vendredi 9 janvier 2026

VOICI MON FILS

 

FÊTE


DU BAPTÊME DU CHRIST

Année A


(Mt 3, 13-17)




Alors paraît Jésus.Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean,pour être baptisé par lui.Jean voulait l’en empêcher et disait :« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,et c’est toi qui viens à moi ! »Mais Jésus lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »Alors Jean le laisse faire.Dès que Jésus fut baptisé,il remonta de l’eau,et voici que les cieux s’ouvrirent :il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »


Le baptême de Jésus, célébré le dimanche qui suit l’Épiphanie (> en 2025, le 12 janvier <), est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent. 

C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.

Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.

Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.

Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes nos frères qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.

La grâce du baptême

Étant la plénitude de notre humanité, Jésus, en recevant le baptême johannique a fait plus qu’approuver et confirmer un rite. Il l’a transformé en consumant en Lui l’imparfait par le parfait. Lui qui était sans péché, il s’est fait porteur de nos péchés et c’est au nom de nous tous qu’il a fait ce geste public de repentance, nous enseignant dans le même temps la nécessité de la conversion et de la pénitence..

En évoquant cet événement de la vie du Christ, nous devons dépasser l’horizon du baptême johannique pour nous rappeler que nous avons été baptisés en Christ. Cette grâce baptismale que nous avons reçue, inconscients, dans notre enfance, nous avons à la confirmer chaque jour par un libre choix. L’Épiphanie est non seulement la fête du Baptême du Christ, elle est celle de notre baptême dont nous avons à raviver la grâce qu’il nous a conférée.

Saint Matthieu rappelle la mission de Jésus, le Messie, telle que le prophète Isaïe l’avait annoncée : »Pour ceux qui se trouvaient dans le sombre pays de la mort, une lumière s’est levée. » (Matthieu 12. 16) L’ancienne tradition grecque appelait d’ailleurs l’Epiphanie « la fête des lumières. » Elle nous apporte en effet non seulement une grâce de purification pas la repentance à laquelle nous sommes appelés par Jean-Baptiste et à laquelle Jésus nous invite par son exemple. Elle nous apporte une grâce d’illumination. La liturgie nous le signifie. C’est dans la lumière pascale qu’est donné le baptême, après l’éclipse du Vendredi Saint et la nuit du tombeau.

A nous de vivre cette lumière intérieure dans une absolue fidélité, sans laquelle la vie spirituelle ne serait qu’illusion ou mensonge, sans laquelle tout témoignage auprès de nos frères serait vain. Comme le Christ, nous sommes « lumière du monde » (Matthieu 5. 14) « Devenons fils de lumière » (Jean 12. 36) « Vivons en fils de lumière » (Éphésiens 5. 8)

Jésus le serviteur

Par ce baptême qui inaugure son ministère, Jésus manifeste le but de sa mission. Il est le « serviteur-sauveur » dont parle Isaïe au chapitre 53. Il est l’Agneau de Dieu (Jean 1. 29) qui délivre l’homme du péché en le prenant sur lui. La parole qui vient du ciel le désigne comme le fils bien-aimé. Le mot grec qui traduit l’hébreu « serviteur » peut avoir aussi la signification de « fils ». En Isaïe, Dieu avait présenté son serviteur : »Voici mon serviteur, mon élu, que préfère mon âme. » (Isaïe 42. 1) Jean Baptiste a entendu : » C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » (Marc 1. 11).

Pas à pas, jour après jour, toute la vie de Jésus fera découvrir aux disciples la vérité de cette double réalité : il est le serviteur, il est le Fils, jusqu’à sa mort en croix, quand le soldat païen dira : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu. » (Marc 15. 39) signant ainsi son adhésion au mystère révélé sur les rives du Jourdain.

