vendredi 17 février 2017

SAINTS COMME LE PÈRE EST SAINT, RIEN DE MOINS !

SEPTIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

(Mt 5, 38-48)

La Liturgie de la Parole de ce dimanche commence et termine par un appel à la sainteté :
Soyez saints,car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Lv 19
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.Mt 5 
Entre ces deux injonctions St Paul affirme :
Frères,ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que
l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,cet homme, Dieu le détruira,car le sanctuaire de Dieu est saint,et ce sanctuaire, c’est vous.1 Cor 3
St Paul, sanctuarise le chrétien.Dieu, Père, et Fils et Esprit Saint, depuis notre baptême habite en nous, Il fait de notre cœur, Sa demeure nous dit souvent Jésus. Et Saint Paul, dans la deuxième aux Corinthiens, affirme que Dieu marche avec nous et fait, des croyants, son peuple !
Car nous sommes, nous, le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit lui-même : Je demeurerai et je marcherai avec eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. (2 Corinthiens 6)
Il n'est pas inopportun de s'arrêter personnellement sur cette merveille, d'en rendre grâce et de nous interroger sur cette extraordinaire Présence en nous !
Nous sommes devant un véritable plaidoyer pour la sainteté, qui s'adresse à tous les hommes de bonne volonté qui choisissent de suivre Jésus après avoir écouté Sa Parole de Vérité, vu Ses actes de miséricorde, partagé le repas pascal où Il se livre pour notre salut .
Aujourd'hui, Jésus continue de nous expliquer que nous ne pouvons pas en rester aux grands axes de la Loi de Moïse, nous devons, entrer dans l'esprit de l’Évangile où Il nous révèle l'Amour du Père qui se décline en Amour inconditionnel du frère.
« Vous avez appris qu’il a été dit :Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,tends-lui encore l’autre. »
En général, ce n'est pas notre manière de réagir, n'avons-nous pas la réaction aussi vive que ce petit garçon qui, repris par son institutrice pour des faits d'indiscipline lui est « rentré dedans » à coups de pieds et de poings ? Les parents, convoqués, lui demandent les raisons d'un tel comportement, et Jean de répondre : « on m'attaque, j'attaque ! » Nous sommes loin de la demande de Jésus, loin de sa propre attitude face à Ses juges : « Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18)
Jésus nous invite à nous expliquer, non à rendre coup pour coup, chemin de l'escalade vers la violence ? N'est-ce pas, hélas, le drame qui se vit dans nos banlieues aujourd'hui et sur les champs de bataille à travers le monde ?
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,fais-en deux mille avec lui.À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
A quoi sert, en effet, de se disputer, de s'entre déchirer pour des biens qui ne nous suivrons pas dans la tombe ! Pour des biens qui induisent des rancunes ancestrales ? Dieu, notre Père nous donne TOUT, nous recevons TOUT de son Amour ! Si nous sommes lésés Dieu pourvoira et Il le fait immanquablement ! Que de familles se déchirent irrémédiablement lors de successions ! Le plus heureux n'est-il pas celui qui se garde de toute âpreté au gain ? C'est encore Jésus qui nous le dit ailleurs : «  Gardez-vous bien de toute âpreté au
gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. »
... Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’ Mais Dieu lui dit : ’Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?’ Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
Lc 12

Ce qui nous blesse le plus dans ces situations ce n'est pas d'avoir moins qu'un autre mais c'est l'orgueil qui a peur de passer pour un naïf ! Or, l'important, n'est-il pas dans la paix profonde du cœur  et dans l'amour ?
« Ne possède rien qui n'a pas l'amour de charité.Frère Albérigo » (1513)
Et « Si véritablement nous désirons aimer,nous savons bien que nous devons apprendre à pardonner. » Mère Térésa 

