l'urgent, à l'essentiel des personnes présentes, à leur bien-être : comment pourraient-elles écouter si les corps sont épuisés.Jésus s'exécute Il se mit à guérir!

L'enseignement de ce premier verset n'est-il pas à notre adresse ? Avant de demander un service, de confier un travail, de réclamer une aide, avons-nous le souci de la personne que nous voulons solliciter ? Nous inquiétons-nous de ses capacités physiques, de sa propre charge de travail ? Au sein de notre propre famille, quelle est notre comportement ? Suis-je de ceux qui se font servir, est-ce que je , je cherche à participer pour permettre à chacun un juste repos, y compris à l'employé ?

La foule devait être bien nombreuse puisque , Le soir venu,les disciples s’approchèrent et lui dirent:« L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée.Renvoie donc la foule :qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »

Les Apôtres, qui, pour le moment regardent agir Jésus, constatent Son investissement, admirent très certainement Son souci de l'autre, mais ils restent réalistes . Ils voient venir la nuit et s'inquiètent du repas ...Ils optent pour la solution la plus simple, la plus facile de leur point de vue, et tentent une démarche réaliste auprès de Jésus, supposant qu'Il ne voit rien d'autre que des gens à guérir oubliant la restauration  indispensable ! Ils tentent une démarche bien concrète espérant ramener Jésus à la réalité de la situation, à l'urgence du moment. Jésus ne s'offusque pas , Il reçoit l'information qu'Il a Lui-même mesurée, l'accueille et va tenter de bousculer , tout en douceur, l'esprit de Ses disciples .

Dans notre monde du « service rapide » qu'il soit alimentaire, vestimentaire, et autres, nous avons quelques questions à nous poser pour sonder notre capacité à faire face aux situations les plus urgentes, les plus déstabilisantes, en payant de notre personnes au lieu d'utiliser le tout prêt ? Apprenons-nous à nos enfants, nos jeunes, à chercher et trouver des solutions , à s'investir personnellement, à réfléchir pour aller au bout de leurs possibilités au lieu d'acheter le prêt à utiliser qui ne nécessite aucun effort, C'est la réponse de Jésus qui va d'ailleurs surprendre les apôtres :

Mais Jésus leur dit :« Ils n’ont pas besoin de s’en aller.Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Nous imaginons aisément la tête des apôtres : chacun regarde son voisin, se gratte la tête, serre les dents, pense mille et une choses inavouables comme cela peut nous arriver, interroge du regard,tente de trouver une solution quand le regard se pose sur ce qu'ils pensaient garder pour eux, n'avaient-ils pas pris des précautions pour assurer leur petit repas entre frères ? Ils osent une proposition qui leur semble dérisoire, mais Jésus, à nos côtés, n'est- il pas le Maître du dérisoire ? Avec « rien » n'a-t-Il pas fait jaillir l'univers ? Les apôtres tentent une réponse, espérant décourager Jésus placé face à l'évidence du « manque absolu » de moyens et continuent secrètement d'espérer une soirée seuls avec le Maître ! Alors ils lui disent:«Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »

Reconnaissons que cinq pains et deux poissons pour nourrir une foule c'est dérisoire, nous n'aurions pas fait mieux ! Les apôtres n'ont pas encore compris que Jésus est le Maître de l'Impossible , Celui qui a créé le monde avec Rien ! Ils ne se souviennent pas non plus de la provocation du Malin qui proposait à Jésus de transformer des pierres en pain ! Si le Satan propose cela, c'est qu'il s'interroge sur l'identité de Jésus, il oublie ou refuse de croire que Jésus n'agit jamais pour la gloriole, la fanfaronnerie, le faire-valoir, mais par amour !Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur, s'étant approché, lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.Jésus répondit: Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mt 4, 2

Dans la situation qui nous intéresse, Jésus voit une foule en souffrance, une foule en attente, une foule qui espère, Il n'a pas le cœur de la renvoyer pour passer seulement un bon moment fraternel avec ceux qu'Il a choisis et qui aspirent à un moment de détente après cette journée harassante. Jésus voit l'urgence de l'Annonce, l'importance de la formation de ses frères, de ceux qu'Il a choisis et qu'il enverra le moment venu ! Ceux à qui Il confiera les Clefs du Royaume ! Jésus veut leur apprendre à tout donner à ne rien garder , la vocation c'est cela : tout donner Ne retenez pour vous rien de vous, afin que vous reçoive tout entiers Celui qui se donne à vous tout entier » disait St François d'Assise, et se donner soi-même jusqu'à l'extrême, c'est le choix des saints et parce qu'ils ont été appelés, les apôtres doivent devenir des saints et ils le deviendront tous, à l'exception de celui qui a douté de la miséricorde divine .Ils se doivent d'imiter le Saint par excellence qui leur demande de sacrifier le Rien qu'ils ont en réserve :