La résurrection manifestera aux disciples que la mort de Jésus n’était pas celle d’un maudit, d’un exclu, mais le libre don de soi, un sacrifice agréable à Dieu parce qu’il est le fruit non pas d’une soumission mais de l’amour filial et fraternel. Et là encore nous retrouvons les deux aspects de l’être de Jésus : l’humilité et la gloire. Dans le quatrième évangile, à l’heure de la Passion, le nom propre du témoignage rendu par le Père à son Fils est la « glorification »: « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils. » (Jean 17. 1)


Une théophanie trinitaire

La connaissance que nous avons du Christ ne s’achève pas dans le seul face-à-face du Père et du Fils. L’Esprit est le troisième qui témoigne de la vie divine de Jésus. Celui-ci le rappelle à Nicodème et c’est l’Esprit qu’il enverra à ceux qui croient en lui. Le Père et le Fils enverront l’Esprit au long des âges. (Jean 14. 16 à 20 – 15. 26 à 16.15)

L’Esprit peut nous être donné à partir du Fils parce qu’il habite souverainement en lui. Il n’est donc pas étonnant que la mission de Jésus débute, temporellement, par une manifestation de l’Esprit liée à son Baptême et qu’elle se termine, visiblement, par le commandement donné aux Apôtres d’aller baptiser au nom du Père et du Fils et de l’Esprit. (Matthieu 28. 19) Par le baptême, l’Esprit est communiqué à ceux qui s’ouvrent à la foi.

Le Père, le Fils et l’Esprit, révélés au monde lors du baptême de Jésus, sont inséparables parce qu’ils sont relation d’amour. Nous touchons là à ce qu’il y a de plus profond et de plus intime dans le mystère de Jésus. Le ministère rédempteur du Christ en faveur des hommes rejoint la vie d’intimité du Fils avec le Père et l’Esprit.

C’est ainsi qu’il sera désormais avec nous. C’est cela qu’il exprime dans sa prière au soir du Jeudi-Saint, alors qu’il vient de partager son Corps et son Sang durant le repas qu’il prit avec ses apôtres. A nous de le réaliser en chaque Eucharistie où, nous aussi, nous partageons son Corps et son Sang « pour la Gloire de Dieu et le salut du monde. »

***

« Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à Lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit-Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes. » (Prière eucharistique 4)

« Dieu éternel et tout-puissant accorde à tes fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté. » (Prière d’ouverture de la messe ( Église Catholique de France)




Jusqu'à ce moment unique, Jésus a vécu caché , il observait, regardait, participait , vivait discrètement au cœur d'un petit village dont on dira bientôt « Peut-il sortir de Nazareth quelque chose de bon?" «  entre Marie et Joseph.où Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce, auprès de Dieu et des hommes. Lc 2,52.

Jean-Baptiste, de six mois son aîné, sort de l'ombre du désert où il vivait, et vient dans la région du Jourdain pour pratiquer un baptême de repentir écrit St Luc

La quinzième année du règne de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée; Hérode, tétrarque de la Galilée; Philippe, son frère, tétrarque de l'Iturée et du pays de la Trachonitide, et Lysanias, tétrarque de l'Abilène; au temps des grands prêtres Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut sur Jean, fils de Zacharie, dans le désert. Et il vint dans toute la région du Jourdain, prêchant un baptême de repentir pour la rémission des péchés, Lc 2

C'est Alors que  paraît Jésus.Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui.Jean voulait l’en empêcher et disait :« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,et c’est toi qui viens à moi ! » Nous comprenons la réticence de Jean lui qui parlait de Jésus à ses propres disciples Le présentant comme plus grand que lui :Moi, je vous baptise dans l'eau pour le repentir; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales; Mt 3,1

Or, voilà que Jésus qu'il estime supérieur à lui-même vient lui demander le Baptême , c'est le monde à l'envers lui, il vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu. Avait-il annoncé ! Non seulement Jean-Baptiste se sent indigne, mais par ailleurs, ses propos sur Jésus peuvent apparaître remis en question. La demande de Jésus risque de créer la confusion !

