samedi 18 octobre 2025

PRIEZ SANS RELÂCHE!

 

PRIEZ SANS RELÂCHE!

VINGT-NEUVIÈME DIMANCHE

DU TEMPS ORDINAIRE


Année C



(Lc 18, 1-8)


Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.Dans cette même ville,il y avait une veuve qui venait lui demander :‘Rends-moi justice contre mon adversaire Longtemps il refusa ;puis il se dit :‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »Le Seigneur ajouta :« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus,qui crient vers lui jour et nuit ?Les fait-il attendre ?Je vous le déclare :bien vite, il leur fera justice.Cependant, le Fils de l’homme,quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?»

Nous continuons de suivre Jésus dans Sa montée vers Jérusalem, Il marche vers Sa Passion / Résurrection et utilise toutes les situations pour former ses Apôtres. Les versets qui précèdent la péricope de ce jour ne sont guère euphorisants, c'est peut-être pour cette raison qu'ils ne sont pas retenus par la Liturgie du jour

Luc résume dès le premier verset le sens de la brève parabole racontée par Jésus pour illustrer et faire comprendre Sa pensée : Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager .

C'est également le thème développé dans la première lecture.Ce savoureux passage de l'Exode nous montre Moïse qui intercède jusqu'à épuisement, pour obtenir de Dieu une victoire incontestable .Quand Moïse est à bout de résistance physique, son frère Aaron et Hour ( c'est à Hour que Moïse a confié la construction de l'Arche d'Alliance, donc un homme de confiance) lui soutiennent les mains, chacun de son côté, afin que Moïse reste dans une attitude suppliante ! Josué fit ce que Moïse avait dit :il mena le

combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber ,Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ;on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus.Aaron et Hour lui soutenaient les mains,l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.

Ces versets font sourire par leur naïveté, mais ils manifestent la puissance de la prière persévérante et de la solidarité dans celle-ci, ce qui sera traduit par Jésus par ce verset dans l’Évangile  : Car où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux.Mt 18,20 Avec Jésus, d'une façon ou d'une autre, nous avons toujours la victoire, car notre Dieu est le Dieu des victoires ! « Dieu est pour nous le Dieu des victoires; le Seigneur, peut retirer de la mort »Ps 68,21.

Entrons maintenant dans la Parabole, et regardons ce qui se passe :

« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander :‘Rends-moi justice contre mon adversaire Longtemps il refusa ; puis il se dit :‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ »

Nous sommes en présence d'un juge qui n'a que faire de Dieu, et encore moins des hommes ses administrés. En face de lui, nous avons une pauvre veuve qui réclame justice et qui ne « lâche rien » dirions-nous aujourd'hui ! Elle fait penser à l'ami importun de l’Évangile qui tambourine à la porte de son ami durant la nuit jusqu'à obtenir l'aide dont il a besoin. Ici, la femme demande avec insistance, sans se lasser, que justice lui soit rendue face à son adversaire. De guerre lasse, agacé elle obtient du juge qu'il rentre en lui-même :‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne même si c'est sans effet dans la durée, ce juge exaspéré , pour retrouver sa tranquillité , décide de lui rendre justice !

Que nous dit Jésus ? Si un Juge inique à force de supplications cède à une pauvre personne éplorée, à combien plus forte raison pouvons-nous être assurés de la bienveillance de Dieu le Père à l'égard de Ses enfants qui se tournent vers Lui.Dieu Père n'est pas inique, Dieu est « l'omniscience, l'omnipotence et la parfaite bienveillance » ,( je cite), sans ces attributs, Il ne serait pas Dieu . Plus que tout cela, Dieu est Père , et c'est Jésus qui le dit aux apôtres qui Lui demandent de leur apprendre à prier : Quand vous priez, dites Notre Père! Lc 11 Quelques versets plus bas Jésus évoque l'efficacité de la prière persévérante : »Eh bien, moi je vous dis: Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe

on ouvrira. , Qu'Il n'entend pas notre prière ou, pire, nous ignore comme certains peuvent le penser ! C'est encore Jésus qui donne la clé de cette apparente fin de non-recevoir , Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu de poisson ? Ou encore s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ». Lc 11,9 Justement, parce que Dieu est Père, même si nous tambourinons à la porte de Son cœur, Il ne nous donnera pas de quoi nous détruire ou faire du mal à nos frères ! Dieu est ce vrai Père qui veille au bonheur de Ses enfants. C'est à chacun d'être vigilant et d'essayer de comprendre le Silence de Dieu, et d'apprendre à reconnaître Son passage. Dieu répond toujours, mais pas nécessairement de la façon que nous attendons comme des enfants gâtés et capricieux. Dieu nous aime follement puisqu’Il donne Son Fils unique pour nous libérer de nos bourbiers. Parfois , nous sommes tellement encrassés que nous nous vautrons dans le mal plutôt que de nous en détourner, de faire marche arrière, et pourquoi ? Souvent parce que nous avons peur du regard des autres, du qu'en dira-t-on !Que diront les connaissances s'ils me voient changer ? C'est là qu'il convient de discerner et de faire le choix radical entre l'essentiel et l'accessoire !

Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ;
elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal,
redresser, éduquer dans la justice ;
    grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli,
équipé pour faire toute sorte de bien

                      2e Lecture du jour

A nous de réfléchir et de demander ce qui est juste, bon, vrai ! Et il n'y a pas mieux que de demander l'Esprit Saint qui nous éclairera, nous guidera.Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Jn 16,13

Le Seigneur ajouta :« Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?Je vous le déclare :bien vite, il leur fera justice.

