vendredi 28 août 2026

PERDRE SA VIE


XXII e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 16, 21-27)


Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches :« Dieu t’en garde, Seigneur !cela ne t’arrivera pas.  Mais lui, se retournant, dit à Pierre :« Passe derrière moi, Satan !Tu es pour moi une occasion de chute :tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 Alors Jésus dit à ses disciples :« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu’il me suive.    Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ?Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ;alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Dimanche dernier, à Jésus qui demande à Ses apôtres «  pour vous, qui suis-je ? »Pierre répond, sans hésitations :« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Jésus s'empresse à Son tour de renvoyer la balle, si j'ose dire :« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. !Jésus remet Pierre à sa juste place : celle de créature, de disciple qui reçoit tout . Il ne peut tirer aucune satisfaction de cette révélation fulgurante , comme Celui, qu'il vient d'identifier devant ses frères, il ne peut rien faire ni savoir par lui-même Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j'entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Jn 5,30 dit Jésus, et Pierre pas davantage , et toi mon frère, ma sœur, et moi non plus , tout nous est donné pour tout communiquer aux hommes et aux femmes de notre temps qui veulent se laisser rencontrer par Dieu, car c'est toujours Lui, Dieu, qui a l'initiative , d'une façon ou d'une autre. Ce que nous recevons du Seigneur c'est pour le mettre au service de l'humanité ! Ce qui faisait dire à St François d'Assise qui l'avait bien compris : « ne gardez pour vous rien de vous, afin que vous reçoive tout entier, celui qui se donne à vous tout entier »

Jésus n'hésite pas un instant, en présence de cette illumination de reconnaître en Pierre, celui que le Père a choisi pour continuer l’œuvre initiée par Son Bien-aimé Fils :Et moi, je te le déclare :Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Oui, mais en recevant ce « pouvoir des clefs » Pierre ne perçoit pas que Jésus prépare son départ, il n'imagine pas encore que Jésus puisse les quitter et, de plus, dans un scénario catastrophe. C'est pour lui impensable, ce qui induit sa violente réaction quand Jésus


,dans la foulée de la Profession de Foi de l'apôtre  
commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens ,des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. La réaction de l'apôtre fuse comme une bombe dirions - nous familièrement ! Cette perspective lui est inconcevable. Il est impensable pour lui, que le Seigneur disparaisse et encore moins dans la violence Peut-être même envisage -t-il secrètement comme beaucoup que Jésus va mettre de l'ordre dans la situation politique du moment, mettre dehors l'occupant et régner !

.Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches :« Dieu t’en garde, Seigneur !cela ne t’arrivera pas Il est impossible pour Pierre et pour bien d'autres que le Messie de Dieu, l'Oint ( Christ signifie oint) du Seigneur de l'Univers disparaisse de la sorte, l'idée seule lui est insupportable  et il l'exprime. Nous sommes en présence de deux points de vue diamétralement opposés, Bien que promu chef de l’Église naissante Pierre doit encore apprendre ce que signifie :

Nul ne peut servir deux maîtres: car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou

Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ; un homme, l'ayant trouvé le recacha et, dans sa joie, s'en alla vendre tout ce qu'il avait et acheta ce champ.

Les apôtres perçoivent bien un autrement, un autre chose, mais, sans doute, plus triomphal , plus glorieux que cette annonce . Jésus se charge de clarifier et de faire descendre Pierre de ses rêve de grandeur :

se retournant, Jésus dit à Pierre « Passe derrière moi, Satan !Tu es pour moi une occasion de chute :tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » En voulant protéger Jésus de la souffrance, Pierre se place du côté de l'ennemi numéro un:, le tentateur des quarante jours dans le désert . Il montre clairement le genre de Messie qu'il attend , il est encore du côté de ceux qui attendent un Messie triomphant, un Messie guerrier, puissant ..Jésus lui dit clairement qu'il va devoir convertir son regard et, surtout son cœur !Il poursuit  en s'adressant au collège tout entier  à nous également :