Jésus sait ce qu'Il demande ,et pourquoi Il le demande, Il ne se démonte pas ,Il prie Jean d'accepter et le rend acteur de l’œuvre du Père Il ne dit pas « Je » mais « nous accomplissions ». Jésus et Jean participent d'un même élan à l’œuvre du Père . Quant à Jean , inconsciemment il montre qu'il ne sait et ne comprend pas tout de Jésus et, surtout, Son abaissement manifesté dans sa totale solidarité avec l'humanité .En demandant le Baptême, Jésus s'immerge dans la masse des hommes, Il se fait l'un parmi les autres.Jésus s'identifie ( baptême de repentir) à l'homme pécheur, Il se fait péché pour nous ! Jésus est dans la file des demandeurs, il n'y a aucun passe-droit : nous pouvons prier le refrain : Regardez l’humilité de Dieu, regardez l'humilité de Dieu...

Jésus lui répondit :« Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »

Que comprenons-nous de ce membre de verset ? La Justice chez Dieu c'est Sa sainteté, Dieu est entièrement juste,saint, trois fois saint, il n'y a en Lui aucune ombre, pas une tâche , une poussière de tâche. Dieu aime , Dieu est amour, et seulement cela mais tout cela . Jésus, Sa vie nous l'apprendra, est le Saint de Dieu, Il doit aller jusqu'à l'abaissement absolu pour permettre à l'humain de découvrir jusqu'où va l'amour du Père. En acceptant de répondre positivement à la requête de Jésus Jean participe à cet accomplissement et entre dans la justice de Dieu Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé,il remonta de l’eau,

Et moi, et toi mon frère, est-ce que nous laissons-faire Jésus dans nos vies, ou bien , coûte que coûte, nous tentons de garder les rennes ?

Sans vraiment comprendre, Jean s'abandonne , sûrement tout tremblant, il saisit Le Roi de l'univers et Le plonge dans le Jourdain. Mesurons-nous jusqu'où va Jésus dans Son humilité, jusqu'où va Jean dans son abandon . Je ne peux m'empêcher de penser à Marie " Voici la servante du Seigneur: qu'il me soit fait selon votre parole! " Jésus Serviteur du Père, Marie servante du Très-Haut, Jean serviteur de Jésus, il n'y a pas de chemin plus grand, que celui du Service pour manifester l'Amour et de l'Amour crucifiant « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner Sa vie » dira Jésus ,nous sommes loin de qui est le plus grand, le plus fort, le plus malin le plus , le plus ...Garde-nous, fais-nous tout petits Seigneur ! et voici que les cieux s’ouvrirent

Parce que Jean laisse faire, avec Jésus , il voit ce que voit Jésus il devient témoin de la révélation de la Trinité Sainte et, en même temps de l'identité réelle de Jésus Lui-même! Jésus vit, Jean vit ( Jésus ne disait-il pas plus haut nous accomplissions ainsi toute justice. »:) il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. » Même s'il est troublé par cet instant unique, même s'il n'en perçoit pas l'insondable importance , et encore moins l'impact théologique, Jean-Baptiste est le premier témoin de la première manifestation publique de la Très Sainte Trinité qui authentifie la mission du Christ ? L'Esprit Saint est révélé sous la forme d'une colombe , la voix du Père est entendue et le Fils est présent en la personne de Jésus ! Cela paraît simple et c'est éminemment profond ! Cet Esprit qui est présent à l’origine  de la

création:La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Le Souffle de Dieu n'est autre que Son Esprit . Le Père c'est Celui qui parle :Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Et cette Parole dite par le Père, c'est Jésus Lui-même, Parole du Père , Son Verbe! Les Trois sont présents à l'origine de la création, les Trois sont présents au moment où s'ouvre la vie publique de Jésus, ce qui nous permet d'entrevoir une ère nouvelle, une nouvelle création , le Verbe, la Parole du Père vient faire toutes choses nouvelles , C'est ça qu'annonçait le Prophète :