Pour se permettre d'insister avec une telle ardeur, sans craindre d'être importun, il convient de croire, que le Père a la possibilité d'agir , d'intervenir dans nos vies et être certains qu'Il est à l'écoute ! La foi est le moteur de semblable attitude ! Avoir foi en quelqu'un c'est lui faire confiance , être persuadé que la personne est fiable , digne de la confiance que nous lui accordons ! La question conclusive de Jésus est douloureuse et terrible :

Cependant, le Fils de l’homme,quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?»

Douloureuse parce que Jésus a donné Sa vie pour notre Salut ! Terrible, parce qu'Il a conscience et Il a expérimenté dans Sa Passion, le poids de nos trahisons, de la trahison de ceux entre les mains de qui Il remet Son Église

Il semble que nous puissions déduire de cette Parole de Jésus que la foi sera à son déclin, ce qui concorde avec ce que Lui-Même déclare ailleurs sans détours : à cause des progrès croissants de l'iniquité, l'amour d'un grand nombre se refroidira. ; (Mt 24.12).

Mais déclin ne dit pas disparition, il y aura toujours des frères et des sœurs à l'écoute de La Parole de vérité où ils trouveront la force d'aimer, de croire et d'espérer pour nous, restons fermes dans la Foi comme l'écrit St Paul aux Colossiens : restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ; soyez débordants d’action de grâce. Col 2, 7

«  La Foi que j'aime , dit Dieu, c'est l'Espérance ! Ch Péguy. En cette année de l'Espérance ayons foi en demain ! Aimons ! Prions !


Psaume

(Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

R/ Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.
 (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes :
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser,
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas,
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage,
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper,
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal,
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour,
maintenant, à jamais.


TA PAROLE NOUS RÉVEILLE

Auteur : Laurent Grzybowski

Compositeur : Laurent Grzybowski,José Gurdak


REFRAIN
TU FAIS DE NOUS UN PEUPLE DE TÉMOINS
POUR DIRE AU MONDE TES MERVEILLES
TU VIENS DEMEURER AU CŒUR DE CHACUN
ET TA PAROLE NOUS RÉVEILLE


1
Fermer les yeux pour tout quitter
Et les ouvrir sur l'inconnu
Vouloir donner son fils unique
Être témoin de la confiance.
2
Chanter, danser et louer Dieu
Offrir sa faute et son péché
Tenir sa place à chaque instant
Témoin de ta fidélité
3
Vivre au désert en solitude
Pour aplanir toutes montagnes
Pour annoncer celui qui vient
Tu es témoin de notre attente
4
Abandonner tous ses filets
Répondre oui à un appel
Changer de vie sur un regard
Témoin de notre liberté
5
Heureux les artisans de paix
Heureux ceux qui sont appelés
Ta Parole est Bonne Nouvelle
Signe de ton Amour pour nous
6
Partir dans le désert du monde
Connaître aussi la tentation
Vivre l'épreuve dans l'Amour
Jésus, Image de notre Père
7
Être attentif aux cris de l'Homme
Accueillir le désir de Dieu
Recevoir l'Esprit qui libère
Témoin du "oui" offert à Dieu
8
Dresser la table du repas
Se retrouver pour le festin
Ton peuple est là qui te rend grâce
Viens nourrir notre humanité
9
Aimer le Père tels que nous sommes
Choisir sans attendre demain
Et croire en l'Amour qui appelle
Dieu nous envoie au cœur du monde.

L'Ermite

samedi 11 octobre 2025

SI VOUS AVIEZ LA FOI !

 SI VOUS AVIEZ LA FOI !


VINGT-SEPTIÈME DIMANCHE

DU TEMPS ORDINAIRE



Année C



                                                                   (Lc 17, 5-10)



Les Apôtres dirent au Seigneur :« Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit :« Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous,quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs :‘Viens vite prendre place à table’ ?Ne lui dira-t-il pas plutôt :‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?    De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites :‘Nous sommes de simples serviteurs :nous n’avons fait que notre devoir’ »

Quelle est belle cette prière des apôtres « Augmente en nous la foi ! » !

Elle est, en elle-même, un acte de foi ! En prononçant cette demande ils manifestent leur confiance en Jésus, ils reconnaissent que Jésus peut les conduire plus loin sur ce chemin, qu'Il peut les fortifier , les enraciner encore davantage , ils reconnaissent leurs fragilités en la matière et affirment que Lui, Jésus , peut compléter ce qui leur manque ! Quand les apôtres adressent cette prière à Jésus ils ont vécu bien des situations les unes suscitant leur émerveillement, d'autres l'étonnement, parfois l'angoisse, ils se sont chamaillés pour savoir qui était le plus grand, ils ont vu des guérisons spectaculaires, ils ont été témoins de la multiplication des pains, Pierre, au nom du collège, a proclamé leur foi en Jésus Fils de Dieu ,ils ont entendu des paroles puissantes de la part de Jésus, vu un possédé libéré , appris comment prier le Père,

mais ils sentent qu'ils leur manque « un quelque chose » un absolu de la confiance qui leur permettrait d'être vraiment habités par cette force, cette intelligence, cette sagesse de l'Esprit qui les aideraient à laisser passer Dieu en eux pour accomplir Son œuvre parce que c'est Lui qui l'accomplirait à travers eux .Cette prière montre qu'ils font l'expérience de leur pauvreté, de leurs limites , de cet arrière-fond de doute qui limite leur action et plus encore l'adhésion absolue, sans une once de doute!