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu’il me suive.    Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ?Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ;alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Suivre Jésus, recevoir le « pouvoir des clefs » n'est pas de l'ordre de la domination, du pouvoir , c'est un renversement total des valeurs où le plus grand doit se faire tout petit, où le Maître se fait serviteur  le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Lc 22, c'est entrer dans un mode à qui perd gagne ! C'est accepter de s'en remettre à un Autre que soi, un Autre qui guide nos pas, à qui on s'abandonne totalement, de qui on se reçoit et on reçoit sa mission ! Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j'entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Jn 5!

C'est s'oublier, se perdre pour trouver le vrai soi-même, celui qui regarde Jésus et devient un autre Jésus ! Ce n'est pas amasser des biens, de l'argent, avoir un énorme compte en banque , c'est, au quotidien apprendre à aimer Jean 13:34 Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. et, aimer c'est s'oublier, c'est permettre à l'autre d'exister, c'est aller jusqu'au don de soi, de sa vie

même, pour ses frères, comme Jésus en montre le chemin. A notre arrivée dans le Royaume , il ne nous sera pas demandé, avec combien de villas arrives-tu, combien de comptes en banque, quelle garde robe, non ! La seule question qui intéresse L’Amour – Dieu est Amour écrit St Jean) c'est : as-tu aimé ?

Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim, ou avoir soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté? " Alors il leur répondra: " En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. " Et ceux-ci s'en iront au supplice éternel, et les justes à la vie éternelle. Mt 25

En effet, dit Dieu dans Isaïe 55, vos pensées ne sont pas mes pensées et mes voies ne sont pas vos voies, Le ciel est bien plus haut que la terre. De même, mes voies sont bien au-dessus de vos voies, et mes pensées bien au-dessus de vos pensées ! Pierre et soi-même, devons apprendre à penser autrement, choisir autrement, à voir autrement, à mesurer autrement ! Notre Dieu ne cesse de nous surprendre, de nous apprendre ! Dieu ne cesse jamais de nous malaxer, de nous façonner, de nous pétrir, pour nous rapprocher du modèle Jésus ! Nous resterons toujours en deçà, parce que « Dieu est Dieu » , écrivait Olivier Clément , nous sommes Ses créatures , belles, mais jamais comme le plus beau des enfants des hommes !Tu es le plus beau des fils de l'homme, La grâce est répandue sur tes lèvres: C'est pourquoi Dieu t'a béni pour toujours. Ps 45,2


Perdre sa vie -

(Commission Francophone Cistercienne)

Compositeur : Joseph Gelineau

STANCE
Perdre sa vie pour accueillir le Christ,
se livrer au Christ pour rencontrer le Père,
se trouver soi-même comme un don de Dieu.

REFRAIN
Je te suivrai, Jésus, montre moi le chemin.

VERSETS
1
Qui aime son père et sa mère plus que moi
N'est pas digne de moi.
2
Qui refuse de prendre sa croix
N'est pas digne de moi.

3
Qui perd sa vie à cause de moi
La gardera.



L'Ermite

samedi 22 août 2026

JE TE DONNERAI LES CLEFS DU ROYAUME


XXI e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A




(Mt 16, 13-20)


Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples :« Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »    Ils répondirent :« Pour les uns, Jean le Baptiste ;pour d’autres, Élie ;pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »Jésus leur demanda :« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.    Et moi, je te le déclare :Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.   Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.


En relisant cet évangile aujourd'hui, je me suis interrogée sur la raison qui a conduit Jésus à poser ces deux questions à Ses Apôtres dans ce lieu si éloigné de Capharnaüm où nous avons l'habitude de Le voir . Oui, pourquoi Césarée-de- Philippe et pas un endroit plus familier ? Césarée est à 10 heures de marche des lieux où nous rencontrons Jésus habituellement ! Alors comme Jésus, j'ai interrogé sinon Jésus, du moins des Historiens et j'ai trouvé cet article écrit par le Père Dinh Anh Nhue Nguyen, o.f.m. Conv., secrétaire général de l'Union pontificale missionnaire, et je vous le communique en espérant qu'il vous intéressera .