!Voici que je vais faire une merveille nouvelle; elle est près d'éclore; ne la reconnaîtrez-vous pas? Je mettrai un chemin dans le désert, des fleuves dans la terre aride. Is 43,19

que Jean l’Évangéliste voit dans la vision de l'Apocalypse

Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. " Et Celui qui était assis sur le trône, dit:"Voici que je fais toutes choses nouvelles. " Et il ajouta: " Écris, car ces paroles sont sûres et véritables. " Ap 21 4

et que confirme l'apôtre Paul

Aussi bien, quiconque est en Jésus-Christ est une nouvelle créature; les choses anciennes sont passées, voyez tout est devenu nouveau. Tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ, et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. Car Dieu réconciliait le monde avec lui-même dans le Christ, n'imputant pas aux hommes leurs offenses, et mettant sur nos lèvres la parole de la réconciliation. 2 Co 5,17

En recevant le Baptême, Jésus inaugure une ère nouvelle et permet à chacun de nous, de devenir en Lui, par Lui , lors de notre baptême , une créature nouvelle réconciliée avec la Trinité Sainte. Par le Baptême c'est dans le Fils que nous devenons fils! Comme l'exprime la très belle prière du P. Lyonnet :« Père, c'est à Toi que je m'adresse ce soir avec une confiance tranquille et paisible. Ton Fils m'a appris que Tu étais mon Père... Je viens donc simplement Te dire que je suis Ton enfant, et je Te le dis sérieusement, et pourtant avec l’envie de rire et de chanter, tellement c'est beau d’être Ton fils ; mais, c'est aussi sérieux, car Tu m'as tellement aimé, et moi si peu 

Oui, c'est beau et grand de pouvoir, par le baptême, revendiquer le bonheur, l'honneur , d'être fils et filles de Dieu ! Je ne cesserai de le dire : qu'Il EST GRAND LE MYSTÈRE DE LA FOI , quelle espérance il ouvre dans nos vies ! Oui, Seigneur, nous croyons, fais grandir en nous la Foi ! Même si nous ne faisons que la balbutier la foi est le don incommensurable de l'amour de Dieu qui nous introduit dans l'Alliance nouvelle de Dieu avec l'humanité ! Dieu, époux de l'humanité ! C'est vertigineux ! Dieu, oui, Dieu !



1 – Le Fils de Dieu, le Bien-Aimé
s’est fait semblable aux hommes ;
toute Justice est accomplie
par sa venue au monde.

Voici mon Fils, écoutez-Le
sur Lui repose mon Esprit,
en Lui demeure mon Amour.

2 – Celui qui n’a jamais péché
vient vers Jean le Baptiste ;
l’Agneau nous montre le chemin
vers la Vie véritable.

4 – J’ai vu les cieux se déchirer,
l’Esprit de Dieu descendre ;
pour la nouvelle création,
ouvrir sur l’eau ses ailes.

6 – Ensevelis avec le Christ,
dans les eaux du Baptême,
nous contemplons transfigurés
sa radieuse tendresse.


Peuple de lumière

de Bertrand Laguette,

Ensemble vocal l'Alliance

et Jean-Laurent Crevel ‧

Peuple de lumière baptisé pour témoigner
Peuple d'évangile appelé pour annoncer
Les merveilles de Dieu pour tous les vivants

Vous êtes l'évangile pour vos frères
Si vous gardez ma parole
Pour avancer dans la vérité
Bonne nouvelle pour la terre

Peuple de lumière baptisé pour témoigner
Peuple d'évangile appelé pour annoncer
Les merveilles de Dieu pour tous les vivants

Vous êtes l'évangile pour vos frères
Si vous suivez mon exemple
Pour demeurer dans la charité
Bonne nouvelle pour la terre

Peuple de lumière baptisé pour témoigner
Peuple d'évangile appelé pour annoncer
Les merveilles de Dieu pour tous les vivants

Vous êtes l'évangile pour vos frères
Si vous marchez à ma suite
Pour inventer le temps et la joie
Bonne nouvelle pour la terre