Expérience que nous faisons tous à un moment ou à un autre de notre chemin spirituel tout simplement parce que nous ne sommes pas Dieu ! Il n'y a qu’UN SEUL DIEU Nous aimerions tellement guérir , soulager, avoir les mots qui consolent , qui convertissent en un instant eh bien non, comme les apôtres, tout en criant haut, fort, profond, « je crois », je suis croyant(e) nous restons des créatures , il reste cet arrière, arrière-fond d'hésitation, ce « je ne sais quoi » qui freine notre élan et qui conduit Jésus à nous répondre comme Il le fait aux apôtres ::« Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéirait.Jésus reconnaît que la foi des apôtres est infinitésimale, microscopique, elle n'est même pas l'équivalent d'une graine de moutarde, effectivement minuscule et pourtant capable de donner naissance à une plante qui peut atteindre jusqu'à trois mètres de haut, la disproportion est énorme ! Jésus veut nous faire prendre conscience qu'avec une once de foi nous pourrions, permettre à Dieu d'accomplir des merveilles à partir de ce petit rien que nous sommes et qui est si grand quand il permet au Père de l'habiter vraiment !

La foi, c'est le magnifique cadeau que nous recevons en devenant enfant de Dieu par le baptême mais, la foi se cultive comme se cultive la graine de moutarde .Si la graine est délaissée, si elle ne reçoit ni eau, ni soleil, ni binage, elle se dessèche .Il en est de même pour la foi ! L'Apôtre St Jacques écrit Ch 2, 26 En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte. C'est en forgeant qu'on devient forgeron écrivait Pierre DAC, c'est en pratiquant la foi reçue au Baptême qu'elle se développe.

Et comment pratique- t-on la foi ?

En vivant des sacrements, en rencontrant ceux qui partagent ce même cadeau, en se nourrissant de la Parole de Dieu où nous approfondissons les actes de Dieu, c'est en relisant notre vie à la lumière de l’Évangile, ce qui nous permet de voir Dieu agissant dans nos vies, c'est en se mettant au service de nos frères selon les aptitudes reçues ,( Parabole des Talents) en accomplissant les œuvres de Dieu . Pierre DAC continue : » c'est en forgeant qu;on devient forgeron car il est plutôt rare , en effet, qu'en forgeant , un forgeron devienne petit télégraphiste ou mannequin de haute-couture de même pouvons-nous affirmer c'est en posant des actes de foi que notre foi grandira , c'est en regardant l'action de Dieu dans nos vies et dans la création que nous serons dans l'émerveillement, et arriverons à comprendre qu'Il y a QUELQU'UN A L 'ORIGINE DE TOUT CA ! C'est en regardant tomber des cristaux de neige que Jacques LOEW, mal croyant , a pu dire je crois et qu'il est devenu prêtre !

Dans une première lecture nous ne comprenons pas quel lien établir entre ce premier paragraphe et la suite de la péricope, et pourtant il y en a un !

Lequel d’entre vous,quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs :‘Viens vite prendre place à table’ ?Ne lui dira-t-il pas plutôt :‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?    

Nous sommes bien d'accord, nous ne trouverons pas beaucoup de maîtres susceptibles de permettre à son employé de s'asseoir tant qu'il n'a pas terminé l’œuvre confiée , la pointe de ces versets est dans la conclusion :

De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites :‘Nous sommes de simples serviteurs :nous n’avons fait que notre devoir’ » Dieu est Dieu, Il est donc le Maître de l'impossible humainement parlant. C'est Lui qui régit le ciel et la terre, Il est Créateur et Sauveur , sans Lui, rien n'existe, par Lui, disons-nous dans notre Profession de foi, tout a été fait

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :Il est Dieu, né de Dieu,lumière, née de la lumière,vrai Dieu, né du vrai Dieu Engendré non pas créé,consubstantiel au Père ;et par lui tout a été fait.Pour nous les hommes, et pour notre salut,il descendit du ciel;Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Nous sommes d'accord pour affirmer que sans Lui nous ne sommes pas ! Par contre, par Lui et avec Lui nous devenons, ne nous a-t-il pas créés à son image ?Et Dieu créa l'homme à son image; il le créa à l'image de Dieu: Gn 1,27 or, Dieu, en Jésus, s'est fait Serviteur « Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus:bien qu'il fût dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu; mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition de serviteur, » Ph 2,5 et Jésus nous dit « En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.Si vous savez ces choses vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. Jn 13,16 Appelés, par notre baptême à suivre Jésus , nous choisissons de mettre nos pas dans Ses pas ; c'est à ce titre que nous devenons serviteurs du Royaume, et, en agissant pour qu'advienne le Royaume, nous accomplissons notre mission de serviteur ! Nous sommes, comme l'écrit encore St Paul les coopérateurs de Dieu En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. En tant que coopérateurs, serviteurs...nous partageons les soucis du Père, qu'y a-t-il de plus normal ? En participant ainsi à l’œuvre du Père nous sommes honorés par le Père Lui-même ! Quand, dans la société civile une personne est au service d'un grand personnage, grand par sa fonction aux yeux de tous pas nécessairement dans son cœur, cette personne n'est-elle pas fière de servir à ses côtés ? Sa récompense est comprise dans l'honneur qui lui est accordé ! A plus forte raison, le croyant, qui par grâce est serviteur du Roi des rois reçoit-il , de ce fait, sa récompense . N'est-ce pas merveilleux d'être au service du Roi de l'univers et de son Royaume ? Du coup, que faisons-nous d'extraordinaire qui mériterait des congratulations diverses et variées ? Notre honneur, notre récompense c'est de servir et de servir par amour le Seigneur des seigneurs ! Nous n'accomplissons rien de surprenant , ça coule de source comme pour Jésus sa nourriture est de faire la volonté de celui qui L'a envoyé et d'accomplir son œuvre Jn 4,34 par conséquent « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. » Mt 12,50 ! Nous sommes dans la logique de l'amour non dans une logique de mercenaire ! Car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15,13).