Pourquoi une profession de foi dans la région de Césarée-de-Philippe ?

Seuls les évangélistes Matthieu et Marc indiquent le contexte géographique de cet épisode : « dans la région de Césarée-de-Philippe ». Il s’agit d’une ville de style gréco-romain reconstruite par le tétrarque Philippe en l’honneur de l’empereur César-Auguste sur un lieu appelé auparavant Panea (en l’honneur de Pan, divinité de la nature sauvage). (Flavius Josèphe, l’historien juif au premier siècle, mentionne la ville avec le nom de Caeserea Panias). L’archéologie moderne a trouvé les restes du sanctuaire de cette divinité grecque et, comme dans toute ville gréco-romaine, nous pouvons aussi imaginer l’existence dans cette zone d’autres autels dédiés à d’autres divinités, de différents monuments « sacrés », comme saint Paul en a rencontré à Athènes (cf Ac 17,23). Il y a ici un contexte géographique particulier qui reflète le paganisme de l’époque par lequel les gens croyaient en différents dieux selon leurs inclinaisons religieuses ou leurs besoins. Nous trouvons donc Jésus et les disciples dans la zone païenne à la frontière de la partie septentrionale de la Galilée. (Dimanche dernier nous les avons vu dans la zone de Tyr et de Sidon à la rencontre de la femme cananéenne).

De plus, la région de Césarée-de-Philippe se trouve aux pieds du mont Hermon et d’une des sources du Jourdain. Dans cette zone il y a une concentration de figuiers, que l’on peut encore voir aujourd’hui, en pèlerinage dans le Parc-Réserve naturel de Banias. Le figuier, avec son tronc robuste et haut (jusqu’à 8 mètres) et avec ses feuilles larges, offre un refuge de fraîcheur contre la chaleur du soleil. C’est ainsi que s’asseoir sous le figuier et la vigne sera un signe du temps messianique (cf. Mic 4,4).

Un tel contexte géographique nous semble crucial pour comprendre pourquoi Jésus a emmené les disciples aussi loin de leurs bases de Capharnaüm (au moins 10 heures de marche), pour leur faire une demande fondamentale sur son identité. Quelle que soit la manière et indépendamment du regard avec lequel les gens considéraient Jésus dans un monde contemporain comportant un pluralisme de dieux et de croyances religieuses, les disciples sont appelés désormais à professer leur foi en Jésus comme le seul et unique Messie du Dieu d’Israël, du seul vrai Dieu.

On comprend que cette question est toujours actuelle dans notre monde moderne. Chaque disciple du Christ est appelé aujourd’hui à professer sa foi profonde en lui, comme Pierre et les autres disciples, au milieu de nombreuses opinions différentes concernant sa personne. Et cette prise de position claire est fondamentale pour témoigner et partager la foi avec les autres.

  1. « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »

La profession de foi de Pierre dans l’évangile de Matthieu complète et en même temps explicite les autres formes plus simples rapportées par les évangélistes Marc (« Tu es le Messie ») et Luc (« Tu es le Messie de Dieu »). Pour approfondir plus avant le contenu de cette profession, je vous renvoie aux différents ouvrages de christologie.