Nous pouvons à présent essayer d'accueillir ce que nous dit Jésus de l'amour : 
Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.Eh bien ! moi, je vous dis :Aimez vos ennemis,et priez pour ceux qui vous persécutent,afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Aimer son frère, sa sœur au sein d'une même famille n'est pas simple alors que dire, que penser, quand Jésus nous demande d'aimer nos ennemis ?
Il n'est pas négligeable de s'interroger sur : « qui est, qui sont mes ennemis ?
Mon premier ennemi en réalité, c'est ? Soi-même ! Eh oui , je suis, nous sommes, les premiers à entraver notre devenir, notre développement ! Nous sommes en première ligne pour nuire à ce que le Seigneur attend de nous, avant de jeter la responsabilité sur celui, celle, que nous accusons de vouloir nous nuire il convient de faire une pose de considérer en quoi je me nuis, pour tenter d'y remédier ! N'est-ce pas Saint Paul qui écrit dans la lettre aux Romains : « Ce que je veux je ne le fais pas, mais ce que je hais je le fais ! » Si nous nous aimions vraiment ne serions-nous pas plus attentifs à ce que « l'Esprit dit à notre esprit ? » Ne réfléchirions-nous pas davantage aux choix que nous posons ? Bien choisir n'est-ce pas se donner la « chance » d'avancer selon le dessein aimant du Père ? Dès lors, quand Jésus nous demande d'aimer nos ennemis ne nous demande-t-il pas de nous accueillir, de nous aimer tels que nous sommes ? N'est-ce pas là le premier pas qui nous ouvrira la porte du bonheur ? Si je m'aime, je serai plus facilement aimable ce qui limitera les ennemis extérieurs ! Après cela, nous n'empêcherons pas que naissent des rivalités, des jalousies, un désir de nuire chez autrui, mais nous serons mieux armés pour faire face . Connaissant nos propres difficultés à nous aimer, nous comprendrons celles de ceux qui ont du mal à nous accueillir tels que nous sommes, à accepter nos différences ! Il nous sera plus facile alors de faire effort pour mieux comprendre les difficultés d'autrui. Nous regarderons cet autre avec ce regard de Dieu, qui ne fait pas de différences entre les êtres, qui fait lever le soleil sur les soi disant bons et les soi - disant méchants ! A nos yeux le méchant c'est l'autre, mais à ses yeux, c'est nous ! Il est souhaitable, il est bon, il est judicieux d'inverser parfois les situations nous devenons ainsi plus lucides, plus indulgents aussi !
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,quelle récompense méri-tez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères,que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Le chrétien, de par son Baptême, est un autre Christ, vivre en chrétiens c'est vivre comme le Christ a vécu c'est même laisser vivre le Christ en moi, lui permettre d'agir n'est-ce pas ce que nous dit Saint Paul dans Galates 2 : « si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. » 
Sans doute connaissons-nous cette prière d'un anonyme du XVe siècle : 
Christ n'a pas de mains :
Il n'a que nos mains
Pour faire son travail aujourd'hui.
Christ n'a pas de pieds :
Il n'a que nos pieds
Pour conduire les hommes sur son chemin.
Christ n'a pas de lèvres :
Il n'a que nos lèvres
Pour parler de lui aux hommes.
Christ n'a pas d'aides :
Il n'a que notre aide
Pour mettre les hommes à ses côtés.
Nous sommes la seule Bible
Que le public lit encore.
Nous sommes le dernier message de Dieu
Écrit en actes et en paroles.
Nous comprenons ce qu'il nous reste à faire en tant que chrétiens ! La sainteté est notre vocation ! Il n'est jamais trop tard pour dire : « commençons » ! Oui, commençons à ajuster notre vie à celle de Jésus , à mettre nos pas sérieusement dans Ses pas. Bien sûr, nous ferons des faux pas, mais nous savons pertinemment que Jésus nous accueillera sans cesse et toujours, nous savons qu'Il nous relèvera, et nous entraînera , Lui en premier de cordée jusqu'au « mont Béatitudes » où Il continuera de fredonner Sa musique : Heureux les pauvres, Heureux les doux, Heureux les affamés et assoiffés de justice, Heureux les cœurs purs, heureux si l'on vous persécute ...car votre récompense sera grande dans les cieux !