Bien-aimé,
    je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu
ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
    Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné,
mais un esprit de force, d’amour et de pondération.

    N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur,
et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;
mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances
liées à l’annonce de l’Évangile.

    Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides
que tu m’as entendu prononcer
dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.
    Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté,
avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

2 e lecture de ce jour

le texte qui suit est tellement beau que je n'ai pas voulu le couper !

La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’espérance Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. Et je n'en reviens pas. Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. Car mes trois vertus, dit Dieu. Les trois vertus mes créatures. Mes filles mes enfants. Sont elles-mêmes comme mes autres créatures. De la race des hommes. La Foi est une Épouse fidèle. La Charité est une Mère. Une mère ardente, pleine de cœur. Ou une sœur aînée qui est comme une mère. L'Espérance est une petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière. Qui joue encore avec le bonhomme Janvier. Avec ses petits sapins en bois d'Allemagne couverts de givre peint. Et avec son bœuf et son âne en bois d'Allemagne. Peints. Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas. Puisqu'elles sont en bois. C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes. Cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus. Comme l’étoile a conduit les trois rois du fin fond de l’Orient. Vers le berceau de mon fils. Ainsi une flamme tremblante. Elle seule conduira les Vertus et le Monde. Une flamme percera des ténèbres éternelles. Le prêtre dit. Ministre de Dieu le prêtre dit : Quelles sont les trois vertus théologales ? L’enfant répond Les trois vertus théologales sont la Foi, l’Espérance et la Charité. – Pourquoi la Foi, l’Espérance et la Charité sont- elles appelées vertus théologales ? – La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées vertus théologales parce qu’elles se rapportent immédiatement à Dieu. – Qu’est-ce que l’Espérance ? – L’Espérance est une vertu surnaturelle par laquelle nous attendons de Dieu, avec confiance, sa grâce en ce monde et la gloire éternelle dans l’autre. – Faites un acte d’Espérance. – Mon Dieu, j’espère, avec une ferme espérance, que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde, et si j’observe vos commandements, votre gloire dans l’autre, parce que vous me l’avez promis, et que vous êtes souverainement fidèle dans vos promesses. On oublie trop, mon enfant, que l’espérance est une vertu, qu’elle est une vertu théologale, et que des trois vertus théologales, elle est peut-être la plus agréable à Dieu. Qu’elle est assurément la plus difficile, qu’elle est peut-être la seule difficile et que sans doute elle est la plus agréable à Dieu.

La foi va de soi. La foi marche toute seule. Pour croire il n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à regarder. Pour ne pas croire il faudrait se violenter, se torturer, se tourmenter, se contrarier. Se raidir. Se prendre à l’envers, se mettre à l’envers, se remonter. La foi est toute naturelle, toute allante, toute simple, toute venante. Toute bonne venante. Toute belle allante. C’est une bonne femme que l’on connaît, une vieille bonne femme, une bonne vieille paroissienne, une bonne femme de la paroisse, une vieille grand-mère, une bonne paroissienne. Elle nous raconte les histoires de l’ancien temps, qui sont arrivées dans l’ancien temps. Pour ne pas croire, mon enfant, il faudrait se boucher les yeux et les oreilles. Pour ne pas voir, pour ne pas croire.

La charité va malheureusement de soi. La charité marche toute seule. Pour aimer son prochain il n’y a qu’à se laisser aller, il n’y a qu’à regarder tant de détresse. Pour ne pas aimer son prochain il faudrait se violenter, se torturer, se tourmenter, se contrarier. Sa raidir. Se faire mal. Se dénaturer, se prendre à l’envers, se mettre à l’envers. Se remonter. La charité est toute naturelle, toute jaillissante, toute simple, toute bonne venante. C’est le premier mouvement du cœur. C’est le premier mouvement qui est le bon. La charité est une mère et une sœur. Pour ne pas aimer son prochain, mon enfant, il faudrait se boucher les yeux et les oreilles. À tant de cris de détresse. Mais l'espérance ne va pas de soi.

L'espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bien heureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce. C’est la foi qui est facile et de ne pas croire qui serait impossible. C’est la charité qui est facile et de ne pas aimer qui serait impossible.