En premier lieu, Jésus est annoncé comme étant le Christ, ce qui signifie le Messie en hébreu, ce qui veut dire « l’oint ». C’est donc l’Oint de Dieu, annoncé par les prophètes des temps anciens et qui était attendu et espéré par le Peuple élu à la fin des temps. Alors que dans l’histoire d’Israël plusieurs rois, prêtres et même dans certains cas des prophètes étaient les oints de Dieu, la réponse de Pierre à Jésus souligne l’identité singulière de Jésus en tant que Messie, l’Oint des oints, l’unique et définitif, envoyé par Dieu pour sauver son peuple. De plus, dans les mots de Pierre, nous entrevoyons non seulement une affirmation de type intellectuel mais surtout une expression d’adhésion à la personne de Jésus en tant que Christ dans lequel les apôtres se confient désormais et en qui ils mettent toute leur espérance. Il est donc « Celui qui doit venir » dans le monde, comme cela s’est révélé à Jean Baptiste en prison ou comme le déclarera Marthe dans l’évangile de Jean : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » (Jn 11,27). Avec la venue de Jésus le Christ-Messie s’ouvre pour le Peuple élu et pour le monde entier l’ère messianique annoncée et attendue, dans laquelle chacun s’assied sous la vigne et le figuier, pour reprendre l’image employée par les prophètes précédemment.

En second lieu, en professant que Jésus est le Fils du Dieu vivant, Pierre déclare sa foi dans la nature divine particulière de Jésus en lien avec le Dieu unique d’Israël, celui qui s’est révélé à Moïse simplement comme « Je suis », celui qui est. Pour ce titre aussi, déjà dans la tradition biblique juive, on appelait « fils de Dieu » les anges et différents hommes. Cependant, comme le relève le Catéchisme de l’Église catholique, dans cette profession de Pierre on reconnaît « le caractère transcendant de la filiation divine du Messie Jésus » (no. 442-443). C’est tellement vrai que dans l’évangile de Jean, Pierre déclarera au nom du petit groupe des quelques qui sont restés avec Jésus pendant ladite crise de Galilée, lorsque « beaucoup de ses disciples rebroussèrent chemin et n’étaient plus avec lui », après le discours « difficile » « Je suis le pain de la vie » : « Nous

croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » (Jn 6,69). De la même manière, l’unicité de Jésus, Fils de Dieu, est souligné avec l’expression « Fils unique du Père » ou simplement le Fils. Il faut ajouter que dans cet épisode de l’évangile rapporté par Marc, la transcendance divine semble liée implicitement au titre « Le Fils de l’homme » que Jésus a utilisé pour lui-même en demandant aux siens au début : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? »

  1. « La puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle »

Parmi les évangélistes, seul saint Matthieu rapporte la réponse de Jésus à Pierre après la profession de foi de ce dernier. Tout d’abord, nous notons le caractère particulier du langage de Jésus dans cette louange à Pierre. D’un côté on voit dans le discours l’abondance d’expressions juives reprenant la forme des béatitudes (heureux sois-tu, Simon…) « ni la chair, ni le sang… » (la nature humaine), le binôme lier-délier (pour indiquer le pouvoir total comme dans Is 22, 19-23 de la première lecture) le jeu de mots basé sur le nouveau nom de Simon comme « Céphas » – pierre, rocher. Ça reflète un Jésus « de terrain » pour ainsi dire, avec son acuité et son mode d’expression purement hébraïque, bien enraciné dans la tradition de son peuple.

D’un autre côté, le contenu du discours laisse entrevoir un Jésus en extase, vraiment comme au moment où Il a prononcé la prière de louange à Dieu pour la révélation exclusive aux plus petits ; « Je te rends grâce, Dieu, Seigneur du ciel et de la Terre… ». On voit donc un Jésus glorieux, supraterrestre, qui avec une autorité particulière a confirmé la profession de Pierre comme la révélation de Dieu lui-même

(dénommé solennellement « Mon père qui est aux cieux») et en conséquence, il a conféré à Pierre un statut (« sur cette pierre je bâtirai mon Église ») et une mission particulière :« Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ».

Nous avons donc ici le discours d’un Jésus qui révèle son projet pour le futur « royaume des Cieux » et la construction de son Église. On note donc la relation étroite entre le Royaume des cieux et l’Église que Jésus a annoncé construire sur cette pierre qui est la personne de Simon Pierre. Le mot « église »qui vient du grec ekklesia reflète l’hébreu qahal qui indiquel’assemblée/congrégation du peuple convoquée par Dieu. Entrer dans le Royaume de Dieu signifie logiquement participer à l’église de Dieu que le Christ construit et nomme sienne.