Peuple de lumière baptisé pour témoigner
Peuple d'évangile appelé pour annoncer
Les merveilles de Dieu pour tous les vivants



L'Ermite





vendredi 2 janvier 2026

QUELLE EST MON ETOILE

 

DIMANCHE


DE L’ÉPIPHANIE

Année A






(Mt 2, 1-12)


 Jésus était né à Bethléem en Judée,au temps du roi Hérode le Grand.Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent :« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,et tout Jérusalem avec lui.Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent :« À Bethléem en Judée,car voici ce qui est écrit par le prophète :Et toi, Bethléem, terre de Juda,tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda,car de toi sortira un chef,qui sera le berger de mon peuple Israël. »Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »Après avoir entendu le roi, ils partirent.Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait,jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.Quand ils virent l’étoile,ils se réjouirent d’une très grande joie.Ils entrèrent dans la maison,ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;et, tombant à ses pieds,ils se prosternèrent devant lui.Ils ouvrirent leurs coffrets,et lui offrirent leurs présents :de l’or, de l’encens et de la myrrhe.Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

Dans laliturgie latine, là où ce jour n’est pas férié, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus proche du 6 janvier, afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer.


En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le  baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré laFête du Baptême du Seigneur

Église Catholique de France


Quelle est l'origine de l’Épiphanie ?

Dans l'Antiquité gréco-romaine

Dans la culture hellénistique, c’était une fête, une ode à une divinité comme celle d’Apollon à Delphes. À Rome, ce vocable avait une connotation impériale et désignait la venue d’un souverain ou encore une allusion à la célébration du culte « Sol Invictus » (Soleil invaincu) dédié à Mithra, déité indo-iranienne issue du mazdéisme. Dans l’Antiquité, les Romains qui sont très friands de fêtes en organisent et n’oublient pas de commémorer l’une des plus populaires en janvier, « Les Saturnales ». Celle-ci magnifie les dieux épiphanes (Saturne, entre autres), c'est-à-dire les dieux qui se manifestent aux hommes, et annonce l’allongement des jours à venir propices à toute fécondité, à la fin de l’hiver. 

Qui dit fête, dit festin, et à cette occasion apparaît la fève (haricot sec) que l’on cache dans une pâtisserie ou un pain en forme de disque solaire pour « tirer les rois ». Ce disque peut être l’argument de beaucoup d’interprétations liturgiques et présages comme une sainte auréole par la brioche ou encore l’éclat des rayons du soleil par une galette. Le roi élu en question, grâce à la fève, peut ordonner ce qu’il souhaite le temps du gala. Si c’est un esclave, il peut bénéficier de toutes les faveurs en conséquence, uniquement ce jour dédié mais attention à ne pas être trop despote !


Une fête judéo-chrétienne

Au milieu du IIIe siècle av. J.-C, dans la Septante (version grecque du texte hébreu de l’Ancien Testament), l’Épiphanie reflète la figure lumineuse du Seigneur. Ainsi, Saint Paul l’emploie également pour signifier la manifestation du Seigneur dans l’Épître à Timothée (2 Timothée 1,10). À la fois juive et païenne, l’Épiphanie se célébrait bien avant Noël !

L'Épiphanie, identifiée comme le jour d'adoration des mages, a été fixée au 6 janvier en Occident pendant la deuxième moitié du IVe siècle (350), soit douze jours après Noël. On la célèbre généralement le dimanche qui suit le 1er janvier. Dans les Églises d'Orient, on célèbre plutôt le baptême de Jésus et son premier miracle aux noces de Cana. Cette période semble aussi être à l’origine d’une autre fête païenne (la naissance du Dieu Eon par Perséphone).

Le sens de l’Epiphanie

Du grec « epiphaneia », le mot signifie apparition ou manifestation. Plus profondément, il se réfère ici à la manifestation dans la chair du Christ qui s’incarnant de la Vierge Marie à Noël vient pour le Salut des hommes.