Mais c’est d’espérer qui est difficile. à voix basse et honteusement Et le facile et la pente est de désespérer et c’est la grande tentation. La petite espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs et on ne prend pas seulement garde à elle. Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route entre ses deux sœurs la petite espérance S'avance. Entre ses deux grandes sœurs. Celle qui est mariée. Et celle qui est mère. Et l'on n'a d'attention, le peuple chrétien n'a d'attention que pour les deux grandes sœurs. La première et la dernière. Qui vont au plus pressé. Au temps présent. À l'instant momentané qui passe. Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a de regard que pour les deux grandes sœurs. Celle qui est à droite et celle qui est à gauche. Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu. La petite, celle qui va encore à l'école. Et qui marche. Perdue entre les jupes de ses sœurs. Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main. Au milieu. Entre les deux. Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut. Les aveugles qui ne voient pas au contraire. Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs. Et que sans elle elles ne seraient rien. Que deux femmes déjà âgées. Deux femmes d'un certain âge. Fripées par la vie. C'est elle, cette petite, qui entraîne tout.

Car la Foi ne voit que ce qui est. Et elle elle voit ce qui sera.

La Charité n'aime que ce qui est. Et elle elle aime ce qui sera.

La Foi voit ce qui est. Dans le Temps et dans l'Éternité.

L'Espérance voit ce qui sera. Dans le temps et dans l'éternité. Pour ainsi dire le futur de l'éternité même.

La Charité aime ce qui est. Dans le Temps et dans l'Éternité. Dieu et le prochain.

Comme la Foi voit. Dieu et la création.

Mais l'Espérance aime ce qui sera. Dans le temps et dans l'éternité. Pour ainsi dire dans le futur de l'éternité. L'Espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera Dans le futur du temps et de l'éternité. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs, Qui la tiennent pas la main, La petite espérance. S'avance. Et au milieu entre ses deux grandes sœurs elle a l'air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher. Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne. Et qui fait marcher tout le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1912

Art abstrait : arc en ciel des vertus

L'Ermite

vendredi 10 octobre 2025

ET C'EST UN ÉTRANGER !

 

ET C'EST UN ÉTRANGER !


VINGT-HUITIÈME DIMANCHE

DU TEMPS ORDINAIRE


Année C (2025)




(Lc 17, 11-19)

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre.Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent :« Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit :« Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant :« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »Jésus lui dit :
«Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.    Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance 

Pourquoi ces lépreux s'arrêtent-ils à distance ? A l'époque de Jésus ,et jusqu'au XX e siècle selon les Pays et à des degrés différents, le lépreux est totalement rejeté par la société. Il doit se tenir à l'écart de la population , y compris de sa famille, il est privé de toute vie sociale , on craint, en effet, qu'il ne contamine ses compatriotes. C'est pour cela que les malades de la lèpre étaient, habituellement, compagnons des morts , dans les tombes à flanc de montagne et des possédés.

La lèpre, qui est une maladie, est également considérée comme une impureté spirituelle. La personne porteuse de ce mal doit se présenter à un prêtre qui la déclarera  « impure ». Si cette personne guérit, elle reviendra auprès d'un prêtre qui, la déclarera « pure » et lui permettra de reprendre sa place dans la société .

Dans le cas présent, les lépreux ,n'osant pas s'approcher de Jésus et de ceux qui L'accompagnent, ne peuvent faire autrement que de crier leur supplique de loin.

Il n'est sans doute pas inutile de nous arrêter quelques instants sur leurs motivations qui peuvent rejoindre, trop souvent les nôtres. L'urgent, pour eux, c'est la guérison, qui permettra leur réintégration. Ce qui les attire, c'est la réputation de Jésus qui guérit, soigne , console, compatit , Sa Personne, on le verra plus tard, importe moins ou pas ! N'est-ce pas trop souvent notre comportement qui est mis en exergue ici ? Nous savons frapper à la porte du tabernacle, supplier, quand nous ou quelqu'un des nôtres est en difficulté, mais la grâce demandée obtenue, que faisons-nous ? C'est à chacun de s'interroger ! Ne réduisons pas Jésus à un distributeur !

et lui crièrent :« Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit :« Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

Identifier Jésus comme Maître, c'est Lui reconnaître non seulement une autorité, mais une notoriété également . Le Maître est un professionnel de l'Enseignement, un homme d'expérience. « Et moi, je vous dis de ne faire aucune sorte de serments: ni par le ciel, parce qu'il est le trône de Dieu; ni par la terre, parce qu'elle est l'escabeau de ses pieds; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand Roi. Ne jure pas non plus par ta tête, parce que tu ne peux rendre blanc ou noir un seul de tes cheveux. Mais que votre parole soit: Oui, oui; non, non. Ce qui est en plus de cela vient du Malin ». (Mt 5)

Jésus est bien reconnu comme un inspirateur et un instructeur des foules . Pourquoi les foules Le suivent-elles, pourquoi quand Jésus leur échappe Le cherchent-elles ? Les disciples de Jean Baptiste utilisent aussi cette expression à son égard, ils ont compris que ce dernier leur apportait un enseignement nouveau, les Publicains eux-mêmes quand ils viennent vers lui le désignent comme tel  :Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » (Lc 3)

C'est, dès le départ, le terme retenu par les apôtres quand ils s'adressent à Jésus :

Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » (Lc 5)

Sur la barque où Jésus se repose tandis que la tempête effraie ses compagnons :

Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Maître, maître ! Nous sommes perdus ! » Et lui, réveillé, interpella avec vivacité le vent et le déferlement des flots. Ils s'apaisèrent et le calme se fit. (Lc 8)

Dans la foule Jésus est interpellé par un homme angoissé par la santé de son fils

Et voilà qu'un homme, dans la foule, se mit à crier : « Maître, je t'en supplie, regarde mon enfant, c'est mon fils unique (Lc 9)

Les Pharisiens qui pourtant Le combattent ne savant pas Le désigner autrement :

Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » (Mt 9)