Il faut souligner à ce propos que Jésus parle de son Église et de son action d’édification sur la pierre qui est Simon-Pierre. En d’autres termes, l’Église est du Christ qui la construit et non de Pierre qui, avec sa profession de foi, reste un instrument pour la fondation de celle-ci. On se rappelle que le Christ lui-même est perçu comme le rocher et en tant que tel, il n’y a aucun fondement si ce n’est le Christ lui-même. Ainsi il faut comprendre les mots de Jésus à Pierre dans un sens inclusif : pour l’édification de l’Église, Pierre sera la pierre en Christ – l’unique pierre d’angle et le fondement de tout, et ça par la volonté du Christ lui-même. De cette manière, on peut comprendre que malgré la faiblesse humaine de Pierre et de tous les autres dans l’Église, les portes de l’enfer ne prévaudront par sur elle, parce que derrière Pierre et généralement derrière toute l’Église il y a Jésus, le Christ, le Fils du Dieu Vivant qui soutient autant l’un que l’autre. Du reste, Jésus a dit lui-même à Pierre et aux autres disciples avant la Passion : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pasToi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Lc 22, 31-32).

Par conséquent, dans cette perspective, voilà la belle affirmation du pape Léon le Grand († 461) ; « […] comme dure ce que Pierre a cru en Christ, ainsi dure ce que Christ a institué en la personne de Pierre […] Dans toute l’Église, Pierre proclame chaque jour : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »

Prions (prière de la collecte pour le 21 ème dimanche, Année A) : Ô Père, source de sagesse, qui dans l’humble témoignage de l’apôtre Pierre a mis le fondement de notre foi, donne à tous les hommes la lumière de l’Esprit, pour que, en reconnaissant en Jésus de Nazareth le Fils du Dieu vivant, ils deviennent des pierres vivantes pour l’édification de ton Église.

Catéchisme de l’Église catholiqueArticle 2 « et en Jésus-Christ son fils unique, notre Seigneur »

  1. Christ

436 Christ vient de la traduction grecque du terme hébreu « Messie » qui veut dire « oint ». Il ne devient le nom propre de Jésus que parce que celui-ci accomplit parfaitement la mission divine qu’il signifie. En effet en Israël étaient oints au nom de Dieu ceux qui lui étaient consacrés pour une mission venant de lui. C’était le cas des rois (cf. 1 S 9, 16 ; 10, 1 ; 16, 1. 12-13 ; 1 R 1, 39), des prêtres (cf. Ex 29, 7 ; Lv 8, 12) et, en de rares cas, des prophètes (cf. 1 R 19, 16). Ce devait être par excellence le cas du Messie que Dieu enverrait pour instaurer définitivement son Royaume (cf. Ps 2, 2 ; Ac 4, 26-27). Le Messie devait être oint par l’Esprit du Seigneur (cf. Is 11, 2) à la fois comme roi et prêtre (cf. Za 4, 14 ; 6, 13) mais aussi comme prophète (cf. Is 61, 1 ; Lc 4, 16-21). Jésus a accompli l’espérance messianique d’Israël dans sa triple fonction de prêtre, de prophète et de roi.

438 La consécration messianique de Jésus manifeste sa mission divine. « C’est d’ailleurs ce qu’indique son nom lui-même, car dans le nom de Christ est sous-entendu Celui qui a oint, Celui qui a été oint et l’Onction même dont il a été oint : Celui qui a oint, c’est le Père, Celui qui a été oint, c’est le Fils, et il l’a été dans l’Esprit qui est l’Onction » (Saint Irénée, hær. 3, 18, 3). Sa consécration messianique éternelle s’est révélée dans le temps de sa vie terrestre lors de son baptême par Jean quand « Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance » (Ac 10, 38) « pour qu’il fût manifesté à Israël » (Jn 1, 31) comme son Messie. Ses œuvres et ses paroles le feront connaître comme « le saint de Dieu » (Mc 1, 24 ; Jn 6, 69 ; Ac 3, 14).