Heureux, bienheureux !
Qui écoute la Parole de Dieu,
Heureux, bienheureux,
qui la garde dans son cœur.

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

L'Ermite

vendredi 10 février 2017

SI TU VEUX, TU PEUX !

SIXIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

(Mt 5, 17-37)



Nous continuons d'approfondir ce chapitre des béatitudes. Dimanche dernier, sans détour, Jésus affirme vous êtes le sel de la terre, vous êtes la Lumière du monde et la lecture d'Isaïe nous fournit des éléments pour répondre à cette attente du Seigneur.
Aujourd'hui, avec Ben Sirac le Sage nous sommes placés devant notre responsabilité : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements,
il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. »
Et, en fin de paragraphe il enfonce le clou : « Il n’a commandé à personne d’être impie,il n’a donné à personne la permission de pécher. » Ben Sirac le Sage signifie par-là que la responsabilité est personnelle, nous ne pouvons l'imputer à nul autre qu'à soi-même, que le bien-vivre, dépend des choix de chacun.
La Sagesse de Ben Sirac le Sage fut écrite vers 180 avant Jésus - Christ par un Juif de Jérusalem, fin connaisseur des Écritures. L'auteur se propose de
nous enseigner la Sagesse, c'est-à-dire l'art de diriger sa vie selon la loi de Dieu et donc, d'obtenir, dès ici-bas, le bonheur.Avec la loi, nous nous arrêtons sur le <mont Sinaï où Moïse la reçoit, mais nous n'y resterons pas, Jésus nous éclaire et nous annonce qu'Il est venu la parfaire !
Ce passage Ben Sirac, introduit parfaitement l’Évangile de notre Liturgie dominicale. En introduction Jésus précise : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » Jésus montre qu'Il s'inscrit parfaitement dans la loi et les prophètes, Il insiste même « Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. ». Jésus assume cette préparation, (loi et prophètes) car il s'agit de cela, mais Il vient parfaire cet acquis.  Non seulement, Il vient parfaire mais il demande avec force et conviction, que nous agissions de même : « Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera,celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » La situation ainsi clarifiée Jésus peut décliner les exigences du Royaume qui ne sont rien d'autres que l'explicitation des Béatitudes.
Pour bien définir Son intention, il utilise une formule, par laquelle Il tient à donner non seulement de la solennité à sa déclaration, mais aussi un poids, une
importance qui ne peut échapper à personne : « Je vous le dis en effet ».Et que nous dit Jésus ?
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Scribes et pharisiens en restent à œil pour œil, dent pour dent, Jésus nous demande d'aimer, de croire en l'homme, de lui laisser le temps de la conversion , Il nous invite à la patience, à laisser le temps au temps . Changer ses comportements, son regard relève d'une expérience spirituelle, d'une écoute profonde qui permettent au Verbe de Dieu de résonner dans le cœur, d'y prendre place et de le façonner, de le modeler, comme le potier travaille la terre pour que jaillisse un chef d’œuvre. Si Jésus en appelle à la patience, Il n'en est pas pour autant moins exigeant, bien au contraire, il suffit de poursuivre notre lecture et notre méditation pour se convaincre qu'Il est venu accomplir, parfaire la loi :
 « vous avez appris.. eh bien Moi, je vous dis :
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :Tu ne commettras pas de meurtre,et si quelqu’un commet un meurtre,il devra passer en jugement.
Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement.Si quelqu’un insulte son frère,il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,il sera passible de la géhenne de feu »
Non seulement le meurtre est grave mais la colère, l'insulte dégradante le sont tout autant pour Jésus. Essuyer la colère déstabilise en effet et les insultes peuvent anéantir des personnes, des familles, Jésus nous demande instamment de maîtriser nos émotions , de les canaliser, ne dit-Il pas en St Mt 12, 37 « C'est en effet d'après tes paroles que tu seras déclaré juste, et d'après tes paroles que tu seras condamné. » Si nous y pensions plus souvent, nous mettrions un frein à notre langue comme le dit un psaume. Jésus nous y invite fermement aujourd'hui, saurons-nous L'entendre et en déduire une ligne de conduite ? Jésus, parce qu'Il sait ce qui est bon pour notre vie spirituelle, en déduit :
« Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,laisse ton offrande, là, devant l’autel,va d’abord te réconcilier avec ton frère,et ensuite viens présenter ton offrande.Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui,pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,le juge au garde,et qu’on ne te jette en prison »
Jésus va bien plus loin que ce à quoi nous pouvions nous attendre, c'est presque contre nature. Qui de nous en effet inverserait de cette façon la situation ? Jésus ne demande pas à l'offenseur d'aller vers, notre orgueil trouverait cela parfaitement normal, non ! Jésus demande à l'offensé d'aller vers le frère lui offrir son pardon . N'est-ce pas l'exemple donné par Jésus Lui-même ? L'homme a péché, l'homme s'est rebellé, l'homme a insulté Dieu,