Et que demandent ces dix lépreux ? prends pitié de nous. Ce qui revient à dire : guéris-nous ! Les lépreux ne craignent pas d'exprimer publiquement la force de guérison qu'ils reconnaissent en Jésus .Ils expriment leur confiance, leur foi en la toute Puissance d'Amour de Jésus . Ils s'adressent au Maître-Jésus, qui a déjà, bien souvent, manifesté Son amour pour l'humanité qui se presse contre Lui, au point de Lui « voler » Ses grâces :  « Et Jésus dit: " Qui m'a touché? " Tous s'en défendant, Pierre dit: " Maître, la foule vous entoure et vous presse! " Mais Jésus dit: " Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une vertu était sortie de moi ». (Lc 8)

Reconnaissant leur indigence et leur impuissance, les lépreux implorent le Maître d'intervenir dans leur vie pour la changer .

À cette vue, Jésus leur dit :« Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

Jésus voit leur détresse, leur souffrance , Il entend leur supplique ; la foule s'attend, comme Naaman dans la première lecture, à un geste de la part du Maître, comme Naaman s'attendait à un geste de la part du Prophète Élisée, or il n'en est rien ! Jésus leur demande un acte de foi pure. Pour un cœur attentif, le seul fait de leur enjoindre d'aller se montrer aux prêtres, sous-entend que leur prière a été exaucée ! Et, comme nous le notions au tout début de notre méditation, les prêtres sont les

seuls habilités à déclarer pur ou impur ! Les lépreux ne revendiquent rien, ils obéissent et se mettent en route se découvrant guéris en marchant ! Nous pouvons aisément imaginer leur joie, leur bonheur ,leur libération, leur action de grâce ! Justement, l'un d'eux, se découvrant guéri, interrompt sa marche et suit l'élan de son cœur . Plus que la reconnaissance, par une autorité, de sa guérison qui saute aux yeux, et peut être reportée , l'urgent est de dire MERCI ! Immédiatement il rebrousse chemin sans état d'âme

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.     Telles, Élisabeth et Marie qui laissent éclater leur joie, ce lépreux reconnaissant, en revenant vers Jésus , sans souci de qui le regarde et l'entend, glorifie Dieu à pleine voix et se jette aux pieds de Jésus en Lui rendant grâce !

Revenir vers, se retourner c'est justement le sens de « se convertir », connu comme hérétique en tant que Samaritain, en revenant vers Jésus , ce lépreux reconnaît Sa divinité et il le prouve en se jetant face contre terre :

 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.Or, c’était un Samaritain. . Se prosterner, face contre terre, est un geste d'adoration réservé à Dieu ! Il semble également comprendre, par ce geste, que Jésus est l'unique Prêtre ! Or c'était un Samaritain nous dit Luc . Nous avons plusieurs fois eu l'occasion de parler des relations entre Samaritains et Juifs. Nous savons que les Samaritains n'avaient pas bonne réputation, notamment en raison de leurs positions politique et religieuse. On peut penser que celui-ci est bien informé sur l'attitude d'accueil universel de Jésus qui ne fait pas de différences entre les hommes ! L'information circule vite , il a sans doute entendu parler de la rencontre avec la Samaritaine, il doit connaître aussi la Parabole du Bon Samaritain où Jésus, astucieusement , met en scène un prêtre, un Lévite et un Samaritain, le seul à exercer un ministère de compassion auprès de l'homme blessé. De plus, malade ou guéri, en tant que Samaritain, il ne peut pénétrer dans le Temple de Jérusalem : il en est exclu ! Qui pouvait dès lors le déclarer pur ? La situation aidant, ce Lépreux Samaritain est le seul à reconnaître en Jésus, Celui qui restaure et instaure ce nouveau règne de Dieu qui unit dans la foi les Juifs et les étrangers, n'oublions pas que Jésus est Juif.

C'est ce que Jésus souligne en prenant la parole :

:« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

Oui, où sont les neuf autres ? Ils ont fait le choix de se mettre en règle avec la loi, et, ils n'ont pas su, pu, reconnaître le Messie attendu depuis tant des siècles , ils sont aveuglés . Souvent, Jésus leur reprochera et nous reproche cet aveuglement :

Vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point; vous verrez de vos yeux, et vous ne verrez point. (Mt 13)

ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains : leur cœur était aveuglé. (Mc 6)

Vous avez le cœur aveuglé ? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ? (Mc 8)

Pharisien aveugle, purifie d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur aussi devienne pur. (Mt 23)

Saint Jean, dès le Prologue de son Évangile ne nous dit-il pas :

Le Verbe était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l'a pas connu. Il vint chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. (Jn 1)

Reconnaître la Présence de Dieu dans nos vies, savoir Le remercier pour cette présence qui préside à nos destinées, quand le faisons-nous ? Nous savons demander, nous astreindre à des neuvaines, mais savons-nous dire merci ? C'est par grâce que nous tenons debout ! :C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Eph 2)

C'est exactement ce que Jésus souligne en invitant cet étranger à se relever :

 Jésus   lui dit :« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

N'est-il pas dit d'Abraham : Abram eut foi dans le Seigneur, et le Seigneur le lui imputa à justice. (Gen 15)

« C'est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas.

Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras ! (Rm 4)

Cette parole «  Relève-toi, ta foi t'a sauvé » a dû en choquer plus d'un ! Pour eux, Juifs fidèles et pratiquants , la foi des Samaritains est hérétique , comment, ce lépreux peut-il être sauvé par sa foi ? Jésus s'en réfère au « retournement » de cet homme revenu sur ses pas pour rendre gloire à Dieu et le manifester en se prosternant face contre terre au pied de Celui qu'il reconnaît comme Maître ! Quant à Jésus, en relevant cet étranger Il montre publiquement, qu'Il est venu pour le salut de tous les hommes

Dans ce renouvellement il n'y a plus ni Grec ou Juif, ni circoncis ou incirconcis, ni barbare ou Scythe, ni esclave ou homme libre; mais le Christ est tout en tous. (Col 3)

Jésus ne fait pas de différences entre les hommes un malade est avant tout une personne quelle que soit son origine , sa race, sa couleur ,sa religion, plus tard, dans la Lettre aux Galates St Paul affirmera :

Il n'y a plus ni Juif ni Grec; il n'y a plus ni esclave ni homme libre; il n'y a plus ni homme ni femme: car vous n'êtes tous qu'une personne dans le Christ Jésus. Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc " descendance " d'Abraham, héritiers selon la promesse. (Ga 3)

Demandons au Seigneur Dieu, de garder notre cœur ouvert, pour Le reconnaître dans nos vies et pour L'accueillir à l’œuvre dans les pauvres, les pécheurs, dont nous sommes, sans faire de différences entre nos frères humains ! Demandons-lui de faire de nous des âmes de louange qui rendent grâce en toutes circonstances !


 (Ps 97, 2)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations.

Laisse parler en toi la voix de l'étranger - I560

Compositeur : Jo Akepsimas

1
Laisse parler en toi
La voix de l'étranger.
Ouvre-lui ton chemin.
Quand tu seras toi-même égaré
Il t'apprendra son pas.
2
Laisse jaillir en toi
La joie de l'étranger,
Ouvre-lui ta chanson.
Quand tu seras toi-même livré,
Il t'apprendra sa paix.
3
Laisse grandir en toi
La faim de l'étranger.
Ouvre-lui ton repas.
Quand tu seras toi-même brisé,
Il t'apprendra son pain.
4
Laisse brûler en toi
Le cœur de l'étranger.
Ouvre-lui ta maison.
Puisque tu es toi-même étranger,
Tu connaîtras sa croix.

L'Ermite

vendredi 26 septembre 2025

CHOISIS LA VIE, LA VRAIE VIE !

 

VINGT-SIXIÈME DIMANCHE

DU TEMPS ORDINAIRE


Année C


(Lc 16, 19-31)



Jésus disait aux pharisiens « Il y avait un homme riche,vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.    Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.    Au séjour des morts, il était en proie à la torture  ;levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.    Alors il cria :‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi :t u as reçu le bonheur pendant ta vie,et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’    Le riche répliqua :‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
    En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’    Abraham lui dit :‘Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’Abraham répondit :‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.’ »

Dimanche dernier nous étions invités à faire un choix radical : Dieu ou l'argent ! Non que l'argent soit mauvais, en lui-même, il est neutre, ce qui peut être litigieux, c'est notre façon de l'acquérir et de l'utiliser  !

Si l'argent me domine, s'il me ligote, si je deviens son esclave , si dans ma vie, tout tourne autour de lui, si je n'existe qu'en fonction de mon compte en banque et des biens acquis, s'il occupe mes pensées, s'il m'empêche de dormir par peur d'être volé(e) , l'argent est alors mon maître et je lui suis asservi(e).

La comédie de l'Avare par Molière décrit particulièrement bien les travers qui animent celui, celle, qui se laisse dominer par ce petit bout de papier ou cette monnaie sonnante et trébuchante ! Les répliques de La Flèche illustrent fort bien les travers de celui qui ne vit que pour l'argent :Comment diantre voulez-vous qu'on fasse pour vous voler ?
Êtes-vous un homme volable, quand vous renfermez toutes choses, et faites sentinelle jour et nuit ? Harpagon n'a certainement pas méditer l'enseignement donné par Jésus la semaine dernière et en ce jour, à partir de cette nouvelle parabole !

Jésus disait aux pharisiens « Il y avait un homme riche,vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. 

Le contraste est flagrant, il n'échappe à personne ! L'un, dont le nom n'est pas indiqué, est richement vêtu ; l'autre, nommé Lazare, ce qui signifie « Dieu a secouru », est , pourrait-on dire, habillé d'ulcères . Le premier s'offre quotidiennement des festins somptueux, le second, Lazare, attend piteusement devant le portail, d'être remarqué pour recevoir quelque maigre nourriture, au lieu de cela, seuls les chiens lui prêtent attention et tentent de le soulager en léchant ses plaies ! La scène nous fait rougir de honte ! Et pourtant ! S'arrêter et descendre dans les recoins cachés de notre conscience peut être utile ...Quelle est notre attitude devant le SDF qui s'expose à la porte d'un magasin ? Bien sûr, ne soyons pas naïfs, mais avons-nous le souci de nous informer pour savoir si la personne est prise en charge ? Quel est mon souci de la personne seule, isolée, âgée, handicapée, malade, délaissée par ses proches ? C'est une question à se poser !

 Le pauvre Lazare aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.

Lazare , lui, ne demande pas le luxe, il accepterait de ramasser ce qui tombe de la table d'abondance au même titre que les chiens qui circulent et ramassent ce qu'ils trouvent aux pieds des uns et des autres , Lazare n'en demande pas davantage ! Jésus continue de lever le voile sur ce qu'Il veut faire comprendre à ses interlocuteurs , à chacun de nous ,en poursuivant Son histoire :

Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.    Au séjour des morts, il était en proie à la torture  ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.