Ajouter quoique ce soit serait prétentieux. Ce texte est complet , avec Pierre, avec les apôtres, avec tous les chrétiens du monde renouvelons notre foi en disant :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 






Jésus, tu es le Christ -

Auteur : Communauté de l'Emmanuel (L.-E. de Labarthe)



R. Jésus, tu es le Christ,
Le Fils du Dieu vivant,
Toi seul as les paroles
De la vie éternelle !
Je te suivrai, Jésus, où tu me conduiras,
Toi seul es le chemin, la vérité et la vie.

1. Prenez mon joug, vivez à mon école,
Car je suis doux, je suis humble de cœur.
Vous qui peinez, venez à moi,
Je vous soulagerai.

4. Tu as posé tes yeux sur ma misère,
M’as libéré du poids de mon péché.
Tu vois mon cœur, oui, tu sais tout,
Tu sais bien que je t’aime !

5. Jésus, mon Dieu, je t’aime et je t’adore.
Je suis à toi, Jésus, viens vivre en moi.
Que ton amour brûle en mon cœur !
Sois mon maître et Seigneur.

Stance
Jésus, Jésus.
Jésus, Jésus.
Jésus, Jésus.
Jésus, Jésus.


L'Ermite

vendredi 14 août 2026

GRANDE EST TA FOI

 GRANDE EST TA FOI


XX e DIMANCHE


DU TEMPS ORDINAIRE

Année A



(Mt 15, 21-28) 
Partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !Ma fille est tourmentée par un démon. »    Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander :« Renvoie-la ,car elle nous poursuit de ses cris ! »    Jésus répondit :« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »    Mais elle vint se prosterner devant lui en disant :« Seigneur, viens à mon secours ! »    Il répondit :« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »Elle reprit :« Oui, Seigneur ;mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »    Jésus répondit :« Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.


A la fin du chapitre 14, des habitants de Génésareth suppliaient Jésus de leur laisser seulement toucher la houppe de son vêtement pour obtenir les grâces espérées tellement ils ont confiance en son action ? Jésus se heurte ensuite aux Pharisiens qui ne cessent de les mettre en question, Lui, et Ses disciples, pour leur liberté face aux lois mosaïques . Jésus , en effet, donne priorité à l'homme, si une personne est en difficulté, Jésus n'hésite pas à la secourir même si la loi demande autre chose en l'instant.. Jésus ne méprise pas la loi, mais la personne humaine passe avant .Face aux controverses Jésus va jusqu'à dire à la foule , en présence des Pharisiens qui discutaillent sur le pur et l'impur :" Écoutez et comprenez! 11 Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme.et à Ses disciples qui demandent des précisions Il répond : "ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. Voilà ce qui souille l'homme; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme. C'est après cet échange que Jésus décide de se rendre en terre païenne là où , pour Ses opposants, tout est impur puisqu'ils ne connaissent pas et ne respectent pas la Loi Mosaïque !

La Cananéenne, qui retient notre attention, vit, justement, en terre païenne, cette femme, tout entière impure par méconnaissance des Lois, ne voit que son souci et peu lui importe ce qui la sépare du Maître dont la réputation a franchi la frontière avant Lui-même ! C'est un homme bon, qui fait le bien là où Il passe, elle ne veut pas manquer Son passage ! Partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.    Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant :« Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David !Ma fille est tourmentée par un démon. »Et ce n'est pas rien, cette soi-disant ignorante, sans religion, méprisée, n'hésite pas à identifier Jésus comme Fils de David, ce qui signifie qu'elle Le reconnaît comme le Messie attendu et annoncé par les prophètes . Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. S’il fait le mal, je le corrigerai avec le bâton, à la manière humaine, je le frapperai comme font les hommes. Mais ma fidélité ne lui sera pas retirée, comme je l’ai retirée à Saül que j’ai écarté de devant toi. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. » 2 S 7, 12 Jésus, en tant qu'homme, est bien de la lignée de David à travers son Père Joseph (Mt 1) et à travers Sa Mère Marie (cf la généalogie selon St Luc) Et la Cananéenne n'est pas la seule à L'identifier ainsi