il voulait être son propre Dieu alors, Dieu, en Jésus est venu vers cet homme, toi, moi, Il s'est livré aux mains de cet homme Lui permettant de Le fixer à la croix d'où a jailli la lumière : « Le centurion qui était là en face de Jésus,voyant comment il avait expiré, s'écria : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » (Marc 15) C'est en prenant conscience de « jusqu'où  va l'amour » que le centurion reconnaît qui est Jésus. Seul l'amour sauvera le monde !
La démarche demandée par Jésus est un risque mais qui ne risque pas stagne et se délite ! Il convient bien sûr, d'avancer avec prudence, de trouver le geste , le mot, de demander l'aide de l'Esprit Saint, mais c'est le plus aimant qui est invité à prendre l'initiative. Peut-être serons-nous raillés, Jésus ne l'a-t-il pas été ? « Et les passants l'injuriaient en hochant la tête et disant: " Toi, qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours sauve-toi, toi-même ! » (Matthieu 27)
Peut-être se gaussera-t-on de notre démarche ? Le plus à plaindre n'est-ce pas celui qui se durcit , se drape dans sa supposée dignité, s'enferme dans son entêtement ? Celui qui ose devient libre comme Jésus est libre ! A nous de choisir comme l'écrit Ben Sirac ! « Si vous demeurez dans ma Parole vous êtes vraiment mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » Jean 8,31 Etre et demeurer dans la Parole de Jésus, voilà ce qui rend libre !
Jésus continue Son analyse de la loi :
Vous avez appris qu’il a été dit :Tu ne commettras pas d’adultère.
Eh bien ! moi, je vous dis :Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Ah le regard ! Autant le regard peut mettre en confiance, autant il peut dégrader, voire tuer ! Notre regard est une arme terrible , ne dit-on pas « il, elle, m'a fusillé du regard ? » Le regard déshabille aussi, comme il nous faut être vigilants ! Jésus le sait, Il nous invite à purifier notre regard, que l'on dit aussi, être le miroir de l'âme. Un regard suffit pour faire tomber un frère, une sœur ! « La lampe du corps c'est l’œil » dit ailleurs Jésus ! « Si ton œil est pur, tout ton corps est dans la lumière ! » Quand Jésus regarde, Il relève, Il aime : Il Lui suffit de regarder Pierre après la trahison pour que celui-ci, prenne conscience de la gravité de sa veulerie et se retire en larmes.
Souvenons-nous de la Samaritaine, « Et à ce moment (au moment où Jésus parle avec elle) arrivèrent ses disciples, et ils s'étonnèrent de ce qu'il parlait avec une femme; néanmoins, aucun ne dit: "Que demandez-vous?" ou: "Pourquoi parlez-vous avec elle?"..."Maintenant ce n'est plus à cause de ce que vous avez dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde." (Jean 4) Les apôtres s'étonnent, Jésus ouvre des horizons nouveaux !
de la femme adultère : « Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l'ayant fait avancer, ils dirent à Jésus: "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère."Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. .. "Femme, où sont ceux qui vous accusent? Est-ce que personne ne vous a condamnée? Elle répondit: "Personne, Seigneur"; Jésus lui dit "Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus." (Jean 8) Les uns accusent, Jésus relève !
Il n'est pas étonnant qu'ici , Jésus , dénonce un regard trop insistant comme étant péché en lui-même. Poser un acte condamnable est péché mais désirer au point de troubler le frère, la sœur, c'est déjà pécher , parce cette façon insistante d'agir, induit ce qui suivra à un moment ou un autre ! Dès lors la suite ne nous étonne plus :
« Si ton œil droit entraîne ta chute,arrache-le et jette-le loin de toi,car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.Et si ta main droite entraîne ta chute,coupe-la et jette-la loin de toi,car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la
géhenne » N'allons pas imaginer que Jésus nous suggère de nous amputer, Il nous invite avec fermeté à une immense vigilance, à trouver nous-mêmes les moyens de neutraliser ce qui nous porte au péché. Il le fait en des propos radicaux pour nous permettre de réfléchir sérieusement, de prendre conscience de nos tendances , de notre attrait au mal, pour engager un combat sans merci, à tout ce qui nous enchaîne. C'est la lettre aux Hébreux qui nous y invite clairement : «  vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang dans la lutte contre le péché ch.12.4 »La légende dit que Saint François d'Assise, assailli par les tentations, allait se rouler dans la neige pour apaiser et fuir ces tentations ! Vivre à la manière de Jésus, est un véritable combat contre les puissances du Mal qui nous assaillent intérieurement et extérieurement. Dans la 1ère à Tim nous lisons : «  Pour toi homme de Dieu, fuis le mal et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé et pour laquelle tu as fait une belle profession en présence d'un grand nombre de témoins »