En Orient, on célèbre le baptême de Jésus alors qu’en Occident, on l’associe à la venue des rois de contrées différentes : 
MelchiorBalthazar et Gaspard, tous pourvus de cadeaux à l’attention du divin enfant selon les pères de l’Église. Saint Irénée, au IIe siècle, dans son traité « Adversus Haereses»/« Contre les hérésies » dévoile la nature des présents offerts : l’or pour sa royauté, l’encens pour sa divinité et la myrrhe pour sa mortalité. L’Épiphanie est très représentative de la venue et de la révélation du Messie qui se fait connaître par toutes les nations, représentées par ces mages, véritables ambassadeurs de l’époque. Cela dit, ces derniers ont été décriés par certains exégètes et des biblistes nous interpellent même sur le sens du mot grec « magos » énoncé par Saint Matthieu qui révèlent bien des significations surprenantes : prêtres perses, magiciens voire faux devins !  

Seul l’évangéliste Matthieu mentionne cet épisode sans plus de détail dans le 
Nouveau Testament. Cependant, à l’unanimité, on conserve en mémoire des astrologues d’Orient confiant de leur prédiction sur le messianisme juif qu’un Dieu naîtra homme pour aimer toute l’humanité et déverser des messages d’espérance au nom de Dieu, le père. L’intemporalité de la fête de l’épiphanie dénote que ces trois voyageurs, précurseurs, étaient en quête de sens, de lumière comme, de manière contemporaine, tous les Hommes et cela jusqu’à la fin des temps.( Le Jour du Seigneur)

)


CHERCHE TON ÉTOILE
DANS LE CIEL DE L'AVENIR,
DANS LE CIEL DE L'AVENIR.
CHERCHE TON ÉTOILE,
DIEU FAIT SIGNE DE PARTIR,
DIEU FAIT SIGNE DE PARTIR.


Après cette longue présentation de la Solennité de la fête de l’Épiphanie je retiendrais trois points de l’Évangile du jour

  • être en éveil, voir et suivre son étoile : Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

  • Discerner les esprits :« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer

  • Écouter et obéir à l'Esprit Saint: avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

être en éveil, voir et suivre son étoile :

Jésus était né à Bethléem en Judée,au temps du roi Hérode le Grand.Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent :« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,et tout Jérusalem avec lui.Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent :« À Bethléem en Judée,car voici ce qui est écrit par le prophète :Et toi, Bethléem, terre de Juda,tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda,car de toi sortira un chef,qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Les Mages , cités ici par St Matthieu, ont l'habitude de scruter le ciel, c'est leur Profession ! Parce qu'ils ont l'habitude, cet astre différent des autres , ne leur échappe pas ! Ils n'ignorent pas l'Histoire et savent que le monde attend un Sauveur . Ils sont en éveil pour lire les astres, celui-là les trouble. Ils le voient et se mettent en route ! Le cœur pur, dépourvu d'ambitions, ils avancent avec ce désir sincère de rendre les honneurs dus à Celui qui est attendu depuis si longtemps . Dans leurs bagages, ils ont tout prévu et, notamment de l'or, de l'encens et de la myrrhe .L'Enfant qui vient de naître mérite tous les honneurs !

L'attitude d'Hérode est bien différente , Hérode est sur le qui-vive, lui aussi connaît l'Histoire et l'attente du Peuple, mais il voit ( lui aussi voit ! Notons la différence de regard) un rival dans celui qui peut venir d'un moment à l'autre pour le supplanter. L'annonce qui lui est faite, loin d'être une Bonne Nouvelle, le bouleverse, il organise un Conseil pour se renseigner et apprend ce qu'il aurait préféré ignorer , que ce Christ ( l'oint de Dieu) devait naître sur son territoire :Et toi, Bethléem, terre de Juda,tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda,car de toi sortira un chef,qui sera le berger de mon peuple Israël. »Le voilà bouleversé, dit le texte