Deux aveugles : Et voici que deux aveugles, assis sur le bord du chemin, entendant dire que Jésus passait, se mirent à crier: " Seigneur, ayez pitié de nous, fils de David! " La foule les gourmanda Mt 20

La foule acclame Le Fils de David Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David Mt 21, 8

l'aveugle de Jéricho : Comme il approchait de Jéricho, il se trouva qu'un aveugle était assis sur le bord du chemin, qui mendiait. Entendant passer la foule, il demanda ce que c'était. On l'informa que c'était Jésus de Nazareth qui passait. Et il s'écria: " Jésus, fils de David, ayez pitié de moi! " Lc

Bartimée :Ils arrivèrent à Jéricho. Comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, aveugle mendiant, était assis sur le bord du chemin. Ayant entendu dire que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : " Fils de David, Jésus, ayez pitié de moi ! " Mc 10, 48 

. Cette femme, en terre païenne ,reconnaît donc Jésus comme le Messie et ose, publiquement demander Son intervention en tant que tel ! ! Dans l'immédiat, Jésus ne tient pas compte de son appel ( en apparence!) il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : Les silences de Jésus ne sont pas des refus ou des fin de non-recevoir, ils peuvent avoir beaucoup de sens, y compris dans nos vies personnelles !

Soit, Jésus attend que la personne soit prête pour accueillir Ses dons , capable d'en reconnaître l'Auteur,

Soit, Jésus pense que ce n'est pas le moment, il y a plus urgent pour cette personne

Soit, Jésus pense qu'il y a une meilleure solution et Il conduit tout pour que la personne découvre par elle-même , ce meilleur qu'Il lui réserve,

Soit...Le Seigneur répond toujours, mais pas nécessairement là où nos caprices, notre subjectivité L'attendent. ...

Face au silence de Jésus, les apôtres sont confortés dans leur agacement, ils se permettent de l'exprimer. « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »Comme lors d'une foule à nourrir, ils préfèrent éloigner la source du trouble, car c'est ce qu'ils pensent, toutefois ils ne se substituent pas à Jésus, ils n'agissent pas en Son nom et c'est heureux, c'est Jésus qui est concerné, non eux, nous avons là un excellent éclairage pour nos manières d'agir quand nous répondons pour autrui au lieu d'essayer de comprendre et de permettre à autrui de prendre ses responsabilités. Ce qui fera dire, un jour, à Jésus : «  qui m'a établi juge entre vous pour gérer votre héritage ?

Jésus ne renvoie pas la femme selon l’Écriture, Il se contente d'une remarque qui pourrait être interprétée soit comme un rejet, voire comme manière de se dédouaner, soit enfin comme un aiguillon pour sonder la personne :

Jésus répondit :« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

La Cananéenne aurait pu se révolter, insulter le Maître, rebrousser chemin et se dire,