Voilà du grain à moudre comme le dit une émission de France Culture ! Et Jésus nous en donne encore  :
« Si quelqu’un renvoie sa femme,qu’il lui donne un acte de répudiation.
Eh bien ! moi, je vous dis :Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,la pousse à l’adultère ;et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,il est adultère. » C'est vrai dans ce cas mais dans combien de circonstances de la vie ne sommes-nous pas capables de pousser nos semblables au péché ! Étaler des signes de richesses devant celui qui manque de tout, l'exciter par des attitudes lascives, faire miroiter d'impossibles possibles, autant de situations qui peuvent éveiller des convoitises et conduire au mal ! Certes, nous avons en nous le moyen de résister, mais St Paul nous invite à ne pas tenter nos frères : 
« Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre qui est faible ne mange que des légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli » Rom.«  Dieu en Jésus nous accueille tels que nous sommes et nous entraîne toujours plus loin dans l'amour, Il sait, Lui, où conduit l'amour! Il sait , Lui, que l'Amour est crucifiant !
Et dans Corinthiens : « Qui est faible sans que je sois faible moi-même , qui est scandalisé sans que je brûle ? » Voilà ce à quoi nous sommes conviés ! Il s'agit de marcher au pas du frère pour l'entraîner plus loin !« Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui suspende une meule à âne autour de cou et qu'on le précipite au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales! C'est une nécessité qu'il arrive des scandales; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive! (Matthieu 18) Jésus est clair en tout, pour tout, partout !
Tu ne manqueras pas à tes serments,mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,ni par la terre, car elle est son marchepied,ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.Et ne jure pas non plus sur ta tête,parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Je pense qu'ici, Jésus attire notre attention sur nos prétentions, Il nous invite à nous en remettre à son jugement Lui, le juge des vivants et des morts. Jurer ne serait-ce pas présumer de nos forces , or,sans Dieu, nous ne pouvons rien faire de bon, nous avons besoin de sa grâce pour tenir . Le chemin est difficile mais nous ne sommes pas seuls, Jésus est avec nous et
c'est Lui qui mène notre combat ! « C'est quand je suis faible que je suis fort » s'écrie St Paul , oui, parce qu'il s'abandonne entièrement dans le cœur de Jésus, c'est Jésus le vainqueur de toutes les formes de mal, de toutes nos fragilités ! Alors avançons dans la confiance en nous livrant à son amour ! Et :
Que notre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,non’, si c’est ‘non’.Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
Heureux ceux qui marchent
suivant la loi du Seigneur !
 
Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !
Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer tes commandements !

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ;
à les garder, j’aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder ta loi,
que je l’observe de tout cœur.

L'Ermite

jeudi 2 février 2017

VOUS ETES LE SEL DE LA TERRE ...

CINQUIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

(Mt 5, 13-16)


Dimanche dernier, Jésus, en nous donnant les Béatitudes nous remettait la clef du Royaume ! En somme, vivre les Béatitudes c'est regarder Jésus et avancer sur le chemin de l'Amour absolu.
Il n'est pas inutile de noter le changement de ton. Les huit premières béatitudes s'adressent à la foule venue écouter Jésus et la dernière semble personnalisée, et s'adresserait, semble-t-il, plus précisément aux apôtres qui constituent le premier cercle auprès de Jésus : heureux ceux qui, devient heureux serez-vous, si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie …Il est difficile de penser que Jésus adresse cet enseignement à la foule venue l'écouter, par contre,les apôtres seront chargés d'encourager et de soutenir cette foule, il seront chargés d'annoncer la Parole de Vérité, ils seront donc plus exposés . Jésus les avertit et leur demande de tenir dans l'adversité, la récompense viendra, et la première sera de garder le cœur pur de toute violence,de rester fidèle quoiqu'il arrive, de garder leur regard fixé sur Celui qui a montré la route !
Jésus, peut poursuivre, désormais. Dans la péricope qui suit, Jésus précise aux apôtres leur ligne de conduite, et, à leur suite, à tous les baptisés, Il explicite la responsabilité qui est la leur, la nôtre donc  ! Jésus passe de l'impersonnel au personnel « vous ».
Celui qui détient la clef d'un établissement porte une lourde charge, il doit protéger le bien qui lui est confié, l'entretenir , le mettre en valeur, et le faire fructifier .
Jésus nous manifeste sa confiance et nous implique : nous devenons les intendants de ce Royaume et pour cela, Il utilise deux images puissantes : le sel et la lumière. Il continue sur Sa lancée : vous êtes.
« Vous êtes le sel de la terre.Mais si le sel devient fade,avec quoi
sera-t-il salé ?Il ne vaut plus rien :on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Essayons de comprendre le lien, le rapport, entre le sel et le disciple de Jésus .
Dans la vie courante, le sel tient une place importante .La plus connue est celle de donner de la saveur aux aliments, d'en faire ressortir le goût.N'est-ce pas la mission du chrétien que de donner de la saveur dans les groupes où il intervient : la famille, le travail, les clubs, les loisirs etc ?
C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. » (Marc 9)
Marc semble ici lui attribuer une vertu pacifiante et pacificatrice, de même qu'une capacité à rendre fort !
Le sel est également utilisé pour la conservation de certains aliments, autrefois,on conservait un bon nombre d'aliments dans du sel  il empêchait la putréfaction ; par symbolisme, le chrétien, là où il est, là où il passe , en raison de la présence de Jésus en Lui, doit freiner la décomposition morale, empêcher la corruption sous toutes ses formes, se garder de toute compromission et /ou complicité avec le mal, pour aussi minime soit-il ! Le mal est toujours un mal , quel qu'il soit !
Le sel purifie, assainit on trouve une trace déjà dans le livre des rois !2Rois 2.19. Les gens de la ville dirent à Élisée: Voici, le séjour de la ville est bon, comme le voit mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises, et le pays est stérile.
Il dit: Apportez-moi un plat neuf, et mettez-y du sel. Et ils le lui apportèrent.
Il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi parle l’Éternel: J’assainis ces eaux; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité.
Le sel ici, est présenté comme ayant une vertu purificatrice, il rend à l'eau sa pureté originelle, n'est-ce pas aussi l'un des rôles du chrétien ?
Dans la Liturgie, le sel mêlé à l'eau, est le symbole de la présence vivifiante de l'Esprit de sagesse. Le prêtre dépose une pincée de sel dans l'eau qu'il bénit pour signifier cette présence.
Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l’alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel. Lisons-nous dans le Lévitique