Chers amis où nous situons-nous personnellement ? Suis-je ce Mage qui a trouvé SON « ETOILE-JESUS » et qui continue de la chercher dans l’Écriture Sainte et notamment dans l’Évangile, dévorant cette Parole de Vérité pour l'assimiler et la traduire en amour au sein de ma famille , dans mon voisinage, mon quartier , ma paroisse, mon milieu de travail..sans craindre les éventuels quolibets malveillants qui tentent de me ridiculiser ? Est-ce que j'accepte de rectifier ce qui pourrait relever de l’excès, de la maladresse, du péché, pour devenir une icône de Jésus et donner envie de chercher cette Lumière qui m'habite et me fait vivre ?

Ou bien je me réfugie et emboîte le pas derrière les « Hérode » de ce monde qui voient dans l'étranger, le migrant, le différent , l'autre, un danger potentiel qu'il faut à tout prix et de n'importe quelle façon neutraliser , voire éliminer ? Qui suis-je vraiment, sincèrement ?

Discerner les esprits :

Hérode disions-nous est bouleversé, ce peut être pour bien des raisons et de bien des façons ! Nous le voyons ici s'intéresser à ces Mages, en secret, et à leur quête, il s'intéresse même à l'enfant qui a mobilisé ces Mages pour un voyage venant du bout du monde .Il va jusqu'à tenter de faire croire qu'il est prêt, à son tour, lui le Roi de Judée, à effectuer le déplacement pour se prosterner s'il vous plaît, au pied de ce petit roi Juif ! :Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »Après avoir entendu le roi, ils partirent. Qui pourrait mettre en doute son honnêteté intellectuelle et morale ? Qui pourrait croire sonder les abîmes de son machiavélisme ? Surtout venant d'une tout autre culture et venant de si loin ! Ces Mages ne peuvent , à ce stade ,voir un quelconque mal dans la proposition d'Hérode.

Bien évidemment, nos calculs n'ont pas cette envergure, toutefois n'écrasons pas trop vite notre despote, nous ne sommes pas à l'abri de stratagèmes pernicieux pour arriver à nos fins, dans nos familles, notre travail, nos différents lieux de vie . Nous avons tellement de passions qui grouillent en nous , tous ces démons tordus qui nous soufflent mille et une astuces pour obtenir ce que nous désirons par des moyens fourbes et trompeurs en affichant des minois angéliques ! Un chrétien digne de ce nom , en fréquentant, en ruminant la Parole divine, est censé éliminer tous ces grouillements internes et apprendre à les reconnaître en soi et chez l'autre pour ne pas se laisser tromper et tomber dans les griffes du Malin ! Cet être maléfique est tellement subtile, tellement imaginatif pour nous induire en erreur ! Gardons notre cœur aussi pur que possible ( les sacrements sont là pour nous y aider) afin de reconnaître l'ennemi qui comme un lion rugissant cherche qui dévorer. 1 P 5, 8

Écouter, obéir à l'Esprit Saint

J'imagine la joie des Mages , éclairés, ils reprennent la route guillerets et légers ils nesont plus très loin du but, 9 Kms environ, de plus, à peine ont-ils quitté le monarque, qu'ils voient réapparaître l’Étoile un moment cachée.Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, Cette réapparition subite mérite une brève réflexion !

Nos vies traversent parfois des moments difficiles , où tout est noir en nous et autour de nous. Nous ne savons vraiment pas comment retrouver la paix, nous tournons et retournons ce qui nous préoccupe dans tous les sens et ne voyons pas d'issue. Puis, soudain , venu d'on ne sait où , de façon inattendue, sans même être au courant de notre préoccupation du moment, une rencontre, une lecture, un passage de l’Écriture, une inspiration et voilà que tout s'éclaire , l'étoile brille à nouveau , nous voyons clair et pouvons avancer. Que nous le reconnaissions ou pas, l'Esprit du Seigneur est passé par là, Il a eu compassion de notre combat qui n'était pas le notre d'ailleurs Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette nombreuse multitude, car ce n'est pas vous que concerne le combat, mais Dieu. 2 Chr 20 15 . Dieu ne nous laisse jamais nous enfoncer et les nuits de nos vies sont au service d'une plus grande lumière comme, ici chez les Mages. S'ils ne s'étaient pas perdus , s'ils n'avaient pas rencontré Hérode le fourbe, ils n'auraient contribué à déjouer son plan machiavélique.