L'un et l'autre , comme tout un chacun, sont arrêtés dans leur parcours de vie, c'est le sort de tout homme quel qu'il soit ! Un jour vient, en effet, où nous passons tous sur l'autre rive et nous partons sans rien, nous laissons tout ce que nous avons accumulé honnêtement ou pas . C'est alors la rencontre avec le Dieu Trois fois Saint, saint est le Père, saint est le Fils, saint est l'Esprit, et, en leur présence sera révélé qui nous sommes vraiment. Un peu comme le bain d'une photo dans le révélateur fait apparaître le cliché ! Nous prendrons conscience, devant la Sainteté du Dieu d'amour, de tout ce qui a entaché notre âme.

Dans cette parabole , le riche en quittant cette terre, rejoint ce lieu ou la torture sera d'y être fixé éternellement, coupé de Dieu, et établi dans cette situation, sans le moindre recours possible,et il n'y a aucune communication possible entre la Géhenne et le Paradis.

Lazare privé de toute satisfaction durant sa marche terrestre , rejeté par ceux qui auraient pu le secourir et alléger ses souffrances, se trouve secouru par des anges et accueilli par Dieu avec Ses amis , les saints, dont le Père des croyants , Abraham. La situation s'est inversée et demeure irréversible ; le riche appelle au secours et se fait renvoyer à un passé récent où il jouissait et festoyait, tandis que Lazare était ignoré :

 Alors il cria :‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie,et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.

Le riche se heurte à une fin de non-recevoir qui réveille en lui un reste d'humanité et le conduit à intercéder pour ses frères qui semblent , selon ses dires, en voie de perdition . S'ensuit un dialogue poignant entre celui qui fut un homme riche et jouisseur et qui connaît désormais la pire des pauvretés : la privation éternelle de Dieu, et Abraham, le Père des croyants ;

Le riche répliqua :‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’   Abraham lui dit :‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.

L'homme riche pense qu'un envoyé céleste ébranlerait ses frères et leur permettrait de se reprendre et de changer de vie , Abraham contredit ses illusions ce qui nous renvoie à la remarque de Jésus dimanche dernier :Qui est fidèle dans les petites choses est fidèle aussi dans les grandes, et qui est malhonnête dans les petites choses est malhonnête aussi dans les grandes. Lc 16,10 ce que nous pouvons traduire ici : celui qui aime vraiment , à la manière de Jésus , ne choisit pas les moments, les circonstances, les personnes , les lieux , il aime et ouvre son cœur à tous , dans n'importe quelle situation avec, comme Jésus, une prédilection pour les pauvres, les petits. C'est la réponse finale d'Abraham et un avertissement pour quiconque c'est une invitation ferme à choisir Dieu tant que nous en avons la possibilité, c'est, autrement dit , un appel au retournement, à la conversion quand il en est encore temps , soit, avant le passage sur l'autre rive !

Abraham répondit :‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ » c'est-à-dire, s'ils ne tiennent pas compte de la Loi et des Prophètes, un des leurs reviendrait-il , mieux encore, Dieu lui-même, viendrait-Il – et Il est là en Jésus – ils ne changeront pas , ils ne se convertiront pas ! A chacun de décider ! A chacun de bien choisir ! C'est, pour chacun de nous une invitation à écarter tous les prétextes, tous les faux-fuyants, les tergiversations, et à choisir Dieu chaque instant de notre marche terrestre comme le demande St Paul à son disciple Timothée :.

Toi, homme de Dieu,
recherche la justice, la piété, la foi, la charité,
la persévérance et la douceur.
    Mène le bon combat, celui de la foi,
empare-toi de la vie éternelle !
C’est à elle que tu as été appelé,
c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi
devant de nombreux témoins.

    Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres,
et en présence du Christ Jésus
qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation,
voici ce que je t’ordonne :
    
garde le commandement du Seigneur,
en demeurant sans tache, irréprochable
jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.
    Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu,
Souverain unique et bienheureux,
Roi des rois et Seigneur des seigneurs,
    lui seul possède l’immortalité,
habite une lumière inaccessible ;
aucun homme ne l’a jamais vu,

et nul ne peut le voir.
À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.


Heureux celui qui n'est pas rassasié -


Auteur : Mannick

Compositeur : Jo Akepsimas

Refrain
Heureux celui qui n'est pas rassasié,
il cherche son bonheur et il le trouvera,
mais celui dont le cœur est gavé court à son malheur
et n'a plus besoin de moi !


1
Vous qui avez le cœur si large que rien ne peut l'emplir,
vous aurez mon royaume en partage.
Heureux celui qui n'est pas rassasié !
Vous qui combattez sans relâche au nom des opprimés,
vous aurez ma justice en partage.

2
Vous dont le cœur est inlassable à reconstruire la paix,
vous aurez ma patience en partage.

Heureux celui qui n'est pas rassasié !
Vous que l'on jugera coupables, à cause de mon nom,
vous aurez ma tendresse en partage.

3
Mais vous que la richesse invite à ne rien partager,
vous aurez votre part de famine.
Heureux celui qui n'est pas rassasié !
Mais vous qui avez pour la gloire, les plus grands appétits,
votre nom brûlera ma mémoire.


L'Ermite