Jésus dit :« Apportez-les moi ; Jésus ne perd pas de temps à moraliser, à discutailler, à tergiverser, Il prononce trois mots qui ne demandent pas de réflexion pas de réplique non plus, pas de « oui mais... » uniquement une exécution immédiate, d'autant qu'Il enchaîne :

ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe,il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel,il prononça la bénédiction ; deux remarques :

Jésus prend les pains lève les yeux au ciel , prononce la bénédiction

Pendant le repas, Jésus prit du pain Il prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, ( récit de l'Institution) nous ne sommes pas loin de ce qui se passera lors de l'Institution de la Très Sainte Eucharistie, les disciples seront moins surpris lors de cet immense événement, où Jésus se donnera Lui-même à manger et demandera solennellement à Ses apôtres d'agir de la même manière faites ceci en mémoire de moi. Faut-il voir dans cette multiplication des pains une pédagogie du Seigneur qui prépare Ses apôtres à ce qui suivra ?

Jésus lève les yeux au ciel ne révèle t-Il pas ici ce qu'Il déclare souvent en montrant que tout ce qu'Il accomplit est en parfaite union avec le Père ? Le Père et moi nous sommes UN Jn 17, Le Fils ne fait rien qu'il ne voie faire au Père Jn 5 En levant les yeux, Jésus invoque le Père et fait ce que le Père fit pour le peuple affamé, dans la désert, lorsqu'il envoya la manne

puis

il rompit les pains,il les donna aux disciples,et les disciples les donnèrent à la foule Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Nouveau rapprochement avec l'Institution il rompit les pains, autre rapprochement :il les donna aux disciples Cette multiplication n'est-elle pas préfiguration de l'Institution de la Très Sainte Eucharistie qui depuis ce Jeudi Saint dans la chambre Haute, nourrit notre Église ?

N'est-ce pas aussi l'accomplissement de la Prophétie d'Isaïe de notre Première Lecture de ce jour ? Jésus n'est-Il pas venu accomplir la Loi et les Prophètes ?

Ainsi parle le Seigneur :
    Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
    Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,

vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,

vous vous régalerez de viandes savoureuses !
    Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David
.Is 55

On ramassa les morceaux qui restaient :cela faisait douze paniers pleins.Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille,sans compter les femmes et les enfants.Douze paniers de réserve , un panier pour chaque apôtre, pourraient-ils regretter d'avoir remis leurs cinq pains et leurs trois petits poissons au Maître ? Qu'avons-nous à craindre ?

Donnez et on vous donnera: on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis. Lc 6

Il leur répondit: «Que celui qui a deux chemises partage avec celui qui n'en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même.»Luc 3:11

Jésus lui dit: «Si tu veux être parfait, va vendre ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi.» Mt 19

Demandons au Seigneur, la grâce de garder nos cœurs ouverts, nos regards perspicaces et bienveillants, nos mains fraternelles ,nos maisons accueillantes,afin de ne laisser aucun frère sur le bord du chemin ! Tout homme est mon frère, tout homme est à l'image de Dieu !


La multiplication des pains

Auteur : Mannick

Compositeur : Michel Wackenheim

1
La foule était immense,
Autour de lui,
Ils étaient des milliers…
Tous ceux que l'espérance
Avait conduits
Vers Jésus, l'Envoyé.
Jésus qui parlait d'un Dieu Père,
Son père à lui !

2
Déjà, tous les malades
Et les boiteux,
Qu'il venait de guérir,
Au flanc de la montagne
Étaient nombreux,
Sans manger, sans dormir,
Pour l'écouter parler du Père,
Son père à lui !

3
Plus de quatre mille hommes
Ont pu manger
Les poissons et les pains
Portés par les apôtres
Aux affamés
De Parole et de pain,
Quand Jésus parlait de son Père,
Son père à lui !

REFRAIN
Alors, il a multiplié
Des poissons et des pains
Pour que chacun soit rassasié.
Il a multiplié
Des poissons et des pains
Pour que chacun mange à sa faim !


L'Ermite