Le sel devient signe de l'Alliance de Dieu avec l'humanité, et, le chrétien, a pour mission de garder cette alliance intacte, dans le monde où il évolue.

Élément essentiel du système sacrificiel, le sel était répandu sur tout ce qui était apporté en offrande au Seigneur. On comprend aisément la signification d’une telle ordonnance. La sainteté et la pureté doivent accompagner toute offrande présentée à Dieu. La triade sel-pureté-sainteté apparaît spécifiquement en Exode 30.35 où il est question de l’utilisation de l’encens dans le service du tabernacle : Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

 Ce principe s’applique également aux chrétiens qui se laissent conduire par la puissance de l’Évangile. À la manière du sel qui prévient la décomposition de la viande , l’Évangile protège l’homme contre la décomposition morale engendrée
par le péché. Tout comme le sel devait figurer dans tous les sacrifices, nous devons à notre tour devenir du sel, par l’action du Saint Esprit, lorsque nous nous offrons en sacrifice vivant à Dieu et faire lever la pâte du monde par notre sainteté!

Nous retrouvons le sel dans le sacrement du baptême où le prêtre dépose quelques grains sur la langue de l'enfant appelant sur lui la Sagesse de Dieu ( je ne suis pas sûre que ce rite ait été maintenu aujourd'hui, mais il avait un sens très profond )
La symbolique et l'utilisation du sel a de nombreuses vertus mais ce qui précède suffit semble-t-il, à éclairer l'assertion de Jésus. Quand Jésus nous dit « vous êtes le sel de la terre » Il veut nous faire prendre conscience de notre grande, immense responsabilité. Le chrétien est appelé à donner « du goût » au monde dans lequel il vit. La présence d'un chrétien doit, devrait, relever le niveau des conversations, elle devrait assainir son environnement, apporter une finesse , une pensée modérée et réfléchie. Peu importe si la conversation est interrompue à l'approche d'un chrétien, et bien au contraire, cela montre qu'il est respecté, qu'on ne se permet pas n'importe quoi devant lui !
De même que le sel conserve les aliments le chrétien a cette responsabilité de maintenir vive la foi reçue au baptême, il a le devoir de la nourrir pour en témoigner intelligemment Si le sel s'affadit il ne sert plus à rien continue Jésus, un chrétien qui s'affadit, dont la vie ne rayonne pas, n'entraîne pas, n'est plus témoin du ressuscité, il ne peut transmettre le flambeau, il ne sert plus à grand chose, il peut même devenir nuisible car il ne reflète pas l'amour de ce Dieu dont l'Amour est sans limite.
le sel est bon; mais si le sel s'affadit, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? Inutile et pour la terre et pour le fumier, on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre entende! (Luc 14)
Saint Luc ne nous ménage pas il est clair et incisif !
Saint Paul, dans Colossiens 4, recommande : Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.
Jésus passe du sel, à la lumière. Si la symbolique du sel est puissante celle de la Lumière la dépasse, Sans lumière il ne peut y avoir de vie!
Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide; les ténèbres couvraient l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.Dieu dit: " Que la lumière soit ! " et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière Jour, et les ténèbres Nuit. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le premier jour. (Genèse 1)
Le récit de création, commence par la lumière sans elle rien n'existe, rien n'apparaît. Si nous sommes enfermés dans une pièce sans ouvertures
nous sommes incapables de distinguer quoique ce soit, seule la lumière permet de différencier les objets. Mettons une plante dans un lieu obscur, très vite elle s'étiole et meurt ! La lumière est indispensable à la vie.Tout cela est admirablement décrit dans les premiers versets de l’Évangile de St Jean :
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.( Le Verbe = Dieu dit, cette Parole c'est la Personne de Jésus!)
Il était au commencement en Dieu.Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe.( Jésus, deuxième Personne de la Sainte Trinité est forcément présent et actif dès l'origine)
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,(la lumière c'est la vie!)
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue. (Jean 1) (cette lumière qui luit dans les ténèbres c'est encore Jésus qui n'a pas été accueilli puisqu'Il est mort pour nous donner la vie!)
« 
Vous êtes la lumière du monde. » ose Jésus ! Le chrétien habité par la Très sainte Trinité est lumière, sa vie tout entière doit éclairer ceux qui marchent dans la nuit. Mais il doit éclairer essentiellement par son mode de vie, par ses choix de vie. Je le redis, Jésus a de l'ambition pour nous, la grande question est de s'interroger sur notre manière de répondre à cette ambition !
« En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. » dit Jésus dans St Jean . Au chapitre 8 Jésus nous indique le moyen de rester dans la lumière et donc d'être lumière :

« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Jn 8
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. (Jean 12)

Là encore nous pourrions continuer mais nous comprenons ce que Jésus attend de chacun de nous : Le regarder, vivre en témoins de ce qu'Il est, à savoir la Lumière qui éclaire tout homme de bonne volonté ! Se nourrir de Sa Parole, de Ses sacrements et se laisser transformer.

Une fois encore, Jésus précise, Il enfonce le clou :
« Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ;on la met sur le lampadaire,et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » Il ne s'agit pas de crier sur les toits : « regardez-moi vivre » il s'agit de vivre simplement, mais vraiment au quotidien, dans les moindres actes de notre vie ce que nous invite à vivre le Saint Évangile !

Examine donc si la lumière qui est en toi n'est pas ténèbres ; alors si ton corps tout entier est dans la lumière sans aucune part de ténèbres, il sera tout entier dans la lumière, comme lorsque la lampe t'illumine de son éclat. (Luc 11)

Il n'est pas rare d'entendre des non croyants s'émerveiller de la lumière dégagée par un chrétien, et, quand c'est le cas, ils nous envient. Celui rayonne c'est le Christ qui transparaît à travers notre opacité. Plus nous vivons de Jésus et plus Jésus transpire.Par contre :

«  Si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il ! (Matthieu 6)
On peut, en effet, être chrétien de nom, et vivre à mille milles de notre engagement de baptisé dans la « mort-résurrection » de Jésus ! Que de chrétiens hélas véhiculent la mort, et il s'agit, bien entendu,de la mort due au péché . Demandons très sérieusement et sincèrement à Jésus, les uns pour les autres, d'être « lumière » dans ce monde qui marche trop souvent dans les ténèbres, que la lumière du Christ rayonne et fasse envie et Isaïe nous donne quelques moyens de faire éclater cette lumière :


Partage ton pain avec celui qui a faim,accueille chez toi les pauvres sans abri,couvre celui que tu verras sans vêtement,ne te dérobe pas à ton semblable.Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,et tes forces reviendront vite.Devant toi marchera ta justice,et la gloire du Seigneur fermera la marche.Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;si tu cries, il dira : « Me voici. »Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,et si tu combles les désirs du malheureux,ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.(Isaïe 58)


AMEN ! QU'IL EN SOIT AINSI !

L'Ermite