comme nous l'aurions peut-être fait, haut et fort ,:  « ils sont tous pareils !
C'est dans le besoin qu'on voit la qualité de ceux qui sont portés au pinacle etc » Rien de cela chez cette femme, elle croit fermement que Jésus peut faire quelque chose, elle s'humilie et mieux encore que l'ami importun, elle vint se prosterner devant lui en disant :« Seigneur, viens à mon secours ! »  Cette   femme est sincère, elle croit vraiment ce qu'elle a entendu dire, Se prosterner, c'est s'incliner visage vers le bas devant quelqu'un en signe de profond respect, de dévotion, d'adoration, d'humilité, de soumission ou d'obéissance. Se prosterner devant quelqu'un c'est reconnaître sa supériorité, son autorité, éprouver un amour intense et lui offrir avec une très grande humilité un signe d'hommage et d'adoration. C'est une attitude que nous adoptons en général quand nous prions avec sincérité.(notes) pourtant , Jésus va la pousser jusque dans ses derniers retranchements, Il va même tenter de la piquer à vif , tout en sachant ce qu'il veut lui permettre d'exprimer., Jésus est en train de sonder la pureté de sa foi Il répondit :« Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » A cette époque, certains qualifiaient les Païens de « chiens », ils les déconsidéraient , ils les considéraient comme si peu spirituels que le simple fait de se trouver en leur présence pouvait rendre une personne impure d'un point de vue religieux.

La suite nous fait sourire et nous rend admiratifs, elle nous décontenance ! La Cananéenne ne désarme pas, elle nous désarme! Nous restons pantois devant une telle opiniâtreté ! Elle reprit :« Oui, Seigneur ;mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Qu'importe pour elle, le rejet, le regard hautain, la qualité des mots ! Que le ruban ficelant le cadeau soit doré ou délavé , l'important, c'est le résultat. Cette femme sait, croit qu'il y a un avenir pour ce qui lui est le plus cher au monde, on pourrait lui marcher dessus, la rouer de coups : une seule chose compte et, femme, petit chien si on veut, elle traverserait le feu pour cela : que sa fille vive , qu'elle soit libérée ! la réputation, le « qu'en-dira-t-on, rien ne compte en dehors de la guérison de l'enfant chérie. Jésus peut donc trouver d'autres arguments, elle n'entend plus ,petit ou grand chien , elle ne Le lâchera pas lâchement ! Tout cela Jésus l'entend, Il est touché comme auprès de la veuve de Naïm, des sœurs de Lazare et Il répond sans plus attendre, à cette vraie maman :

Jésus répondit :« Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Il ne pouvait en être autrement, Jésus ne laisse pas nos demandes sans réponse, Jésus entend le cri du malheureux Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte Quand un malheureux crie, le Seigneur entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. Ps 34,5.

Ne dit-il pas je suis venu pour les malades les pécheurs :Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu Mt 9,13 ailleurs, je suis venu chercher ce qui était perdu Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Jn 3,17

Le voleur ne vient que pour dérober , égorger et détruire moi je suis venu, pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. Jn 10,10

et encore, j'ai été envoyé aux brebis perdues d'Israël : allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Mt 10,6

Jésus n'abandonne personne, Jésus vient sauver chaque personne « petit ou grand chien » , Jésus ne fait pas de différence, pour Lui, il y a l'humain et pour un seul Il donne sa vie!. Notre salut est entre nos mains, à nous d'accepter ou pas, à nous de choisir: je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie. (Dt 30, 19-20)

L'important, c'est la foi, la foi explose tout, à Cana , les serviteurs ont fait confiance et ils ont vu l'inimaginable, au chef de la Synagogue, Jésus dira , devant l'impossible : »Ne crains pas, crois seulement. Mc 5 et l'impossible est devenu possible. Chers amis, cette Cananéenne tenace, pugnace, n'a rien lâché comme nous dirions aujourd'hui et sa fille « a vu, elle aussi » le salut de Dieu ! Crois seulement , comme cette autre femme, touche le manteau de Jésus, et tu seras dans l'allégresse .




Je te dis que si tu crois

Je te dis que si tu crois

tu verras la gloire de Dieu

Je te dis que si tu crois,

Tu verras la gloire de Dieu.

Tu verras la gloire de Dieu,

Tu verras la gloire de Dieu,

Je te dis que si tu crois,

Tu verras la gloire de Dieu.

Auteur : anonyme

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4)

L'Ermite