Les Mages poursuivent leur chemin les yeux rivés sur l’Étoile jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.Quand ils virent l’étoile,ils se réjouirent d’une très grande joie.Ils entrèrent dans la maison,ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;et, tombant à ses pieds,ils se prosternèrent devant lui.Ils ouvrirent leurs coffrets,et lui offrirent leurs présents :de l’or, de l’encens et de la myrrhe

L'or qui symbolise la Royauté de Jésus , l'encens , Sa divinité, quant à la myrrhe elle ouvre une fenêtre sur Sa Passion à venir et Sa mort ! D'ores et déjà au nom de l'univers , les Mages reconnaissent, dans ce tout petit enfant, le Roi de l'univers, le vrai Dieu, enfoui, caché, dans Son humanité, notre humanité ! C'est tout simplement grandiose, colossal et les Mages eux-mêmes sont sans doute dépassés par le geste qu'ils posent et leur est inspiré ! Oui, Il est infiniment grand notre Dieu ! Nos grands personnages , pourtant grands aux yeux des hommes se font tout-petits devant cet enfant, ils se prosternent et adorent et le cœur gonflé d'allégresse, inondé de lumière, il n'y a pas de mots pour le dire, puis ils reprennent la route mais une route différente , le cœur éclairé de mille feux , de la grâce surtout , avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.Puissions-nous, en ce temps de Noël 2026 être profondément touchés, comme le furent ces Mages venus du bout du monde , par la rencontre avec le tout petit de la crèche,si grand dans Sa majesté ! Puissions-nous comme les Mages garder, chaque jour, chaque instant , nos yeux rivés sur le Christ vivant et vrai, pour avancer sans peur sur le chemin de la conversion. Se laisser convertir par la Parole divine, est un très long chemin qui ne s'épanouira que dans l'éternité. Puissions-nous, comme les Mages emprunter en 2026, un autre chemin , où notre unique ambition sera d'aimer comme Jésus nous aime. Amen ! TRÈS BONNE ROUTE DANS LES PAS DE JÉSUS EN 2026 !


Cherche ton étoile

Auteur : Claude Bernard

Compositeur : Olivier Delgutte,Gaëtan De Courrèges

REFRAIN
CHERCHE TON ÉTOILE
DANS LE CIEL DE L'AVENIR,
DANS LE CIEL DE L'AVENIR.
CHERCHE TON ÉTOILE,
DIEU FAIT SIGNE DE PARTIR,
DIEU FAIT SIGNE DE PARTIR.

1
L’infini n’est pas un rêve,
c’est quelqu’un qui nous conduit
:
Plus longtemps qu’une comète
Dieu demeure en notre nuit.
Mais comment le reconnaître
dans le champ de notre vie ?
2
A la source des tendresses
va puiser les mots de chair
:
Sous les eaux de ta jeunesse
fleuriront tous les déserts.
Mais comment trouver les gestes
qui réchauffent les hivers ?
3
Sur le mont Béatitude
Christ appelle à son bonheur :

Pour briser nos servitudes
il se fait libérateur.
Mais comment ce feu qui brûle
prendra-t-il dans notre cœur ?
4
Pèlerin de la lumière,
prends la route d’Emmaüs :

Le Passant qui t’interpelle
vient des rives du futur.
Mais comment lui faire fête
au banquet du pain rompu ?
5
Messager de la Nouvelle,
porte au monde le Vivant :

Par tes yeux le jour se lève
sur tout homme qui l’attend.
Mais comment crier merveille
sous un ciel couleur de sang ?



L'Ermite